Le journaliste Omar Radi relâché après plusieurs heures d’interrogatoire

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Omar Radi a été libéré après plusieurs heures d’interrogatoire mené, ce jeudi 25 juin au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).

Le militant et journaliste des droits humains Omar Radi est suspecté de bénéficier de «financements de l’étranger» en lien avec des «services de renseignement», a indiqué un communiqué du procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca.

Suite à sa convocation, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a appelé, ce jeudi 25 juin, «les autorités marocaines à mettre fin au harcèlement dont est victime le journaliste d’investigation Omar Radi».

 

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RSF souligne que cette convocation a lieu trois jours après les révélations d’Amnesty International sur l’espionnage et le tracking qu’aurait subi le journaliste pendant plus d’un an, grâce à un logiciel développé par l’entreprise israéliennes NSO.

En effet, selon le journaliste, «il y a un lien direct» avec l’enquête d’Amnesty International: «il y a une quinzaine de jours la presse « jaune » a commencé à me lyncher et à publier de fausses informations sur moi et mes proches, au moment même ou Amnesty questionnait les autorités sur l’espionnage de mon téléphone», a-t-il confié à l’AFP.