La revue de presse du lundi 1er juin

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Voici les principaux titres développés par la presse quotidienne de ce lundi 1er juin:

L’Economiste

Travailleurs sociaux: Détails de la nouvelle réglementation.

Très attendu, le projet de loi sur les travailleurs sociaux vient de passer le cap du Conseil du gouvernement. Il sera bientôt transféré au Parlement pour démarrer le processus d’adoption. L’objectif était de «renforcer la protection des travailleurs sociaux mais également des catégories vulnérables ciblées», est-il indiqué. Désormais, le concept de travailleur social devra couvrir une série de métiers qui ne se limitent plus au conseil, mais s’étendent vers l’accompagnement, l’orientation, le soutien psychologique… Ce qui impose la garantie d’une série de compétences aux travailleurs sociaux, leur permettant d’assurer leur mission avec professionnalisme.

Aujourd’hui le Maroc

Report de la hausse du SMIG : Veto syndical.

Il fallait s’y attendre. Alors que la CGEM demande le report de la deuxième tranche de la hausse de 5% du SMIG prévue en juillet en raison de la crise du coronavirus, les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille. «Nous sommes tous conscients des difficultés économiques et nous sommes pour la relance de l’économie et des entreprises. Cependant, nous pensons que cette relance passe par le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens et des classes ouvrières, chose qui sera difficile avec le report de la hausse du SMIG et SMAG notamment», a affirmé Khalid Houir Alami, secrétaire général adjoint de la CDT.

Al Massae

Baccalauréat : les candidats bloqués demandent des autorisations de déplacement entre villes.

Bloqués dans plusieurs villes, nombreux sont les candidats qui ne participeront pas aux examens du Baccalauréat. Les parents et tuteurs des élèves sont gagnés par un sentiment d’inquiétude car les déplacements entre villes seront interdits même après la levée du confinement. De ce fait, il appellent les autorités à délivrer, dans les plus brefs délais, des autorisations de déplacements entre villes pour les futurs bacheliers, surtout que les examens de la 2ème année du Baccalauréat sont prévus début juillet et que la procédure d’octroi de ces dérogations est très compliquée.

Al Alam 

Aid El Adha à l’ère du coronavirus.

Les éleveurs du bétail se posent beaucoup de questions sur la célébration de l’Aid El Adha surtout après les retombées dévastatrices de la crise pandémique sur l’économie nationale. « Si les autorités concernées décident de lever l’état d’urgence sanitaire, c’est qu’elles sont convaincues que le risque d’une seconde vague de contamination au Coronavirus est très minime. Par voie de conséquence, il faudrait organiser, à la veille de l’Aid El Adha, des marchés du bétail tout en veillant au respect des mesures de prévention sanitaires, a souligné Bouazza El Kherrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur. Il a également appelé l’Exécutif à offrir le sacrifice de l’Aid aux salariés affiliés à la CNSS en arrêt temporaire de travail, aux Ramédistes et aux travailleurs du secteur informel et améliorer leur pouvoir d’achat.

Al Ittihad Al Ichtiraki 

Relance économique: Le CMC dresse son bilan.

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) révise encore à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année 2020. L’économie nationale connaîtrait un recul de 4,3%, estime le Centre dans sa dernière note intitulée «Stratégies de relance». Il appelle ainsi à la mise en place de stratégies «conséquentes» pour sortir véritablement de cette crise, pour soutenir les entreprises et trouver d’autres organisations et modes de production susceptibles de faire face, à terme, à ce genre de crise et aussi pour apporter un fort appui à la demande «qui souffre d’une atonie sans pareille». Tout d’abord, il est urgent, selon le CMC, d’adopter une politique budgétaire plus agressive qu’à l’accoutumée et au-devant de l’ampleur des problèmes du moment, et ce à travers une loi de Finances rectificative «consistante» soulageant les entreprises et la consommation des ménages sur la base de plans de relance coordonnés. Il s’agira également d’augmenter d’une manière significative le budget du ministère de la Santé et celui des secteurs sociaux, de prévoir des abattements sur les charges sociales et l’impôt sur le revenu et des moratoires sur le paiement des impôts et de permettre le rééchelonnement ou un différé de paiement des crédits bancaires.