Condamnations unanimes après les dérapages de la chaîne algérienne «Echourouk» contre le roi

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Le Conseil national de la presse (CNP),  La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ)  et l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME)  unanimes pour condamner la violation par la chaîne algérienne « Echourouk » de l’éthique et de la déontologie de la presse après la diffusion d’une émission satirique attentatoire à l’institution monarchique.

 

Dans son communiqué, le CNP indique avoir « suivi les réactions suscitées par la diffusion par la chaîne algérienne « Echourouk » d’une émission satirique qui s’attaque clairement au peuple marocain et à Sa Majesté le Roi en puisant dans un langage de dénigrement et de dégradation de la dignité, et qui n’a rien à avoir avec les émissions satiriques diffusées par les chaînes civilisées qui se contentent de commenter et de critiquer, sans injurier ou dénaturer l’image personnelle, ni porter atteinte aux peuples ».

Cette émission, poursuit le CNP, a « utilisé des expressions attentatoires à la personne de Sa Majesté le Roi et méprisantes pour le peuple marocain, tout en incitant clairement à la guerre, autant de violations flagrantes de l’éthique et de la déontologie de la presse ».

L’émission s’est également « attaquée à tous les Juifs, une pratique pourtant bannie par les lois au monde qui ne tolèrent aucune discrimination entre les personnes sur la base de leur ethnie ou de leur religion », déplore le communiqué.

Le Conseil a en outre invité la presse et les médias au Maroc à s’abstenir de toute réaction similaire, afin de préserver le respect de l’éthique et de la déontologie de la presse, de l’objectivité et de l’intégrité, et à œuvrer à la consécration de l’esprit de fraternité entre les deux peuples marocains et algériens.

Il a également lancé un appel aux journalistes et aux médias en Algérie pour s’écarter de tout ce qui peut nuire aux relations de fraternité et d’amitié entre les deux peuples et à bannir et rejeter tous ceux qui visent à créer un climat de tension et de confrontation et à susciter les sentiments de haine et de violence.

La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a dénoncé « vigoureusement » samedi le comportement « irresponsable » de la chaîne de télévision algérienne.

Le président de la FMEJ, M. Miftah a déploré la persistance de la presse algérienne dans sa guerre et ses attaques contre le Maroc, « en dépit de l’appel que nous avions lancé dernièrement depuis Laâyoune à nos confrères algériens pour cesser de jouer les pyromanes ».

« Nous leur réitérons notre appel pour abandonner ces futilités et emprunter la voie de la raison pour contribuer à l’intégration maghrébine et réduire le fossé qui existe entre les pays de la région », a-t-il conclu.

Enfin, l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a dénoncé le contenu « immoral » et « condamnable » diffusé par la chaîne officielle algérienne « Echourouk », portant atteinte aux institutions marocaines, à leur tête l’Institution monarchique.

Dans un communiqué, l’Association indique que les directeurs de publication et les chefs d’entreprises médiatiques affiliés à l’ANME déplorent le niveau bas et immoral atteint par cette chaîne financée par les contribuables algériens en traitant de la personne du Roi, qui jouit du respect et de l’estime au Maroc et ailleurs.

 

De son côté, le Chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani, s’est exprimé sur son compte Twitter. «Au vu des succès continus du pays à plus d’un niveau, et dans le dossier du Sahara marocain en particulier, les médias opposés mènent une guerre d’insultes contre les institutions constitutionnelles du pays ainsi que le roi Mohammed VI», ce qui «est rejeté et dénoncé par le peuple marocain et le dénonce», a-t-il écrit.

Mustafa Ramid, ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, a réagi sur son compte Facebook. «Que les Marocains soient en accord ou non les concerne et c’est leur droit (…) Cela ne peut être qu’une expression de la puissance d’un Etat fort de ses institutions, et de la vitalité de la société avec ses composantes», a-t-il écrit.