La revue de presse du mercredi 21 octobre

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Le tabac chauffé fait son entrée, le Maroc en manque de sang, bientôt du changement dans les EEP… voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mercredi: 

L’Économiste

Made in Maroc: l’anomalie sur les produits réimportés corrigée.

“C’est une excellente mesure qui va encourager la production locale. Les donneurs d’ordre seront incités à produire au Maroc”, déclare à un opérateur textile. Les produits importés, après leur transformation sous régime économique en douane, et ayant acquis l’origine marocaine s’acquitteront d’un droit d’importation minimum de 2,5%. La disposition prévue par le projet de loi de finances 2021 est vivement saluée en particulier par le secteur textile. Si elle est validée par le Parlement, cette disposition pourrait atténuer l’effet de la hausse des droits d’importation sur les produits finis. “Cette mesure rectifie une anomalie”, indique Hakim Marrakchi, président de la Commission Fiscalité et Douane à la CGEM.

PLF 2021: le tabac chauffé fera son entrée.

Le tabac chauffé fera bientôt son entrée sur le marché marocain. Réputé moins nocif que la cigarette classique, basé sur le principe de la combustion et donc la libération de milliers d’agents cancérigènes, il représente une alternative pour les fumeurs qui n’arrivent pas à décrocher. Jusque-là, les opérateurs se sont abstenus de distribuer cette nouvelle catégorie de produits faute d’un cadre réglementaire et d’une fiscalité dédiée. C’est maintenant chose réglée. Le projet de loi de finances 2021 a prévu un régime fiscal spécifique, assorti d’une définition qui pourrait être élargie à tous les autres produits alternatifs (capsules, vrac…) et pas seulement le tabac chauffé. Sans cette définition, la fiscalisation reste insuffisante. L’adoption d’un cadre fiscal intervient suite aux doléances des distributeurs et vise à capter des recettes fiscales perdues puisque les amateurs s’approvisionnent dans le circuit parallèle.

Aujourd’hui Le Maroc

EEP: bientôt le big bang.

Les prochains mois seront décisifs pour le secteur des EEP (entreprises et établissements publics). L’Etat semble ainsi déterminé à reconfigurer ce secteur qui occupe une place importante dans le processus de développement socio-économique du pays. «A ce titre, les Hautes orientations royales relatives à la réforme du secteur public et la revue en cours du modèle de développement économique du Maroc, sous-tendent une revue des modèles économiques de certains EEP, visant l’amélioration de leur gouvernance, leurs performances et leur rendement pour une meilleure contribution au développement économique et social du pays. Les EEP constituent, en effet, un acteur majeur dans le modèle de croissance du Maroc comme en témoignent leurs principaux indicateurs de performance», apprend-on auprès du ministère de l’économie, des finances et de la modernisation de l’administration.

Maroc le jour

La généralisation de la couverture sociale démarre à partir du 21 janvier.

Le processus de la généralisation de la couverture sociale nécessitera la mise en place d’un ensemble de préalables et mesures d’accompagnement, selon la note de présentation du projet de loi de finances (PLF2021). Ces mesures portent sur la refonte du cadre législatif et réglementaire, la mise à niveau des structures hospitalières et l’organisation de la filière de soins ainsi que la réforme des systèmes et programmes sociaux déjà en place, dans le but d’améliorer progressivement l’impact sur les bénéficiaires à travers l’opérationnalisation du Registre Social Unifié (RSU), précise la note publiée par le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration. Il s’agit également de la poursuite de la réforme progressive du système de compensation et la réforme de la gouvernance du système de protection sociale à travers la mise en place d’un cadre de gouvernance permettant une plus grande efficience et efficacité de ce système.

Akhbar Al Yaoum

La pandémie reprend de plus belle.

Après une stabilisation relative de la situation épidémiologique dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, les indicateurs ont repris leur tendance haussière. En effet, après plus de deux mois de chiffres rassurants, la situation semble s’aggraver pour le cinquième jour consécutif. Lundi, la région a enregistré 162 cas confirmés et 3 décès liés au Covid-19, dont deux victimes à Larache et une à Al Hoceima. Ces données ont contraint les autorités de plusieurs provinces à resserrer la vis en imposant des mesures restrictives comme le confinement total ou partiel pour une durée de 15 jours. Cette flambée des contaminations est due à l’activité du Covid-19 durant l’automne, explique une source médicale, ajoutant que le relâchement des citoyens dans l’application des mesures préventives a également contribué à cette reprise de la pandémie dans la région.

Al Ahdath Al Maghribia

Les réserves de sang ne couvrent plus que quatre jours.

Au moment où le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a tiré la sonnette d’alarme sur le manque enregistré dans les réserves de sang, les centre régionaux ont lancé un appel humanitaire exhortant les donneurs à sauver les vies des patients et des personnes qui ont besoin de sang. En effet, plusieurs grandes villes marocaines ne disposent pour le moment que d’un stock de sang qui couvre 4 jours, tandis que les réserves nationales sont de 1250 poches de sang, ce qui ne couvre que 3 ou 4 jours. Si, le plus grand déficit est enregistré dans 5 villes, à savoir Casablanca, Rabat, Tanger, Fès et Oujda, c’est parce que ces villes disposent de Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et d’hôpitaux publics, en plus d’un grand nombre de cliniques privées. Le besoin dans ces villes varient entre 150 à 500 poches de sang par jour. Afin de gérer ce déficit, le CNTS procède désormais par priorisation. Il s’agit en effet de prioriser, notamment, les enfants atteints de cancers, les victimes d’accidents de la circulation, les femmes enceintes souffrant d’hémorragies aigues.