La revue de presse du lundi 13 avril 2020

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Les recommandations de la HACA pour les radios et télés, la crise du BTP en pleine pandémie du coronavirus, décélération des crédits et bancaire et creusement de la dette publique sont à la une de la presse nationale quotidienne de ce jour.

 

Aujourd’hui le Maroc
Radios et télévisions marocaines : Les recommandations de la HACA

Dans le contexte de la mobilisation nationale pour la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19), le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle a adopté lors de sa télé-réunion du 10 avril 2020 un rapport faisant état de l’effort spécifique déployé par les radios et télévisions marocaines et rappelant quelques principes à respecter en matière de traitement médiatique de la question de la pandémie. Basé sur un travail de monitoring et de suivi des programmes et des capsules de sensibilisation diffusés par 18 services radiophoniques et télévisuels publics et privés pendant la période allant du 19 mars au 9 avril 2020, ce rapport a été transmis à l’ensemble des opérateurs audiovisuels en prévision notamment des prochaines étapes de l’évolution de cette crise sanitaire mondiale.

 

Lancement de la 2è phase de l’opération « Salama »

 

La 2-ème phase de l’opération « Salama » visant à soutenir les personnes âgées et en situation de handicap a été lancée par le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, afin de protéger cette catégorie du nouveau Coronavirus (Covid-19). Selon un communiqué du ministère, cette opération lancée en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population, vise à mettre à la disposition des établissements de protection sociale à Rabat, Casablanca, Fès et Tanger des “Salama Kits” pour l’hygiène et la prévention du Covid-19. Il s’agit d’une mesure visant à préserver la santé de cette catégorie sociale et à fournir les soins nécessaires et le soutien de base pour répondre à ses besoins, dans le cadre de la lutte contre cette nouvelle pandémie.

 

L’Economiste
Marchés publics: Le BTP craint la double peine

Le désarroi s’installe chez les entreprises de BTP. L’écrasante majorité des chantiers sont actuel lement à l’arrêt pour deux raisons. D’abord, l’interdiction par le mi nistère de l’Intérieur d’un certain nombre d’activités dont la distribu tion des matériaux de construction et de tous les intrants utilisés dans le BTP. Ensuite, les entreprises du BTP font face à un départ massif des ouvriers dans leur région d’origine depuis le confi nement de la population. «Il y a une incertitude qui entoure la date de dé part de la situation de force majeure si l’on suit la chronologie des évé nements depuis le 20 mars, date de publication de la liste des activités autorisées à continuer pendant l’état d’urgence. Sachant que le décret-loi ne dit pas explicitement arrêt du travail. Par conséquent, il persiste une ambiguïté entre le décret-loi et la lettre du ministre de l’Intérieur», déclare Me Kamal Habachi, avocat d’affaires, associé au cabinet HB Law.

Compensation: La trajectoire fortement baissière

Une dépense en forte baisse pour les finances publiques. La charge de compensation devrait se contracter fortement sur les mois à venir sous l’effet du plongeon du cours du baril du pétrole et de la tonne du gaz butane qui lui est directement lié. Pour le moment, le cartel du pétrole peine à déployer une politique de réduction de pro duction, en raison de la résistance de certains pays membres. Et la dé cision d’une éventuelle baisse des volumes ne devrait intervenir que d’ici l’été prochain. C’est dire que le montant de 14,6 milliards, bud gétisé par la loi de finances 2020, ne sera probablement pas atteint cette année. Même si la charge de la subvention du gaz butane a démarré le présent exercice avec une forte hausse sur les deux premiers mois: 31% par rapport à la même période de 2019.

L’Opinion
Marocains bloqués à l’étranger: 30 jours d’attente

Cela fait exactement un mois que le Maroc a fermé presque hermétiquement ses frontières terrestres, maritimes et aériennes. Cela fait donc 30 jours que les milliers de marocains qui étaient hors du pays lorsque cette fermeture s’opérait sont bloqués, sans possibilité de retour. Des chiffres relayés par la presse et confirmés à l’Opinion par le Ministère Marocain des Affaires étrangères évoquent un total d’environ 17.000 personnes retenues à l’étranger.

 

Libération
Décélération à 4,9% du crédit bancaire en février

Le rythme d’accroissement annuel du crédit bancaire au secteur non financier a décéléré de 5,3% à 4,9% en février 2020, indique Bank Al-Maghrib (BAM). Cette évolution reflète un ralentissement de la croissance des concours aux sociétés non financières privées de 6,3% à 5,8%, un repli de 3,5%, après une hausse de 0,4%, des crédits aux sociétés non financières publiques et une quasi-stagnation des prêts aux ménages à 4,4%, indique BAM dans une note sur ses indicateurs clés des statistiques monétaires de février 2020. La ventilation par objet économique du crédit bancaire au secteur non financier fait ressortir un ralentissement de 7,7% à 6% du rythme de progression des facilités de trésorerie et de 4,4% à 4,1% de celui des crédits à la consommation. En revanche, la croissance des prêts immobiliers a stagné à 3,4% et celle des crédits à l’équipement est passée de 5,7% à 6%.

Akhbar Al Yaoum
Amzazi : Il n’y aura pas d’année blanche!

Il n’est pas question de décréter une année blanche dans les écoles à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, a indiqué le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi, Les examens sont maintenus, a-t-il ajouté, notant que la programmation restera tributaire de la date de la levée du confinement. Amzazi a également précisé que les cours de soutien seront intensifiés après la reprise des études, tout en mettant en avant le fait que l’année scolaire a démarré début septembre 2019 et que les cours présentiels n’ont été interrompus que le 13 mars dernier, ce qui constitue 75 % du temps scolaire. Par ailleurs, le ministère a pu mettre en place plus de 657.000 classes virtuelles, soit 90 % de celles qui existent réellement, a-t-il précisé.

Al Ittihad Al Ichtiraki
Ministère de la Justice: Série de mesures pour lutter contre le coronavirus

Le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader, qui tenait une réunion en visioconférence avec les sous-directeurs a affirmé que le ministère a pris une série de mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. Ces mesures portent sur la suspension des audiences dans les différents tribunaux du Royaume en coordination avec le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et le ministère public. Ainsi, un communiqué conjoint a été publié le 16 mars dernier qui précise que cette suspension intervient à partir du 17 mars jusqu’à nouvel ordre et que les audiences relatives à des affaires impliquant des personnes poursuivies en état de détention, à des dossiers en référé ou à des dossiers d’instruction seront maintenues. Les autres mesures concernent aussi l’acquisition de 100.000 masques au profit des magistrats et des fonctionnaires.

Dette extérieure publique: un encours de 339,8 MMDH à fin 2019

L’encours de la dette extérieure publique a atteint plus de 339,8 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2019, soit 29,7% du produit intérieur brut (PIB), selon les données de la Direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE). Au terme de l’année 2019, l’encours de la dette extérieure du Trésor s’est établi à 161,5 MMDH et celui de la dette extérieure hors Trésor à 178,3 MMDH, relève la DTFE dans son bulletin trimestriel de la dette extérieure publique. La structure des créanciers est dominée par les multilatéraux (49,4%), suivis des bilatéraux (25,6%) et du Fonds monétaire international et des banques commerciales (25%).