Lancement de la campagne nationale de lutte contre les envenimations scorpioniques et les morsures de serpents

à 20:15

Une campagne nationale de lutte contre les piqûres et envenimations scorpioniques (PES) ainsi que les morsures de serpents a été lancée lundi à Rabat, avec comme objectif de sensibiliser la population à ces risques redoutés notamment en période estivale.

Lancée par le ministre de la Santé, Anass Doukkali, la campagne s'assigne aussi pour objectifs de consolider les axes de la stratégie nationale de lutte contre les envenimations et de renforcer les réalisations de la stratégie au niveau régional. Mise en œuvre par le ministère de la Santé, cette stratégie s'articule autour de quatre axes stratégiques, en l'occurrence des actions centrées sur les facteurs de risques et l'environnement, le comportement de la population et des professionnels de la santé, sur l’amélioration de la prise en charge des malades et l’implication multisectorielle, en plus du rôle de la commission nationale de lutte contre les envenimations créée en 2013.

S'exprimant devant la presse, Doukkali a précisé qu'environ 30.000 cas de piqûres et d'envenimations scorpioniques et 350 victimes de morsures de serpents sont recensés chaque année dans le Royaume par le Centre national antipoison et de pharmacovigilance. La stratégie nationale de lutte contre les envenimations, a-t-il dit, a permis de réduire nettement la létalité liée aux PES de 2,37% en 1999 à 0,18% en 2018 ainsi que la létalité par morsures de serpents de 8,9% en 2011 à 1,7% en 2018.

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"L'ambition est de réduire à 0 le nombre de décès au Maroc, en améliorant la prise en charge au niveau hospitalier mais aussi de s'attaquer aux facteurs sociaux et environnementaux qui sont liés à ces piqûres", a-t-il expliqué. Pour sa part, la directrice du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), Rachida Soulaymani Bencheikh, a fait observer que le Maroc a réussi à réduire le nombre de décès lié aux piqûres scorpioniques et aux morsures de serpents, soulignant à cet égard l'importance de la collaboration multi-sectorielle face à un fléau qui touche particulièrement les populations vulnérables.

Elle a en outre indiqué que l'ambition est de créer une collaboration sectorielle solide avec les collectivités locales, en premier lieu les secteurs de l’enseignement et de l'agriculture de sorte à prévenir au mieux les risques de piqûres et de morsures.