La revue de presse du mardi 3 mars 2020

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Forte impulsion Royale à la valorisation des activités économiques dans la Médina de Fès,  Un deal entre les architectes et le fisc, Les pharmaciens au bord de l’asphyxie, La station de dessalement d’Agadir bientôt opérationnelle, Eolien et solaire : Objectifs atteints dans des délais impartis, Délais de paiement : La moyenne des EEP ramenées à 42 jours, Port Nador West Med: Les travaux vont bon train. Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi.

Le Matin
Forte impulsion Royale à la valorisation des activités économiques dans la Médina de Fès.

Le roi Mohammed VI a procédé, lundi à la Place R’cif à Fès, au lancement du programme de valorisation des activités économiques et d’amélioration du cadre de vie dans la Médina de Fès (2020-2024), un programme de nouvelle génération qui vise la sauvegarde et la pérennisation des métiers traditionnels et la promotion des conditions de vie des citoyens. Ce programme, qui mobilise des investissements de l’ordre de 670 millions de dirhams (MDH), témoigne de la volonté constante du souverain de préserver le cachet architectural et historique de la médina de Fès et de promouvoir le rayonnement de cette Cité millénaire, inscrite en 1981 au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

L’Economiste
Un deal entre les architectes et le fisc.

La convention conclue, la semaine dernière, avec la Direction générale des impôts (DGI) permettra aux architectes de régulariser leur situation fiscale à des conditions très favorables. Non seulement le montant du complément d’impôt à payer reste avantageux (entre 5.000 et 120.000 DH selon le chiffre d’affaires) mais en plus, ils bénéficieront de l’annulation des sanctions et de l’exonération du contrôle fiscal. La mesure s’appuie sur une disposition prévue par la loi de finances et qui devrait être étendue à d’autres organisations professionnelles.

Les pharmaciens au bord de l’asphyxie.

Le Maroc dispose de quelque 12.000 pharmacies, alors qu’il doit en compter entre 5.000 et 6.000. Sur les 12.000 en activité, 3.500 pharmacies sont en situation de faillite au Maroc. Les pharmaciens fondaient des espoirs sur la baisse du prix de plus de 2.600 médicaments sur le plan national pour booster le marché vers une augmentation des ventes en termes de volume de médicaments. Peine perdue selon des pharmaciens. «Le chiffre d’affaires du marché du médicament au Maroc ne dépasse pas 12 milliards de DH, dont 3 milliards d’achat du secteur public et 9 milliards pour le marché privé». Aujourd’hui, les doléances des pharmaciens concernent également des blocages au niveau de certaines lois déjà existantes ainsi qu’un manque de contrôle permettant plusieurs infractions dans la profession.

Aujourd’hui le Maroc
Agadir : La station de dessalement bientôt opérationnelle.

Le mégaprojet de la station de dessalement d’eau de mer avance à pas sûrs, les travaux de construction enregistrent un taux de réalisation de 65%. Son entrée en service est prévue pour ce mois de mars. S’inscrivant intégralement dans les objectifs stratégiques de la nouvelle vision «Al Jayl Al Akhdar 2020-2030» (Génération Green 2020-2030), ce projet réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, ambitionne essentiellement la sauvegarde des ressources en eau et leur développement, tout en garantissant le capital investi dans l’agriculture d’exportation. Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, notamment la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

Eolien et solaire : Objectifs atteints dans des délais impartis.

Les objectifs fixés par le Maroc en matière d’énergies renouvelables devraient être tenus, à en croire la dernière publication présentée par le Policy Center for the New South intitulée «Energies renouvelables au Maroc: un modèle pour l’Afrique et les économies émergentes». Le choix déterminant qu’a pris le Maroc dans le secteur des énergies renouvelables est un exemple à suivre, poursuit cette étude. «Outre ses retombées sur l’emploi, c’est aussi une chance et un intérêt majeur pour les provinces du Sud du Royaume, où près de 60% de la capacité de production d’électricité solaire et éolienne du pays se concentre, leur permettant d’en rétrocéder une partie aux régions du nord et, demain, sans doute, d’en exporter vers l’Union européenne, via Tanger”, indique le document.

L’Opinion 
Exportateur en pointe, le secteur automobile carbure.

Le secteur automobile marocain est en pleine expansion ces dernières années. Selon les dernières données de la Direction des Etudes et de la Prévision Financière, il est le premier contributeur aux exportations, avec une part de 26% des échanges. L’industrie automobile contribue également à l’emploi à hauteur de 27%. Le Royaume est devenu même le premier exportateur de véhicules en Afrique, en détrônant l’Afrique du Sud. Le Maroc compte des constructeurs automobiles de renommée internationale, comme Renault et Groupe PSA. Grâce à ses différents atouts, le Maroc est en mesure même d’être parmi les plus grands constructeurs d’automobiles du monde, selon le cabinet Oxford Business Groupe.

Délais de paiement : La moyenne des EEP ramenées à 42 jours.

La moyenne des délais de paiement déclarés par l’ensemble des établissements et entreprises publics (EEP) a reculé à 42 jours à fin décembre 2019, contre 48,7 jours en septembre 2019, 50,6 jours en juin 2019 et 55,9 jours à fin décembre 2018, selon le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration. L’amélioration continue de ces délais publiés reflète les progrès enregistrés en matière de système d’information, procédures et organisation de ces établissements et entreprises et ce, avec un accompagnement des services de la direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP), souligne le ministère dans un communiqué sur la publication des délais de paiement déclarés par les EEP, sous la responsabilité de leurs dirigeants, au terme du mois de décembre 2019.

 

Akhbar Al Yaoum
Port Nador West Med: Les travaux vont bon train.

Le taux d’avancement global des travaux de construction du Port Nador West Med est évalué à 45 pc, a indiqué le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara. « L’état d’avancement global actuel du projet est de l’ordre de 45 pc et il est prévu d’achever les travaux dans les deux prochaines années », a dit le ministre qui a effectué, vendredi, une visite dans la province de Nador au cours de laquelle il s’est enquis des travaux de réalisation du port et lancé un projet routier s’inscrivant dans le sillage des chantiers d’infrastructures de développement socio-économique. Amara, qui était accompagné notamment du gouverneur de la province de Nador, Ali Khalil, a souligné dans une déclaration à la presse que le Port Nador West Med aura un impact très positif sur le développement de la région de l’Oriental en général, ainsi que sur la région Centre du Royaume, estimant qu’il va impulser la dynamique économique, et contribuera à la création d’emplois et à encourager les entreprises.

Al Massae
BAM: Décélération du crédit bancaire en janvier.

Le rythme d’accroissement annuel du crédit bancaire a décéléré de 5,3% à 5,1% en janvier 2020 avec une progression des concours au secteur non financier de 5,3%, indique Bank Al-Maghrib (BAM). Par objet économique, la croissance des concours au secteur non financier résulte d’une accélération de 5,3% à 5,7% de la progression des crédits à l’équipement, d’une décélération de 8,4% à 7,7% de celle des facilités de trésorerie et d’une quasi-stabilité du taux d’accroissement des crédits à la consommation à 4,4% et de celui à l’immobilier à 3,4%, précise BAM dans une note sur ses indicateurs clés des statistiques monétaires de janvier 2020. La progression des concours au secteur non financier recouvre une hausse de 0,4% après un repli de 2,1% des crédits aux sociétés non financières publiques, une accélération de la progression des concours aux ménages de 4% à 4,5% et un accroissement de 6,3% après 7,1% des prêts aux sociétés non financières privées, relève BAM.