L’éditorial cinglant du New York Times sur le Maroc

Le quotidien américain a consacré son éditorial du 1er septembre au Hirak du Rif. Le prestigieux journal critique sévèrement la gestion du dossier par l’Etat marocain.

« Le refus du Maroc d’écouter« . C’est le titre sans équivoque de l’éditorial du New York Times publié le 1er septembre par son prestigieux Editorial board (Conseil éditorial). Abordant le Hirak du Rif, le quotidien américain revient sur la gestion du dossier par l’Etat marocain.

Pour le journal américain, le royaume a répondu aux « revendications légitimes des manifestants […] en réprimant des membres de Hirak ainsi que des journalistes. Il a également envoyé des légions de forces de sécurité munis de bombes lacrymogène (…) dans la ville d’Al Hoceima pour étouffer la dissidence « . 

Le constat dressé par le quotidien est sévère. Voire pessimiste. « La répression des manifestations dans la région ethnique et marocaine du Rif du Maroc met en danger la stabilité du pays », craint le New York Times, qui estime qu’outre la colère qu’a pu engendre la mort de Mohcine Fikri auprès des populations rifaines, « les privatisations économiques et les humiliations subies par les berbères dans une région historiquement négligées » constituent autant de facteurs ayant conduit à la révolte.

Le journal termine son édito par reconnaître quelques réactions positives de l’Etat marocain, à l’instar de la mise en service de l’hôpital d’oncologie, une des revendications principales du Hirak d’Al Hoceima. « Ce bon départ devrait être suivi par la plupart autres, dont la mise en place des services de base qui manquent cruellement aux locaux, le retrait des forces de sécurité et le respect des droits constitutionnels. Seules garanties d’une stabilité à long terme du Maroc« , conclut le New York Times.