La revue de presse du mardi 16 mars

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Bientôt un nouvel abattoir à Rabat, vers une bonne campagne agricole, le fléau de l’informel… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi: 

L’Economiste

Banque mondiale: le facteur humain décisif dans la relance.

La crise sanitaire économique a renforcé certains challenges pour le Maroc : insertion des jeunes, accroissement de la place du secteur privé et amélioration de la qualité de la croissance économique. En visite au Maroc, Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, a assuré les autorités marocaines du soutien du groupe de la Banque mondiale. Pour lui, les nouvelles technologies et une éducation pointue sont nécessaires pour une jeunesse plus créatrice que consommatrice. “Il faut une avancée de manière à avoir une génération de Marocains qui puisse aller dans des emplois à forte valeur ajoutée”.

Aujourd’hui le Maroc

Pêche: des hommes d’affaires basques en prospection au Maroc.

Une importante délégation d’hommes d’affaires du Pays basque s’est enquise, à Rabat, des différentes opportunités d’investissement au Maroc, dans le domaine de la pêche maritime et de l’industrie halieutique. Lors d’une rencontre avec Zakia Driouch, Secrétaire générale du département de la pêche au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, la délégation basque, présidée par Maria Tato, a exprimé sa volonté de développer une coopération entre le Maroc et le Pays basque, notamment dans le secteur de transformation et de valorisation des produits de la pêche et celui du recyclage du plastique issu de la pêche. Intervenant à cette occasion, Driouch a indiqué que cette réunion de prospection se veut une occasion idoine d’échanger sur l’ensemble des opportunités de coopération entre le Maroc et le Pays basque dans le secteur de la pêche.

L’Opinion

Rabat: bientôt un nouvel abattoir régional.

Dans le cadre du projet “Rabat, ville lumière, capitale culturelle”, la Société d’aménagement de la ville, relevant de la wilaya, va bientôt ouvrir un nouvel abattoir dans la commune de Bouknadel. Ce projet, ayant nécessité un investissement de 267 millions de dirhams, s’agit du plus grand abattoir au Royaume, répondant à toutes les normes internationales et les technologies modernes les plus avancées. Ainsi, ce dernier remplacera les abattoirs classiques et traditionnels des villes de Rabat, de Salé et Témara et procèdera à l’abattage quotidien de quelque 500 bovins et 1.500 ovins.

Al Bayane

Agriculture en 2021: une bonne année qui se dessine?

Après un démarrage difficile, les perspectives d’une bonne campagne agricole commencent déjà à se faire sentir avec des précipitations assez importantes enregistrées depuis fin novembre dernier, laissant entrevoir une lueur d’espoir pour les agriculteurs ayant souffert l’année écoulée d’une double crise liée à la pandémie et au déficit pluviométrique. Avec une superficie semée d’à peu près 4,2 millions d’hectares en céréales, 56.000 hectares en maraîchage et un taux de remplissage des barrages de 48%, la campagne agricole actuelle semble aller bon train, malgré le contexte sanitaire actuel qui a perturbé les activités agricoles et épuisé la trésorerie des exploitants. Ces conditions favorables ont concrètement eu un impact positif sur le débit d’emblavement et de labour, sur la demande des semences et les conditions de plantation des cultures d’automne. A cela s’ajoute aussi l’amélioration de la qualité du produit et des végétations dans les zones pastorales.

Bayane Al Yaoum

Maroc: la croissance à 4,5 % en 2021.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel au Maroc devrait rebondir à 4,5 % en 2021, selon la Banque africaine de développement (BAD). « La croissance du PIB réel devrait rebondir à 4,5 % en 2021 à mesure que l’économie se remettra d’une importante récession et que l’agriculture retrouvera une bonne croissance », estime la BAD dans son rapport annuel « Perspectives économiques en Afrique ». Au cours du troisième trimestre de 2020, les exportations de pièces automobiles ainsi que de phosphate et dérivés ont rebondi et devraient se renforcer davantage à court terme avec l’augmentation de la demande mondiale, ajoute l’institution financière panafricaine, ajoutant que « cela compensera probablement la morosité des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration qui devrait perdurer ». Par conséquent, le déficit de la balance courante et le déficit budgétaire devraient se resserrer et les pressions inflationnistes devraient rester modérées.

Al Alam

L’informel, ce fléau à la peau dure.

L’informel, fléau qui a la peau dure au Maroc, figure toujours au cœur de l’agenda politique et économique, là où la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) n’a fait que raviver le vieux débat sur les pistes d’intégration unités de production informelles (UPI). Bien que son poids dans le produit intérieur brut (PIB) soit sur une trajectoire baissière, l’informel continue de pénaliser l’économie nationale, avec un manque à gagner conséquent en matière de recettes fiscales et de mauvaises conditions de travail qui virent parfois au drame. Nombreux sont les facteurs dissuadant les UPI de s’intégrer dans le tissu économique formel qui redoutent, notamment, une fiscalité peu séduisante, une réglementation contraignante où encore des charges salariales au détriment de leur compétitivité.