La revue de presse du samedi 25 juillet

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

La Vie Eco

Tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle stratégie gazière du Maroc.

Selon des informations exclusives révélées par une source au ministère de l’énergie, le nouveau projet gazier du Maroc sera articulé principalement autour de trois piliers, à savoir l’approvisionnement de l’industrie locale en Gaz naturel liquéfié (GNL), la création d’un hub gazier en Méditerranée autour du port Nador West Med et le renforcement de l’indépendance énergétique du Royaume. L’enveloppe de la nouvelle stratégie ne dépassera pas 1,5 milliard de dollars, soit le tiers du budget arrêté pour Gas to Power en 2014. Le nouveau projet adoptera la technologie du FSRU (Floating Storage Regasification Unit) qui consiste en l’approvisionnement du pays via des unités flottantes érigées dans des navires de tailles différentes. Une technologie offshore réputée pour être souple et flexible, offrant de nombreux avantages comme le coût réduit de l’investissement.

Challenge

Bientôt un simple clic pour obtenir le « quitus fiscal ».

La Direction générale des collectivités territoriales et la Trésorerie générale du Royaume ont mis le plein pour accélérer la dématérialisation du processus de traitement des demandes et de délivrance des attestations de paiement des impôts et taxes grevant l’immeuble objet de mutation ou de cession, mieux connues sous la dénomination « quitus fiscal ». En effet, c’est une attestation qui est bien connue pour donner le tournis aux citoyens ayant cédé un bien immeuble et c’est aussi une « zone grise » au sein de l’administration locale, avec un risque élevé de pratiques déficitaires en éthique. La faible formalisation des procédures internes de gestion de la fiscalité locale, voire leur absence, augmente ce risque et expose le contribuable à des pratiques abusives. Ainsi, la dématérialisation, dans sa globalité, du processus de gestion de ce type d’attestation, est un nouveau pas dans le développement de la transparence et dans l’amélioration de la qualité de service aux contribuables.

Telquel 

Secteur de l’électricité: nécessité de séparer les activités de production, de transport et de distribution.

« Pour l’électricité en particulier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande de séparer les activités de production, de transport et de distribution afin d’adopter des business models adéquats dans chacun », a affirmé le président du CESE, Ahmed Reda Chami. C’est d’ailleurs le sens de l’évolution du secteur depuis 10 ans, puisque l’Etat n’intervient presque plus dans la production, a-t-il ajouté dans un entretien, notant que grâce à cette nouvelle configuration, le secteur pourra devenir de plus en plus sophistiqué pour apporter une offre adaptée aux besoins et surfer sur les innovations technologiques comme les smart grids et la blockchain…

Maroc-Hebdo

Port de masque: la présidence du parquet monte au créneau.

Au Maroc, le port obligatoire du masque a été imposé depuis le 7 avril 2020, selon une décision officielle du gouvernement. Une longueur d’avance qui a permis au Maroc de limiter la propagation du virus surtout pendant la période de confinement. Or, depuis la levée du confinement, le 11 juin, dans plusieurs villes du Royaume et le 25 juin dans d’autres cités, les Marocains commencent à manifester un relâchement et ne portent plus de masque. D’où la réaction du président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, qui a décidé de revenir à la charge pour reparler d’une circulaire destinée aux procureurs du Roi, dans laquelle ces derniers sont invités à appliquer les sanctions contre les personnes arrêtées pour non port de masque dans les lieux publics. Selon une décision rendue par le gouvernement, les personnes arrêtées encourent des amendes qui varient entre 300 et 1.300 dirhams, mais également des peines de prison comprises entre 1 et trois mois.

La Nouvelle Tribune

Cour des Comptes: « L’insuffisance » des actions de création et de gestion des parcs nationaux entrave l’atteinte des objectifs de leur création.

Les actions de création et de gestion des parcs nationaux connaissent « diverses insuffisances » entravant l’atteinte des objectifs pour lesquels ils ont été créés, affirme la Cour des comptes dans un communiqué relatif à la publication du rapport d’évaluation de la gestion des parcs nationaux. En termes de superficies préservées, les superficies couvertes en tant qu’aires protégées au Maroc sont loin d’atteindre les objectifs du plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 pour la planète, adopté par les Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) en octobre 2010 à Aichi au Japon, qui visent à porter, à l’horizon de cette année 2020, les superficies des aires protégées terrestres et marines respectivement à 17% et 10% des superficies des pays, explique la Cour des comptes. Sur le plan juridique, les parcs nationaux ont connu un processus législatif « lent et incomplet », relève le communiqué, notant que le premier texte sur les aires protégées remonte à 1934 avec le Dahir relatif aux parcs nationaux.

Le Temps

Investissements: repli des capitaux étrangers au Maroc.

Le flux net des Investissements directs étrangers (IDE) au Maroc a atteint plus de 7,23 milliards de dirhams (MMDH) à fin mai 2020, en baisse de 15,9% par rapport à la même période un an auparavant, selon l’Office des changes. Ce résultat s’explique par une baisse des recettes des IDE de 26,9% à 10,6 MMDH, conjuguée à la baisse des dépenses de 43%, précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs à fin mai. S’agissant des investissements directs marocains à l’étranger (IDME), leur flux net a reculé à près de 1,75 MMDH, fait savoir la même source. En effet, les IDME ont atteint 3,586 MMDH à fin mai 2020 contre 4,454 MMDH à fin mai 2019, soit -19,5%, tandis que les cessions de ces investissements ont plus que doublé (+1,021 MMDH).