La revue de presse du vendredi 17 avril

2018
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L’état d’urgence sanitaire va-t-il être prolongé ? La banque centrale s’explique sur la dépréciation du dirham, le CESE va s’autosaisir sur l’informel, L’éducation nationale dément un programme qui circule sur les réseaux sociaux… Voici les principaux titres développés par la presse marocaine ce vendredi 17 avril.

L’Economiste
La prolongation du virus ralentit, mais tout n’est pas encore gagné!

En optant très vite pour des mesures drastiques, le Maroc a bel et bien évité le pire. C’est ce que démontre l’état des lieux épidémiologiques établi par le ministère de la Santé, entre le 2 mars et le 12 avril derniers. L’augmentation du nombre de laboratoires procédant au dépistage, passé de 3 à 12, permettra de livrer des chiffres plus proches de la réalité. Pour les prochains jours, le ministère plaide pour un renforcement du confinement dans les villes les plus touchées. Le trio de tête est actuellement occupé par Casablanca, Marrakech et Rabat. La tutelle prévoit, en outre, de persévérer dans la mise en quarantaine surveillée des contacts de cas confirmés. Entre le 2 mars et le 12 avril, 9.984 personnes ont été pistées. Parmi elles, 5.384 ont terminé leur suivi.

Dirham : La Banque centrale s’explique

Après la dépréciation brutale du dirham contre l’euro et le dollar entre mars et début avril, le marché des changes a retrouvé un peu du calme. La position de change des banques est redevenue excédentaire (4 milliards de DH), témoignant de l’autonomie du marché. Par ailleurs, le cours de change du dirham évolue loin des limites de la bande de fluctuation, indiquent les autorités monétaires. Entre-temps, le Maroc a activé la LPL et déplafonné les emprunts extérieurs pour se prémunir contre un éventuel choc sur les réserves de change qui s’établissent à 255 milliards de DH.

Aujourd’hui le Maroc 
CESE : Bientôt une autosaisine sur l’informel

L’informel au cœur des réflexions du Conseil économique social et environnemental. Le CESE compte s’auto-saisir de ce sujet dans ses différentes dimensions socioéconomiques et du ciblage social des démunis impactés par la crise actuelle. L’objectif étant de formuler des réponses globales et inclusives qui profitent à l’ensemble des citoyens. De même, le Conseil se penche sur la révision du programme initial des autosaisines pour cette année de sorte que les thématiques soient en phase avec les enjeux et les défis de la nouvelle conjoncture imposés par la pandémie du Covid-19.

L’Opinion
La guerre contre les braconniers se poursuit malgré le confinement

Tout au long de ces dernières semaines les mafias du bois et les braconniers de la faune sauvage n’ont pas chômé. Alors même que l’ensemble des citoyens est confiné afin de limiter les risques de propagation du coronavirus, les braconniers tentent de profiter de la situation pour sévir. A l’instar des autres administrations, le Département des Eaux et Forêts a réorganisé son fonctionnement en s’adaptant aux mesures sanitaires. Si les fonctionnaires administratifs optent en grande partie pour le télétravail, leurs collègues déployés sur le terrain continuent à mener leurs missions de surveillance et de contrôle. Cette veille est manifestement salutaire au vu de tous les actes de braconnage qui ont été contrés depuis le début de la crise sanitaire.

Le dilemme des patients cancéreux face au Coronavirus

La lutte contre le COVID-19 est un combat qui va au-delà de la simple éradication de la pandémie. Elle implique également une lutte pour poursuivre la prise en charge des autres maladies et pathologies chroniques. Nous ignorons encore beaucoup de choses sur ce virus, mais la seule certitude est que le risque est beaucoup plus élevé pour ceux dont le système immunitaire est affaibli, y compris les patients cancéreux. Pour eux, le virus peut être beaucoup plus grave et mortel. Ce n’est pas un sujet à débattre, mais, un avertissement retentissant.

Al Bayane
Éducation nationale : Démenti à propos d’un prétendu calendrier relatif au reste de l’année scolaire

Le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a catégoriquement démenti la publication de document officiel contenant un calendrier relatif au reste de l’actuelle année scolaire. Dans un communiqué, le ministère a qualifié de « fake news » les informations véhiculées sur les réseaux sociaux, concernant, notamment, la publication d’un calendrier relatif au reste de l’actuelle année scolaire, à la lumière de la situation exceptionnelle que vit le Royaume. Le ministère a, dans ce sens, affirmé n’avoir émis aucun document officiel à ce sujet, ajoute la même source.

Akhbar Al Yaoum
Le spectacle de rue en période de confinement, de l’étendue des scènes vers l’étroitesse des maisons

A l’instar d’un grand nombre de citoyens, les artistes de rue marocains se sont retrouvés, soudainement, devant une nouvelle réalité imposée par l’état d’urgence sanitaire décrété par le Maroc, depuis quelques semaines, en vue d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19). Cette situation particulière a fait que le seul gagne pain des artistes de rue a été soumis à rude épreuve, passant d’une étendue spatiale vers l’étroitesse des maisons. Face à cette situation d’urgence forcée par le Covid-19, la Fédération du Maroc pour les Arts de la Rue (FMAR) a lancé une initiative artistique, citoyenne et bénévole, nommée « Rue du confinement », pour assurer la continuité artistique à travers une technologie virtuelle et ainsi assurer la subsistance des artistes tout en divertissant un public confiné. La pandémie du coronavirus a porté préjudice à un grand nombre d’artistes de rue, notamment des musiciens, des adeptes de l’art du cirque et du spectacle qui avaient pour habitude de se produire dans les espaces publics, en faisant leur pain quotidien, et participaient à des événements artistiques nationaux, indique la FMAR.