Le parquet crée la surprise dans le procès du réseau de naturalisation des Israéliens

Le procès du réseau de naturalisation des Israéliens n’en finit pas de dévoiler ses secrets. Dans un nouveau rebondissement, le parquet général a ôté le voile sur des enregistrements d’appels des membres du réseau avec l’accusé principal.

 

Le procès du réseau de naturalisation des Israéliens s’est poursuivi, jeudi, à Casablanca. L’auxiliaire d’autorité (moqadam) accusé de corruption a comparu devant le tribunal présidé par Ali Torchi.

L’accusé a persisté à nier les accusations en affirmant qu’il ignorait que l’accusé principal, Mimoun Perez, utilisait les certificats d’habitat pour demander la naturalisation de citoyens d’Israël, rapporte Al Massae dans son éditions du week-end.

L’audience a connu des altercations entre le parquet et la défense des accusés. Le substitut du procureur général de Casablanca, Hakim El Ouardi a surpris la défense des accusés en mettant en avant des enregistrements des appels des membres avec l’accusé principal Mimoun Perez.

 

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Connu pour sa pugnacité lors du dossier des détenus du Hirak, El Ouardi a interrogé l’un des accusés sur la manière avec laquelle il s’est procuré 70000 DH qu’il a avancé pour l’acquisition d’une maison. Et ce, bien que son salaire ne dépasse pas 3500 DH et qu’il paye une traite de 1200 DH. Les interrogations ciblées d’El Ouardi ont provoqué l’ire de la défense qui a considéré que cette question ne touche pas au fond du dossier.

Un gardien de paix poursuivi dans le cadre de la même affaire a également comparu devant le juge Ali Torchi. Il a répondu à l’accusation d’avoir visité la maison de l’accusé principal en avançant que la loi permet le déplacement aux domiciles des gens qui n’ont pas la capacité  de se rendre au commissariat (malades ou handicapés) pour une prise d’empreintes, indique la même source.

A rappeler que le procès des 28 Israéliens suspectés d’avoir obtenu leurs papiers d’identité marocains illégalement s’est ouvert le jeudi 10 octobre à la Cour d’appel de Casablanca.

Les suspects avaient obtenu leurs cartes d’identité à l’aide d’un réseau de trafic de passeports opérant au profit de citoyens de l’Etat hébreu qui n’ont pas d’origines marocaines en contrepartie de sommes d’argent allant de 50000 à 70000 DH (5.000 à 7.000 dollars).

Ce réseau criminel s’est trouvé une manière assez originale qui consistait à falsifier des actes de naissance et des certificats d’habitat pour des Israéliens comme s’ils étaient nés au Maroc, et ce, afin de leur obtenir un passeport marocain en toute légalité.