Laâyoune: les autorités expulsent sept observateurs européens

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Les autorités marocaines ont expulsé des provinces du sud cinq avocats espagnols et deux observateurs norvégiens de l’ONG Rafto qui venaient d’atterrir à Laâyoune, dans le but d’assister au procès de la journaliste et militante saharouie Nazha El Khalidi prévu ce lundi 20 mai. 

Selon plusieurs médias espagnols, ces visiteurs ne présentaient aucune autorisation écrite du ministère marocain de la Justice les autorisant à assister au procès. Les Espagnols Ramón Campos García, Maria Lorettis Barron, Ruth Sebastian García, María Dolores Traviso (avocat de  Aminatou Haidar) et Sidi Talib Bouya Hassan, ainsi que les deux Norvégiens Vigard Fuso Semifole et Kirsty Brevik Miller ont été contraints de rester dans le hall de l’aéroport pendant cinq heures jusqu’à leur vol à destination de Casablanca, avant d’être rapatriés dans leurs pays d’origine, rapporte le média séparatiste Equipe média pour qui travaillait la journaliste accusée.

Aucune justification écrite de leur expulsion ne leur aurait été remise. Un agent de police leur aurait simplement énoncé: « Il est interdit d’entrer à Laâyoune ». Mais pour les médias espagnols, la véritable raison de ce rejet réside dans leur position favorable aux séparatistes du Polisario.

 

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Selon le média Tlaxcala, Sidi Talebbuia, président de l’Association professionnelle des avocats sahraouis d’Espagne (APRASE), aurait déclaré que les observateurs internationaux refoulés ont accompli toutes les formalités nécessaires pour entrer au Maroc. « Leur voyage a été communiqué par écrit par le Conseil général des avocats espagnols au ministère espagnol des Affaires étrangères, qui en informe l’ambassade d’Espagne à Rabat et celle-ci transmet aux autorités marocaines », a-t-il assuré.

 

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Pour rappel, le 18 mars dernier, lors de la première audience de son procès au Tribunal de première instance de Laâyoune, Nazha El Khalidi a été accusée de « revendiquer ou usurper un titre associé à une profession réglementée par la loi sans remplir les conditions nécessaires à son utilisation », sur la base de l’article 381 du Code Pénal du Maroc. Elle encoure entre trois mois et deux ans de prison ainsi qu’une amende de 120 dirhams à 5.000 dirhams.