La revue de presse du lundi 20 avril

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Certains secteurs mettent les ressources du fonds anti-covid-19 sous pressions, Les entreprises dans le black-out avec le prolongement du confinement, Le risque de clusters de plus en plus grand…Voici les principaux titres développés par la presse nationale ce lundi 20 avril. 

Aujourdhui le Maroc
Indemnités Covid-19: le double combat des autorités

Plusieurs responsables laissent entendre que certains secteurs d’activités n’ont pas hésité à inscrire leurs salariés, ce qui a mis les ressources du fonds mis en place sous une pression importante. Le tour de vis prévu par le gouvernement prévoit de nouveaux critères. Ainsi, les entreprises désirant faire bénéficier leurs salariés du dispositif spécial d’aides doivent être en mesure de justifier une baisse de leur chiffre d’affaires (CA) d’au moins 50% par rapport à l’exercice comptable précédent. Ce n’est pas tout. Le texte de loi exige que le nombre des salariés en arrêt temporaire de travail ne dépasse pas les 50% de l’effectif total de l’entreprise concernée. Pour les entreprises ayant enregistré une baisse de CA oscillant entre 25 et 50%, l’octroi de l’indemnité sera conditionné par l’acceptation par une commission interministérielle, composée de fonctionnaires du ministère des finances, de ceux de l’emploi, ainsi que de fonctionnaires du département régissant l’activité de l’entreprise en difficulté.

Agriculture durable : Crédit Agricole du Maroc et l’AFD pleinement mobilisés

Accélérer le développement d’une agriculture durable, tel est l’objectif de la convention récemment conclue entre Crédit Agricole du Maroc et l’Agence française de développement (AFD). Ce rapprochement, qui intervient après la signature d’une ligne de crédit de 560 millions de dirhams, porte sur une convention de subvention d’un montant de 16,8 millions de dirhams. Cette subvention d’appui technique contribuera à la transformation des pratiques des acteurs du monde agricole vers une agriculture plus durable et respectueuse des ressources naturelles. A cet effet, un accompagnement adapté, à la fois technique et financier, sera proposé aux porteurs de projets d’installation ou de reconversion à l’agriculture biologique, de revalorisation des déchets agricoles ou encore de développement des énergies renouvelables.

L’Économiste
Les entreprises dans le black-out

Le confinement obligatoire a produit des conséquences inédites en droit des sociétés. Primo, le décret sur les mesures d’état d’urgence sanitaire a suspendu les délais législatifs et réglementaires. Secundo, il est difficile, voire impossible, de tenir les réunions physiques des organes sociaux à cause du confinement: «Assemblée générale, conseil d’administration ou du directoire, conseil de surveillance (…) sont tenus d’arrêter les comptes annuels en vue de s’acquitter de leurs déclarations fiscales», relève Me Kamal Habachi, avocat associé à HB Law Firm. Le gouvernement a élaboré un projet de loi prévoyant des mesures spéciales pour les sociétés durant l’état d’urgence sanitaire.

Ramadan: Akhannouch promet un approvisionnement stable et durable

Le ministère de l’Agriculture rassure. L’approvisionnement durant le mois de ramadan se déroulera dans des conditions normales en dépit de l’état d’urgence sanitaire. Le ministre, Aziz Akhannouch, qui s’exprimait lors d’une réunion tenue en visiocon férence, a précisé que «l’activité agri cole se poursuit normalement au ni veau de tous les maillons de la chaîne de valeur». Ce qui permet de garantir une offre suffisante et diversifiée en produits agricoles et alimentaires à des prix stables lors du mois de Ramadan. Le constat se dégage des échanges en trepris avec les principaux opérateurs du secteur agricole: la douzaine des Chambres d’agriculture et Comader. Cette réunion a été l’occasion de débattre des sujets liés à l’actualité du secteur dans le contexte particulier de l’état d’urgence sanitaire.

L’Opinion
Le Maroc face au risque des clusters

Avec l’apparition et la multiplication des clusters, ces foyers locaux confinés où le coronavirus se propage comme un feu de paille, le Maroc qui a franchi depuis plus d’une semaine le cap symbolique des 2.000 contaminations, entre de plain-pied dans la deuxième phase de la pandémie. Le challenge qui se pose désormais à nos autorités, qu’elles soient sanitaires ou sécuritaires, est celui de contenir ces foyers, de les réduire et d’éviter leur débordement sur l’ensemble de la population du pays. L’objectif étant de nous épargner un passage précipité et catastrophique à la troisième phase de la pandémie, synonyme d’une contamination sociétale à grande échelle, contre laquelle nous sommes loin d’être suffisamment armés.

Fès: Suivi psychologique du personnel médical

Une unité de soutien psychologique assure un suivi quotidien aux professionnels de la santé, qui sont en première ligne de la lutte contre le Covid-19. En ces temps de crise sanitaire, la mobilisation est montée d’un cran au sein du service Psychiatrie du Centre hospitalier universitaire (CHU) qui, à l’instar des autres structures hospitalières nationales et régionales, a mis les bouchées doubles pour soutenir et épauler le personnel médical et paramédical exposé à des pressions inhabituelles. Le but de cette initiative est d’aider les professionnels de santé à surmonter les réactions émotionnelles du stress, d’anxiété, d’angoisse et d’épuisement face à cette pandémie. Les professionnels de santé sont en effet au front de la lutte contre le Coronavirus et sont soumis à des pressions psychologiques et professionnelles pouvant engendrer un stress psychologique.

Albayane
Prise en charge de 60 Marocains bloqués en Mauritanie

L’ambassade du Maroc à Nouakchott a annoncé avoir pris en charge 60 citoyens marocains bloqués en Mauritanie, dans le cadre des mesures prises pour assurer le suivi des conditions des membres de la communauté marocaine résidant dans ce pays maghrébin, au vu des circonstances exceptionnelles dans lesquelles le monde vit suite à la propagation du nouveau Coronavirus. Dans un communiqué, l’ambassade a indiqué qu’il s’agit de 28 Marocains bloqués dans la capitale Nouakchott et de 32 dans la ville de Nouadhibou (nord de la Mauritanie), faisant état de la prise en charge des frais d’hospitalisation et de chirurgie dans une clinique privée d’un citoyen marocain atteint d’une maladie chronique. Parmi les autres mesures prises, la même source a cité l’intervention auprès du ministère mauritanien des Affaires étrangères et des autorités compétentes pour prolonger la durée de validité des visas pour les citoyens marocains bloqués en attendant leur retour au Maroc.

Safi: Reprise progressive des activités de pêche

Les bateaux de pêche ont repris progressivement leurs activités, vendredi au port de Safi, après près de trois semaines d’arrêt, tout en veillant au respect scrupuleux des mesures préventives adoptées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, en vue d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19). La reprise de l’activité de pêche s’est faite d’une manière progressive courant cette semaine, afin d’assurer l’approvisionnement du marché national et des unités industrielles, en produits halieutiques, a indiqué le président de la Confédération Nationale des Mareyeurs, Hassan Saâdouni. « La majorité des bateaux de pêche accostés au port de Safi, reprendront donc leurs activité, de manière progressive pour approvisionner exclusivement le marché national en produits de la mer dans ces circonstances exceptionnelles que traverse le Maroc », a-t-il dit.

Al Massae
Le ministère de l’Éducation prépare les examens

Malgré la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, le ministère de l’Éducation nationale a commencé les préparatifs pour la tenue des examens, sans pour autant en annoncer des dates ni les modalités prévues. Dans une fiche technique, le ministère a annoncé le lancement de la 4ème phase de l’enseignement à distance, qui sera axée sur les révisions et les préparations aux examens et aux contrôles pour les différents cycles de l’enseignement. Il s’agit de mettre en œuvre les cours de soutien évoqués auparavant par le ministre Amzazi. Dans ce sens, le ministère a fixé un certain nombre de règles qui garantiront une organisation maîtrisée de ces opérations.

Plus de fermeté dans le contrôle des unités industrielles

Dès l’annonce officielle de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, de nouvelles mesures répressives concernant les unités industrielles et de production ont été annoncées. Ainsi, des Walis et des gouverneurs ont été invités à faciliter les missions de commissions spéciales qui devraient effectuer des visites dans des usines pour vérifier et contrôler les mesures de prévention et d’hygiènes. Ces nouvelles instructions viennent suite à l’apparition ces derniers jours de plusieurs clusters sur des lieux de travail au niveau de zones commerciales et industrielles.