La revue de presse du samedi 7 novembre

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Des tractations houleuses pour le PLF 2021, confinement ou pas confinement, les priorités de Benabdelkader pour la réforme de la justice… Voici les principaux titres de la presse hebdomadaires de ce samedi:

La Vie Éco

PLF 2021: des tractations houleuses s’annoncent pour le round des amendements.

Le round des amendements s’annonce disputé. Plusieurs dispositions contenues dans ce le projet de Loi de finances 2021 sont susceptibles de faire débat. comme à l’accoutumée, ce sont surtout les mesures fiscales qui concentrent le gros des tractations parce qu’elles impactent directement les finances des entreprises des secteurs concernés, d’une part, et les recettes de l’Etat, d’autre part. Bien entendu, le gouvernement dispose d’une arme constitutionnelle pour rejeter celles qui menacent l’équilibre des finances de l’Etat. Le gouvernement peut opposer, de manière motivée, l’irrecevabilité à toute proposition ou amendement formulés par les membres du Parlement lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la Loi de finances, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation des charges publiques. Lundi 2 novembre en soirée, la commission parlementaire permanente chargée des finances et du développement économique à la Chambre des représentants a entamé l’examen détaillé de ce budget pour le moins exceptionnel.

Maroc-Hebdo

El Otmani au Parlement: confinement ou pas confinement?

Le Maroc risque-t-il, à l’instar de nombreux pays de par le monde actuellement, d’être reconfiné? Oui, à en croire le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani. Il reste “envisageable si la situation devient incontrôlable, » a-t-il confessé. En effet, a-t-il étayé, « la saison hivernale augmentera le nombre de cas d’infections au coronavirus ». Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait déjà, dans son dernier du discours de la Révolution du Roi et du peuple du 20 août dernier, averti de ce que la Commission scientifique chargée du suivi de l’évolution du Covid-19, au cas où le nombre de cas ne se tasserait pas, « pourrait préconiser un retour au confinement”. “[Les] répercussions sociales et économiques [d’une telle décision] seraient rudes pour l’ensemble des citoyens, » avait-il, en outre, souligné, pour bien pousser les citoyens à se plier aux mesures sanitaires de rigueur, notamment en termes de distanciation sociale et de port des masques.

Challenge 

L’immigration n’est plus une spécialité masculine.

Le Maroc est un pays d’émigration, avec une importante communauté marocaine à l’étranger, évaluée globalement à cinq millions de personnes, dans le monde. Néanmoins, avec la diminution des flux migratoires au cours des dernières décennies, la population marocaine immigrée pendant les années 1960 et 1970 connaît un vieillissement. En France, 25% des Marocains ont plus de 55 ans, et 65 000 ont dépassé 65 ans. Par ailleurs, à la différence des anciens flux migratoires, la migration féminine a pris de l’ampleur au cours des dernières années. De plus en plus, les femmes marocaines partent seules et travaillent en Europe. Voilà un changement radical où ce ne sont plus uniquement les hommes qui partent, comme autrefois, en attendant un éventuel regroupement familial. Le profil des nouveaux immigrés marocains en Europe a aussi beaucoup changé. Il est surtout question de diplômés, souvent de grandes écoles. C’est donc une fuite de cerveaux.

Activité monétique au Maroc: 271,1 millions d’opérations pour 233,7 MMDH à fin septembre.

Les réalisations globales de l’activité monétique au Maroc se sont établies à 271,1 millions d’opérations pour un total de 233,7 milliards de dirhams (MMDH) au titre des neuf premiers mois de 2020, selon le Centre monétique interbancaire (CMI). Cette activité, qui comprend les opérations de retrait d’espèces sur le réseau des guichets automatiques bancaires (GAB), les opérations de paiement auprès des commerçants et eMarchands, les opérations de paiement sur les GAB et les opérations de Cash Advance, par cartes bancaires, marocaines et étrangères, ressort en régression de 11,4% en nombre d’opérations et de 8,9% en montant par rapport à la même période en 2019, précise le CMI dans un récent rapport. S’agissant des cartes marocaines, elles ont enregistré, en paiements et en retraits, 263,6 millions d’opérations pour 224,4 MMDH (-9% en nombre et -4,6% en montant), relève la même source.

La Nouvelle Tribune

Plaidoyer pro domo de Ramid.

La gestion des libertés publiques pendant le contexte sanitaire actuel demeure « acceptable dans l’ensemble » et « n’a fait l’objet d’aucune critique substantielle, contrairement à ce qui est véhiculé », a indiqué, lundi à Rabat, le ministre d’État chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, Mustapha Ramid. En réponse à une question orale autour du « Rôle du ministère d’État chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement face à la pandémie du coronavirus » posée par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants, M. Ramid a affirmé que le Royaume a déployé davantage d’efforts et a mobilisé les compétences en vue de protéger le droit à la vie et à la santé, estimant que « cela a entraîné des problématiques socio-économiques graves ». Il a, dans ce sens, souligné que l’État a le droit de restreindre, dans la limite du nécessaire, certaines libertés et droits en vue de protéger le droit à la vie, notant que les autorités marocaines ont veillé à la protection de ce droit fondamental à travers les mesures législatives et proactives qui ont été entreprises.

Réforme de la justice, les priorités de Ben Abdelkader.

Le ministère de la Justice s’est engagé « avec toute responsabilité » dans le chantier stratégique de réforme profonde et globale du système judiciaire, a indiqué, mardi à Rabat, le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader. Le ministre, qui s’exprimait lors de l’ouverture de la 33ème session du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de la Magistrature, a souligné qu’après l’aboutissement de l’indépendance complète du pouvoir judiciaire, et la passation de la présidence du parquet au procureur général du Roi près la Cour de Cassation, le ministère se penche sur l’élaboration de l’arsenal juridique nécessaire pour l’accompagnement de ce changement historique du système judiciaire au Maroc. Il a relevé, à cet égard, que l’attention du ministère s’est focalisée sur l’examen des effets sur la décision de la Cour constitutionnelle relative au projet de loi sur l’organisation judiciaire, l’élaboration d’un projet de loi sur l’inspection judiciaire, en plus de projets de loi organisant les professions juridiques et judiciaires.Telquel :

Telquel

Démarrage effectif du projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech.

Une nouvelle étape a été franchie dans l’ambitieux projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech, avec la tenue, mardi, d’une cérémonie virtuelle de signature des accords de partenariat avec China communications construction company (CCCC)/China road and bridge corporation (CRBC), reliant CCCC/CRBC à Pékin, la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Agence Spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) à Tanger, ainsi que Bank Of Africa (BMCE) à Casablanca. A travers ces Accords, CCCC/CRBC formalise son entrée dans le capital de la Société d’aménagement de Tanger Tech (SATT), à hauteur de 35%, aux côtés de BMCE Bank, la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et TMSA, consolidant ainsi le tour de table de la SATT, fait savoir un communiqué du Groupe Bank Of Africa. « Une nouvelle étape est franchie dans la coopération sino-marocaine marquant le démarrage effectif du projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech, une cité industrielle moderne, futuriste, écologique, connectée aux technologies nouvelles et symbole d’une Afrique ouverte sur le monde entier, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », relève le communiqué.

Banque mondiale: 150 millions de dollars pour le transport.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) a approuvé, mardi, un financement additionnel de 150 millions de dollars (M$) au titre du programme de transport urbain au Maroc qui a été lancé en 2015 en vue d’améliorer les capacités des autorités à assurer des transports publics de qualité et de soutenir les investissements en matière d’infrastructures locales de transport urbain. Ce financement additionnel a pour finalité d’adapter le programme aux nouvelles priorités en matière de mobilité -y compris consécutives à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19)- et d’en étendre la portée, indique la Banque mondiale dans un communiqué. L’accent sera mis sur la création et l’opérationnalisation d’une structure centrale dédiée, chargée de superviser les transports publics et sur des investissements locaux pour renforcer la performance du secteur, précise la même source.