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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Le journaliste marocain Soulaimane Raissoui, récemment condamné à cinq ans de prison pour « agression sexuelle », demande à être hospitalisé pour mettre fin à sa grève de la faim entamée il y a 118 jours, a indiqué mardi à l’AFP son avocat.

    « Il est d’accord pour suspendre sa grève de la faim mais son état de santé est tellement grave qu’il a besoin d’être hospitalisé », selon son avocat Me Miloud Kandil.

    De son côté, l’administration pénitentiaire (DGAPR) avait assuré lundi soir que M. Raissouni « refusait de se rendre à l’hôpital depuis le 30 juin 2021 et refusait également de se faire contrôler ses signes vitaux », d’après un communiqué.

    Interpellé en mai 2020, l’éditorialiste de 49 ans a été condamné début juillet à cinq ans de prison pour « agression sexuelle » après une plainte déposée par un militant LGBT, des faits qu’il a toujours nié.

    Depuis plus de trois mois, le journaliste au ton critique refuse de s’alimenter pour protester contre une « grande injustice », le parquet, lui, affirme qu’il a bénéficié d’un procès « équitable ».

    Ce week-end, l’état de santé du journaliste s’est « détérioré » après un malaise : « Il avait perdu conscience, il était dans une situation hideuse. Je l’ai vu lundi, j’avais l’impression de parler avec un cadavre », souligne Me Kandil.

     

    Lire aussi: El Othmani juge «inacceptable» la publication des vidéos de Raissouni

     

    Récemment, plus de 350 personnalités marocaines et étrangères ont appelé l’éditorialiste à mettre fin à sa grève de la faim.

    Dans son communiqué, la DGAPR a accusé les soutiens de M. Raissouni d’être des « personnes dénuées de conscience et de patriotisme » cherchant à « induire en erreur l’opinion publique ».

    Le cas du journaliste mobilise au Maroc comme à l’international. Après sa condamnation, plusieurs ONG dont le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières(RSF), ont appelé à sa libération « immédiate ».

    Face aux critiques, les autorités marocaines, elles, ont toujours mis en avant l’indépendance de la justice et la conformité des procédures.

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