La revue de presse du samedi 14 mars

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2020, une année noire; le redressement du marché de l’automobile; vers une loi de finances rectificative… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce samedi. 

Telquel

2020, une année noire

Après une hausse spectaculaire des cas de contamination au coronavirus (Covid-19) dans le monde, des mesures de confinement, des mises en quarantaine et des décès recensés dans de nombreux pays, dont un au Maroc, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a requalifié, le 11 mars, l’épidémie en pandémie. Une dénomination qui rend compte des « niveaux alarmants de propagation et de gravité » du virus à travers les cinq continents. En plus des conséquences sanitaires, le coronavirus affole l’économie mondiale : le ralentissement des exportations, les craintes sur les marchés boursiers et les appels à l’aide sectorielle sont devenus de nouveaux baromètres de l’épidémie. Au Maroc, l’annonce d’une sécheresse et des récoltes agricoles bien en deçà des prévisions est une circonstance aggravante qui, couplée au coronavirus, est partie pour nous faire vivre une année noire.

Le Temps 

Covid-19: Les scénarios envisagés.

Le ministère de la Santé a présenté récemment différents scénarii portant sur l’évolution du Coronavirus. Le premier scénario prévoit 200 cas suspects et 50 cas confirmés. Dans cette hypothèse, l’objectif consisterait à identifier rapidement les cas et éviter la propagation du virus à travers le déploiement de chambres d’isolement. Le deuxième scénario porte sur des estimations de 2.000 cas suspects et 500 cas confirmés. Les priorités seront alors de contenir le virus et de réduire le nombre de morts. Le troisième scénario envisage 10.000 cas confirmés. Dans cette hypothèse extrême, l’objectif sera de contrôler l’épidémie, garantir la continuité des services sanitaires et réduire au maximum le nombre de décès. La prise en charge médicale s’étendra aux cliniques ou aux cabinets externes pour les cas simples et aux hôpitaux pour les cas urgents.

La Vie éco 

Le marché de l’automobile se ressaisit.

Le marché automobile se ressaisit après un démarrage dans le rouge (-1,15% des ventes en janvier par rapport à fin janvier 2019). L’activité prend de la rigueur en février. D’après les dernières statistiques de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam) arrêtées à fin février, 25.837 unités (voitures particulières + utilitaires légers) ont été écoulées, en hausse de 6,8% par rapport à la même période de l’année dernière. Il faut dire que le retour au vert s’est fait grâce au bon cru du mois de février. A fin janvier, le secteur était sur une note baissière avec un volume aux alentours de 12.500 nouvelles immatriculations. Sur le mois de février pris séparément, 13.333 unités (voitures particulières + utilitaires légers) ont été vendues, soit une hausse de 15,45% par rapport à février 2019.

Des établissements publics en liquidation depuis près de 30 ans.

Si le processus de liquidation d’une entreprise, en général, est connu pour être laborieux, dans le public, c’est une affaire qui peut parfois prendre plus de trente ans. En effet, à en croire les données officielles et celles contenues dans le rapport de la Cour des comptes (2016), plusieurs entreprises et établissements publics ne sont pas encore définitivement liquidés, alors que la décision de liquidation a été prononcée il y a des décennies ! Pour la Cour des comptes, la liquidation des EEP se caractérise par l’absence de mécanismes juridiques incitant à accélérer les opérations d’apurement des actifs et des passifs. Ce qui se répercute sur la durée du processus de liquidation de la plupart des EEP.

Challenge 
Sale temps pour les contrebandiers.

Qui l’eût cru ? Les affaires vont mal pour la contrebande dans le Nord du pays. Si les pouvoirs publics n’ont jamais vraiment eu les moyens d’affronter le phénomène, tel ne semble plus être le cas. Les services de la douane appliquent leurs prérogatives pour mettre un terme à une pratique longtemps tolérée. Désormais, les deux points de passage, Bab Sebta et Bab Melilla, ne sont plus ouverts à des opérations commerciales illicites. Il faut dire que la contrebande porte un dur coup à l’économie marocaine et porte préjudice à sa politique sociale, tout en souillant son image. Rien qu’à partir des deux présides occupés de Sebta et Melillia, les produits de contrebande en provenance de ces deux villes sont estimés pour une valeur de plus de 15 milliards de DH par an.

Coronavirus: vers une loi de finances rectificative?

Comparativement à d’autres pays d’Afrique, l’économie marocaine s’est moins engagée avec la Chine mais le virus Corona vient de passer à une nouvelle phase, s’étendant à d’autres continents et l’un des secteurs déjà profondément touché est celui du tourisme, un secteur stratégique dans l’économie marocaine. Face à cette réalité économique non statique, le gouvernement ne devrait pas rester indifférent. L’outil existe et il est prévu dans la Loi organique des finances. En effet, l’article 51 de cette loi permet au gouvernement, en cas de variations importantes des données ayant servi à l’élaboration d’une Loi de finances (LF), de proposer une LF rectificative. Les paramètres sur lesquels ont été définies les prévisions dans la LF 2020 ont radicalement et complétement changé.