La revue de presse du lundi 14 décembre

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Les Américains investiront massivement au Sahara, lueur d’espoir pour le secteur touristique, plus de vaccinations pour freiner la grippe saisonnière… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi 14 décembre:

Aujourd’hui le Maroc 

Investissements: les Américains arrivent.

La reconnaissance de la marocanité du Sahara n’est qu’une première étape dans une nouvelle stratégie de repositionnement américaine sur le plan économique. Alors que la Chine, la Russie et d’autres puissances de moindre taille convoitent le continent africain, la première puissance économique et militaire ne pouvait plus rester au niveau actuel de ces investissements. Dans ce sens, la place qu’occupe le Royaume en tant que puissance continentale émergente peut jouer un rôle important non seulement au Maghreb, mais également dans toute l’Afrique de l’Ouest et centrale. Si les relations maroco-américaines étaient au beau fixe, elles sont appelées aujourd’hui à s’intensifier davantage.

L’Economiste 

Déclaration rectificative: la convention de la dernière chance.

De toutes les conventions fiscales signées entre la Direction générale des impôts (DGI) et une association professionnelle, celle qui a été paraphée avec la Fédération du transport et de la logistique, est certainement celle qui concerne le plus grand nombre d’entreprises. Selon la Fédération, elle ciblerait quelque 30.000 structures, représentant neuf branches d’activité. Les dirigeants de la fédération ont été agréablement surpris de la bonne connaissance de ces secteurs par l’administration fiscale, qui recourt maintenant à la data. Après de longues tractations, les deux parties sont tombées d’accord sur une base de régularisation. La convention a débouché sur un barème pour chacune des neuf branches représentées par la Fédération du transport. L’accord consiste à ramener le taux de contribution fiscale globale (impôts payés/chiffre d’affaires) de chaque personne à des niveaux convenus et ce, en fonction des données en possession de la DGI, notamment les taux moyens de contributions fiscales globales déclarés par les contribuables concernés.

Tourisme: lueur d’espoir pour les fêtes de fin d’année.

Les efforts menés par l’Office national marocain du tourisme pour injecter de nouvelles capacités sont de bonnes nouvelles pour le secteur du tourisme, notamment à Marrakech. L’Office vient de conclure un accord avec la compagnie aérienne EasyJet pour le lancement d’un programme de liaisons au départ de la France vers Marrakech pour la période des fêtes de fin d’année. Ce programme démarre à partir du 19 décembre prochain. Ainsi, à compter de cette date, la compagnie reliera Marrakech au départ de 4 aéroports français, à savoir Paris CDG, Bordeaux, Lyon et Nice. Au total, 29 fréquences jusqu’au 3 janvier. Avec RAM, l’Office a prévu de lancer 14 nouvelles lignes internationales qui vont bientôt relier ces trois villes marocaines à une dizaine de métropoles européennes et ce dès le 15 décembre. Au total, ces nouvelles lignes internationales offrent une capacité de 150.255 sièges qui sera injectée durant les 5 prochains mois.

Al Bayane

Travail social: le CESE pour une loi-cadre.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande de réglementer le travail social en vertu d’une loi cadre qui inclurait une définition marocaine du travail social, s’appuyant sur la définition internationale du travail social, et énoncerait les grands principes du travail social. Le CESE, qui a adopté, le 26 novembre dernier à l’unanimité, l’avis portant sur le projet de loi 45-18 relatif à la réglementation de la profession du travailleur et travailleuse social, indique dans un communiqué que cette loi cadre préconisée devrait prévoir, en outre, des mesures de protection spécifiques des travailleurs sociaux dans le code du travail, le code pénal et le statut général de la fonction publique, en matière d’indépendance professionnelle, de secret professionnel et de protection d’un ensemble de risques d’agressions, de diffamation et de contaminations liés à l’exercice. Il importe aussi, poursuit le CESE, d’élaborer un statut particulier des travailleurs (ses) sociaux dans la fonction publique, les collectivités territoriales et autres établissements relevant de l’Etat.

Akhbar Al Yaoum 

TGR: déficit budgétaire de 57,7 MMDH à fin novembre.

La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 57,7 milliards de dirhams (MMDH) au terme des onze premiers mois de 2020, contre 43 MMDH au cours de la même période un an auparavant, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Ce déficit tient compte d’un solde positif de 5 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), indique la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de novembre. Ce bulletin fait également état d’une baisse des recettes ordinaires brutes de 1,4% et une hausse des dépenses ordinaires émises de 3,6%, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 2,5 MMDH. Compte tenu d’un besoin de financement de 60,6 MMDH et d’un flux net positif du financement extérieur de 12,6 MMDH, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 47,9 MMDH.

Al Ahdath Al Maghribia 

Grippe saisonnière: le ministère de la Santé veut vacciner plus de monde.

Si le ministère de la Santé prenait auparavant en charge la vaccination des population démunies contre la grippe saisonnière et appelait les autres catégories à se procurer le vaccin dans les pharmacies contre 125 dirhams et sur ordonnance, il invite désormais les citoyens à venir se faire vacciner gratuitement. Et pour cause, le faible engouement des citoyens pour le vaccin quadrivalent, ce qui a causé la péremption de doses du vaccin de cette année. La faible affluence des citoyens ne serait pas la seule cause de la péremption du vaccin, mais aussi parce que les virus ne cessent de muter. A noter également que le faible engouement des population pour le vaccin grippal n’est pas uniquement dû à son prix élevé par rapport à l’année précédente, mais aussi à cause des conditions d’en bénéficier, qui ont alourdi la facture de vaccination.