La revue de presse hebdomadaire de ce samedi 5 septembre

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Essais cliniques du vaccin anti-covid, le marché de la location qui retrouve son dynamisme, l’éducation et la santé sacrifiés par le budget général…Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire ce samedi 5 septembre. 

La Vie Eco
Le marché de la location retrouve son dynamisme.

Le marché du locatif semble avoir repris du poil de la bête après une période de grâce imposée de fait par l’état d’urgence sanitaire et le confinement. Alors que les Marocains préfèrent nettement l’acquisition à la location, la donne semble en train de changer, ne serait-ce que pour les personnes qui ont mis en stand-by leurs projets d’investissement dans un bien immobilier. Que ce soit à Rabat ou Casablanca, les villes qui donnent le ton du marché immobilier au Maroc, la location reprend légèrement le souffle qu’elle a perdu quelques mois auparavant. En revanche, le segment des appartements a affiché un recul des loyers. Les différents agents contactés évoquent des baisses allant de 15% à 20%. Par exemple, un appartement de 80 m2 à Maarif (Casablanca) qui se louait entre 9 000 et 10 000DH mois est proposé actuellement à 8 500 DH. Il faut dire aussi que la clientèle des expatriés, qui réalisait plus de la moitié du chiffre d’affaires des agences immobilières, a déserté le marché.

Le tourisme de masse est-il toujours viable ?

Le secteur du tourisme continue à vivre dans l’incertitude. La très courte saison estivale est terminée et les établissements à avoir fait le plein durant le mois d’août relèvent surtout des destinations balnéaires ouvertes. Si à Agadir les établissements du front de mer ont bien travaillé et termine le mois d’août avec des taux d’occupation moyen de près de 70%, au niveau des villes de Marrakech et Fès, les hôtels ouverts ont enregistré des taux d’occupation très faibles, ne dépassant pas 15%. Aujourd’hui, partout les taux d’occupation retombent et déjà certains établissements se préparent à refermer leurs portes en attendant de meilleurs jours. Il est difficile en effet de continuer à supporter les charges sociales et se maintenir dans le contexte actuel. Aussi, pour les professionnels, la mise en œuvre du contrat-programme tarde. La préservation du tissu économique et de ces emplois au cœur de cette feuille de route est indéniablement aujourd’hui prioritaire et urgente.

Finance News Hebdo
Elalamy : Le Maroc en mesure de devenir le hub automobile le plus compétitif au monde

Le Maroc est en mesure de devenir le hub automobile le plus compétitif au monde, a affirmé le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy. Dans cet objectif, nous allons continuer à améliorer l’intégration profonde de nos écosystèmes et à poursuivre le développement des activités de Rang 1 et 2, a-t-il poursuivi, notant que cette intégration profonde se traduira par davantage de valeur ajoutée et une chaîne de production plus dense, et donc plus compétitive. Le capital marocain a un rôle clé à jouer dans cette stratégie, a relevé le ministre, soulignant que les constructeurs souhaitent encourager le développement d’opérateurs nationaux parce qu’ils sont convaincus que ces derniers, une fois qualifiés, pour intégrer la filière, seront très compétitifs. Par ailleurs, Elalamy estime qu’en orientant les énergies renouvelables vers l’industrie, le Royaume serait capable d’intégrer des métiers plus énergivores et réduir la facture énergétique des opérateurs déjà installés.

Benchaâboun pour l’instauration de l’exemplarité de l’Etat et l’optimisation de son fonctionnement

L’instauration de l’exemplarité de l’Etat et l’optimisation de son fonctionnement porte sur une réforme en profondeur du secteur public et le traitement des déséquilibres structurels des établissements et des entreprises publics (EEP), a souligné le ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. L’objectif étant d’atteindre une meilleure intégration et de la cohérence dans la mission des EEP et d’accroître leur efficacité économique et sociale, a-t-il expliqué dans un entretien, notant qu’il sera procédé, au début, à la suppression de certains établissements et entreprises ou de leurs filiales dont l’existence se contredit avec les objectifs attendus de leur création, et au regroupement, dans de grands pôles, des établissements et des entreprises publiques œuvrant dans des secteurs similaires. Selon Benchaâboun, l’administration publique sera amenée à accélérer le chantier de la digitalisation et de la simplification des procédures, ainsi que la mise en œuvre de la déconcentration administrative.

Telquel
Vaccin anti-covid : Le Maroc au banc d’essai clinique

Contrairement à ce qui a été annoncé, les essais cliniques n’ont pas démarré la semaine dernière. Une question de jours, ça ne saurait tarder, a assuré au journal une source médicale impliquée. Avec le souci de ne pas aller trop vite en besogne : « C’est vrai que la situation sanitaire impose de travailler dans l’urgence, mais on ne parle pas là d’un classique travail de recherche. Les normes sont exigeantes et tous les paramètres nécessitent d’être pensés en amont, détaille la même source. Les principaux protagonistes en sont encore à la phase préparatoire du protocole pour ces essais, qui auront lieu à l’hôpital militaire et au CHU Ibn Sina de Rabat, ainsi qu’au CHU Ibn Rochd de Casablanca. « Le corps médical des différents CHU va réaliser l’étude et sera responsable de son bon déroulement, poursuit la même source. Certains points seront également dictés par le promoteur, mais aussi par le ministère de la Santé et les cadres chargés de piloter les équipes.

Covid-19 : Vivre avec

La recrudescence logique des cas, due au retour à la vie « usuelle » de 36 millions de Marocains, a mis du plomb dans l’aile de la gestion de la crise, faisant, par panique, tanguer le navire gouvernement. Trop d’interdictions, trop d’injonctions paradoxales et une sacralisation de la santé publique au détriment de toute autre considération. Or, il ne fait plus aucun doute à présent : ce virus est pérenne. Il fera longtemps partie de notre quotidien. D’une extrême contagion, il est néanmoins curable et ne saurait constituer structurellement prétexte à empêcher le pays de fonctionner, économiquement et socialement. Des lors que le port obligatoire de la bavette, les gestes barrières et les mesures d’hygiène sont respectés, il s’agit de rétablir le pays dans une normalité relative lui permettant d’éviter ce collapsus généralisé qui se profile.

Challenge
Budget général : La Santé et l’éducation encore sacrifiées.

Les dernières lois de finances ont été presque une « pause » budgétaire. Elles peuvent être perçues comme une dernière transition vers des réformes budgétaires et fiscales profondes. Au niveau de la santé publique, malgré la crise sanitaire, aucune augmentation n’a été prévue au niveau des dépenses publiques ordinaires du Budget général (dépenses de fonctionnement: 15 milliards de dirhams (MMDH) et dépenses d’investissement: 3,35 MMDH). Ce secteur pourra juste profiter des 2 MMDH à puiser dans le Fonds spécial de gestion de la crise sanitaire. Cela veut dire que le manque d’infrastructures sanitaires sera traité de manière ponctuelle et exceptionnelle, alors que les vraies insuffisances sont d’ordre structurel. Pour ce qui est de l’éducation, une baisse des dépenses ordinaires, en matière de fonctionnement et d’investissement, a été opérée. Ainsi les dépenses de fonctionnement sont passées de 65,30 MMDH à 62,03 MMDH, soit une baisse de 3,27 MMDH ou -5%. Les dépenses d’investissement passent de 7,11 MMDH à 5,90 MMDH, soit – 1,21 MMDH, ou – 17%.

Marché automobile : L’embellie se confirme

Les importateurs automobiles de véhicules neufs dans leur globalité commencent doucement, mais sûrement, à retrouver le sourire. Compte tenu de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, qui a plongé le secteur dans une sorte de coma profond, tout laisse à penser que ce dernier est en train de se revitaliser lentement. En témoignent les dernières statistiques de l’Association des Importateurs de véhicules au Maroc (Aivam) à fin août 2020. Elles révèlent qu’il s’est vendu le mois dernier 11 543 véhicules, tous segments confondus, contre 10 231 à la même période en 2019, soit une progression de l’ordre de 12,82 % malgré le contexte. En effet, les importateurs de la place ont rivalisé d’imagination sur le plan commercial pour entretenir la flamme. Tout a été mis en œuvre pour adapter leurs offres dans un contexte économique contraignant et ainsi, créer le besoin à travers des promotions taillées sur mesure, assorties de conditions d’acquisition très avantageuses.