La sortie de Khalfi sur le boycott divise le PJD

Amina Maelainine (gauche), Mustapha Khalfi (droite). Crédit: DR.

Plusieurs membres du PJD se sont désolidarisés de la sortie du porte-parole du gouvernement, dans laquelle il a menacé les boycotteurs qui faisaient circuler de fausses informations de poursuites judiciaires.
Quelle mouche a piqué Mustapha Khalfi? Depuis sa sortie jeudi lors du point de presse tenu à l’issue du Conseil du gouvernement, et dans lequel il a adopté un discours agressif et menaçant envers les boycotteurs, le ministre Pjdiste s’est attiré un torrent de critiques, dont certaines émanent de son propre parti politique.
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La dirigeante du PJD Amina Maelainine s’est fondue d’un post Facebook au vitriol où elle s’est vertement attaquée à Khalfi sans pour autant le citer. Celle qui occupe également la fonction de vice-présidente de la Chambre des représentants, et connue pour ses sympathies envers l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, a appelé ses collègues au sein du PJD à faire leur «autocritique».
«Les menaces de poursuites judiciaires ne font pas partie des prérogatives du gouvernement (…) Menacer de réviser la loi pour restreindre davantage la liberté d’expression, la critique et l’enquête, sous prétexte de combattre les fausses informations, est une aventure aux conséquences imprévisibles (…) Attaquer une initiative citoyenne, pacifique et légale en essayant de la diaboliser ne peut qu’attiser davantage de tensions», a lâché Maelainine sur son profil Facebook.

L’élue de Hay Hassani n’est pas la seule à s’attaquer à son collègue au sein du partie, plusieurs membres du PJD ont à leur tour lancé le hashtag #n_étaignez_pas_la_lampe, dans une tentative d’appeler leurs cadres à ne pas porter atteinte à la formation lampiste avec des sorties impopulaires, à l’instar de celles de Khalfi ou, avant lui, de Lahcen Daoudi.