La revue de presse du samedi 20 juin

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale ce samedi:

Challenge 

Coronavirus : Les citoyens furieux face à un dé-confinement qui divise .

Si la toile s’enflamme depuis quelques jours dans les réseaux sociaux à dénoncer la prolongation au Maroc de l’état d’urgence sanitaire, les Marocains sont, eux, à bout de nerfs dans la vraie vie. En effet, non seulement la situation devient intenable pour une large frange de la population, notamment dans les quartiers à forte densité des villes encore soumises à un confinement à peine allégé, mais le caractère famélique des «allégements» mises en place et la complexité des déplacements inter-villes (notamment entre deux zones différentes ou intra-Zone 2) ont douché les espoirs de millions de Marocains qui espéraient reprendre un tant soit peu une vie normale après plus de 80 jours d’état d’urgence dans un pays pourtant relativement épargné par la pandémie de la Covid-19 avec «à peine» un peu plus de 200 décès pour moins de 9.000 cas de contamination recensés.

La Vie Eco

EnR : 50% du chiffre d’affaires des entreprises perdus à cause de la pandémie.

Entre 2016 et 2019, le secteur des énergies renouvelables a enregistré une progression constante. En 2020, ce ne sera pas le cas. Selon une enquête réalisée par le cluster solaire sur un échantillon de 500 entreprises issues des différents segments et activité EnR, l’impact de la crise est tellement rude qu’un retour à la norme est prévu d’ici deux ans. L’étude nous révèle qu’une baisse totale de la moitié du Chiffre d’Affaires (CA) (-56%) est prévue par les entreprises EnR en 2020. Dans le détail, environ trois-quarts des entreprises répondantes ont déclaré avoir enregistré des pertes d’au moins 25% du chiffre d’affaires. 26% disent avoir subi une perte aussi conséquente de 75% du CA et 42% estiment que cette perte d’activité sera durable.

Finance News Hebdo

Secteur du transport : les opérateurs aux abois.

Secteur névralgique de l’économie nationale, le transport est une activité clé pour réussir la reprise. Les restrictions sur les déplacements, notamment entre les villes, ont impacté plusieurs branches d’activités, soit en empêchant la main-d’œuvre de regagner son lieu de travail, ou la distribution des marchandises ou encore la livraison des matières de production. La filière du transport de voyageurs est la plus impactée et les professionnels commencent à monter au créneau pour dénoncer le manque de visibilité. Ils appellent le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour tracer au plus vite une feuille de route précise et soutenir les entreprises impactées afin qu’elles puissent redémarrer.

Le Canard libéré 

Assouplissement du confinement: deux poids deux mesures.

Les conditions d’assouplissement du confinement dans la zone 2 n’obéissent à aucune logique. Les autorités continuent à ordonner la fermeture de certains commerces comme les kissariates à Derb Omar alors qu’elles tolèrent la réouverture d’autres comme la joutia de Derb Ghallef. Or, les deux commerces ont attiré les foules dans une ambiance où les gestes-barrières sont rarement respectés. Même spectacle de rush avec absence de distanciation sociale a été offert par un grand magasin à Zenata. Devant ce déluge de promiscuité, l’on comprend difficilement pourquoi les cafés, restaurants et les salons de coiffure et de beauté, les clubs de sport … etc ont été exclus de la liste des lieux autorisés à reprendre leur activité.

Al Bayane 

Deuxième vague ou pas, le Maroc dans l’attente d’un nouvel allègement du confinement.

Le chef du gouvernement est fortement attendu, ce week-end, pour annoncer un nouvel allègement du confinement qui a trop duré, sans grande raison apparente. El Otmani est appelé à faire preuve d’audace et à dissiper les peurs. L’opinion publique s’attend à une avancée tangible, sans risques fictifs, dans la reprise des activités économiques, de la vie sociale et, parallèlement, à l’exposé d’une vision générale du Maroc de l’après pandémie. Après près de 100 jours de confinement, les Marocaines et les Marocains ont hâte de reprendre une vie normale, après cet épisode plein de privations et de tensions. L’heure est à la clarification et à une orientation sereine des populations, loin de la volonté délibérée de faire peur, les meilleurs résultats étant obtenus par la sérénité, la conviction et le consentement général.