La revue de presse du samedi 4 juillet

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce samedi: 

Telquel 

COVID-19: Faut-il s’inquiéter des foyers épidémiques dans les usines ?

L’apparition de nouveaux foyers épidémiques interroge sur l’effectivité de la mise en place de mesures barrières contre le virus, comme la distanciation physique, le port du masque et le lavage fréquent des mains. Dans des usines où des centaines d’ouvriers travaillent à la chaîne, empruntent les mêmes moyens de transport pour se rendre à l’usine et touchent parfois les mêmes pièces ou produits, difficile en effet de faire respecter à la lettre les recommandations d’hygiène. Néanmoins, les spécialistes sont clairs : qui dit hausse du nombre de cas ne dit pas forcément gravité de la situation. « Il ne s’agit pas d’une apparition soudaine de nouveaux cas mais plutôt d’une révélation des cas existants suite à la décision du gouvernement de généraliser le dépistage pour tester en masse », explique à TelQuel Moulay Mustapha Ennaji, directeur du laboratoire de virologie à l’université Hassan II de Casablanca.

La Vie Eco 

Immobilier: les exigences des clients ont changé .

Les clients ne considèrent plus l’acquisition comme priorité et s’orientent de plus en plus vers la location. En fait si les clients préfèrent louer actuellement c’est parce qu’ils n’arrivent pas à se projeter sur la durée de remboursement (25 ans au maximum) de par leur manque de visibilité quant aux perspectives économiques et l’ébranlement de la confiance vis-à-vis du secteur lui-même. Les exigences ont radicalement changé quant au choix du bien immobilier à louer. Les clients, la majorité en tout cas, requièrent une terrasse et un balcon. • Les professionnels du BTP demandent l’application du cas de force majeure . Le BTP est toujours dans une mauvaise passe, bien qu’une légère reprise soit notée sur le chantier. « Incapacité de régler les fournisseurs, de verser les salaires, accentuation des dettes, indisponibilité de filet de sauvetage,… autant de contraintes auxquelles le secteur a fait face ». Ainsi les professionnels appellent les autorités publiques à appliquer le cas de force majeur sur le secteur et déclarer ainsi un moratoire sur les pénalités de retards, à dynamiser la commande publique et remettre sur les rails les chantiers reportés ou suspendus.

Maroc Hebdo 

L’examen du bac en temps du coronavirus.

La session normale de l’examen national unifié du baccalauréat au titre de l’année 2020 a démarré ce vendredi 3 juillet 2020 à 8H00. Police, mesures sanitaires, stades transformés en salles d’examens pour faire respecter la distanciation sociale… Le tout en liaison avec la lutte contre la propagation du Covid-19. Ainsi, le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a élaboré un protocole spécial comprenant les mesures générales de prévention contre cette pandémie durant la période des examens du Baccalauréat. Prise de température des candidats, le respect de la distanciation physique et la mise en place de mécanismes organisationnels, gels désinfectant à disposition des candi-dats, avec obligation de se désinfecter les mains et de porter un masque de protection et l’interdiction de tout échange de fourniture entre candidats, ces mesures ont été appliquées sur tous les élèves, enseignants, cadres administratifs et l’ensemble du personnel travaillant dans les établissements d’enseignement concernés.

Finances News Hebdo

Travailleurs indépendants: les difficultés accentuées par la pandémie.

La grande majorité des auto-entrepreneurs a subi les effets de la crise et du confinement, car « dépendant d’un travail journalier, la plupart se sont retrouvés du jour au lendemain en arrêt d’activité et sans rentrées d’argent ». « Seuls 15% des travailleurs indépendants arrivent à sortir + la tête de l’eau + durant cette crise et générer du chiffre d’affaires; et il s’agit uniquement des professionnels exerçant dans le secteur du digital ». Le revenu mensuel atteint à peine le SMIG. Les difficultés que subissent les travailleurs indépendants ne datent pas d’aujourd’hui, mais elles sont accentuées avec la crise. Les professionnels rappellent les problématiques dites structurelles dont font l’objet les auto-entrepreneurs, entre autres, l’accès au financement.

Le Canard libéré 

Ces Marocains précarisés à Dubaï

Plusieurs centaines de Marocains coincés à l’étranger, traversent des moments très difficiles. À court d’argent et loin de chez eux dans des pays où la solidarité ne vaut pas grand-chose, certains d’entre eux se sont clochardisés à force d’attendre un rapatriement qui n’a que trop tardé. C’est le cas de 27 jeunes marocains installés aux Émirats arabes unis qui se sont retrouvés pour cause du Covid-19 brutalement au chômage et sans revenus depuis mars dernier. Selon un témoin sur place, ces jeunes qui font de la peine n’ont même pas de quoi manger. L’ambassade du Maroc dans ce pays, où ils ont observé un sit-in pour réclamer, en vain, d’être rapatriés au Maroc, est-elle à ce point incapable de les prendre en charge, ne serait-ce que sur le plan alimentaire? Heureusement qu’une chaîne de solidarité s’est organisée rapidement entre les expatriés marocains à Dubaï qui leur ont fourni ce dont ils ont besoin, chacun selon ses moyens.