La revue de presse du lundi 28 septembre

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La chloroquine introuvable selon les pharmaciens, des écoles proposent des pc à 6.000 DH, le rapport du CNDH sur Jerada… voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi:

L’Économiste

Emprunt à l’international: « Une excellente opération pour le Maroc compte tenu du contexte ».

En dépit du contexte marqué par la pandémie du Covid-19, le Maroc s’est illustré sur les marchés financiers internationaux. En décrochant un taux moyen de 1,66% pour le milliard d’euros levé via l’eurobond, le Maroc a obtenu des conditions de financement remarquables dans une période marquée par les incertitudes par rapport aux effets futurs du Covid-19. Ces conditions permettent au Trésor de réaliser une économie sur les charges d’intérêts de la dette 300 millions de DH par an. Interrogé sur le timing de cette sortie, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a souligné que “malgré ce contexte très difficile, le crédit Maroc a reçu, comme par le passé, un accueil très favorable de la part des investisseurs internationaux en raison de ses atouts incontestables: stabilité politique, un track record confirmé en matière de réformes structurelles et de stratégies sectorielles ambitieuses qui permettent de renforcer la résilience de notre économie et sa diversification pour un meilleur ancrage dans les chaînes de valeurs internationales.

Aujourd’hui le Maroc

97% des pharmaciens affirment que la chloroquine n’est pas disponible.

Depuis l’apparition des premiers cas de Covid-19, le Maroc a connu des perturbations d’approvisionnement de plusieurs spécialités pharmaceutiques, notamment celles rentrant dans le cadre du protocole de prise en charge des patients affectés par le SarsCoV2. Une étude a ainsi été élaborée pour cerner la disponibilité du Plaquenil, Nivaquine, des spécialités à base de Vitamine C, de Zinaskin, des spécialités à base de paracétamol et des spécialités à base d’azithromycine dans les pharmacies au niveau national. Pour 97%des pharmaciens, la nivaquine n’a pas été ou a été rarement disponible chez leurs fournisseurs. Le Dr Abderrahim Derraji, un des initiateurs de cette étude explique la non-disponibilité de la nivaquine et le plaquenil, produits appartenant au tableau A, par le fait qu’ils ont été réquisitionnés et mis à la disposition des patients uniquement à travers les structures publiques. Et par conséquent, les pharmaciens ne pouvaient pas s’en approvisionner.

L’Opinion

Qui paiera la facture du dépistage du Covid hors circuit public?

“En incluant les laboratoires du secteur privé dans le processus du dépistage, l’Etat serait, entre autres, à la recherche d’une alternative pour amortir ses dépenses face à une situation épidémiologique explosive”, indique l’Istiqlalien expert en assurance, Fouad Douiri, soulignant qu’ainsi les compagnies d’assurance et mutuelles seront mises à contribution. “Mais les assurances privées seront les moins impactées, puisque le nombre d’adhérents dont elles disposent ne dépassent pas les 700.000 personnes”, estime M. Douiri. Face à ces prévisions sinistrées, la CNOPS, la CNSS, l’ANAM et le ministère de la Santé, ont formé une Commission en vue de se concerter quant aux modalités de remboursement des frais Covid. Néanmoins, en cas de dépistage massif d’une zone quelconque, les tests resteront à la charge de l’Etat, nous précise un membre de ladite commission.

Libération

Plaidoyer du CNDH en faveur du respect du droit de manifester pacifiquement.

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a publié son rapport thématique sur les protestations de Jerada, en vertu des articles 4 et 5 de la loi 76-15 relative à la réorganisation du Conseil dans les domaines de monitoring, de surveillance et de suivi de la situation des droits de l’Homme aux niveaux national et régional. Ainsi, dans l’introduction dudit rapport, la présidente du CNDH, Amina Bouayach a souligné que « les protestations qui ont eu lieu dans la ville de Jerada, une des villes dépendant de l’activité minière, constituent l’une des manifestations de la problématique liée à la transition de la phase de l’exploitation des mines à la phase post-épuisement des ressources », ajoutant que cela aurait dû constituer une occasion pour mener une réflexion sur le développement d’une stratégie anticipative nationale qui vise à traiter les transformations d’ordre économique, social et environnemental dans la ville de Jerada et les régions enregistrant une situation similaire. Elle poursuit que « ces transformations rendent inévitable une transition post-exploitation des mines, étant donné que ces dernières ont une durée de vie hypothétique avant l’arrêt de l’exploitation ».

Akhbar Al Yaoum

Le taux de létalité reste sous contrôle.

En enregistrant 43 décès liés au Covid-19 samedi dernier, le Maroc aurait franchi la barre symbolique des 2.000 décès depuis le début de l’épidémie. En effet, on déplore désormais 2.041 tandis que le taux de létalité est resté stable à 1.8%. Ce taux, selon le professeur Mustapha Naji, reste sous contrôle comparé au nombre de cas positifs. Le taux de létalité de 1.8% reste faible par rapport au nombre de décès dans le monde. Par ailleurs, le professeur explique la hausse du nombre de décès au Maroc par le retard accusé dans la prise en charge des patients, qui, la plus part du temps, arrivent trop tard dans les structure hospitalières.

Al Massae

Marrakech: des écoles proposent des PC portables à 6.000 DH.

A la grande surprise des parents et tuteurs d’élèves, plusieurs établissements d’enseignement privé à Marrakech ont exigé l’acquisition d’un ordinateur portable, dont le coût s’élève à 6.000 DH, soulignant qu’il se caractérise par des fonctionnalités (logiciels, nouvelles technologies, performances avancées…) à même de faciliter la dispensation des cours. Selon des sources du journal, une école privé qui se trouve à Hay Boukkaze M’hamid à Marrakech, a demandé aux élève de la 6ème année de l’enseignement primaire d’acheter cet ordinateur durant l’année scolaire. Ceci étant, d’autres écoles privés à Marrakech ont proposé un PC à 4.000 DH alors que son prix réel ne dépasse pas les 1.500 DH, ajoute les mêmes sources.

Al Ittihad Al Ichtiraki

CGEM: appel à la déductibilité des frais de scolarité du calcul de l’IR dans la limite de 1.000 DH.

La CGEM a appelé à la déduction des frais de scolarité du calcul de l’impôt sur le revenu dans la limite de 1.000 DH par mois par enfant à charge scolarisé dans le privé. C’est ce qui ressort des propositions de la CGEM pour la préparation de la loi de finances au titre de l’année 2021. Ce plan recommande entre autres la prise en charge par l’Etat d’une indemnité de chômage pendant au moins 6 mois pour les salariés mis totalement au chômage. La CGEM demande aussi l’extension de l’exonération de l’IR et des charges sociales, pendant au minimum 24 mois, pour tout nouvel emploi de jeunes diplômés sans limitation de nombre, dans la limite d’une rémunération de 10.000 DH/mois. De plus, la Confédération recommade le maintien de la commande publique au moins au même niveau que l’année 2020, dans sa version initiale pour assurer la dynamique et la relance économique, avec une quote part de 35 à 40% au profit des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).