La revue de presse du jeudi 31 décembre

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Un call center pour les MRE, des cliniques privées prises la main dans le sac, « reprise relative » du marché du travail… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de jeudi: 

Le Matin

Bientôt un centre d’appels externalisé à l’écoute des préoccupations des MRE.

Le nombre des Marocains résidant à l’étranger est estimé à plus de 5 millions de personnes, dont 85% résident en France, en Italie, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Cette communauté installée dans des pays d’accueil demeure très liée au Maroc et par conséquent elle est amenée à effectuer constamment des procédures et des transactions qui nécessitent un accompagnement particulier. Dans cette perspective, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger œuvre, à travers la Direction des affaires consulaires et sociales, pour la mise en place d’un centre d’appels consulaire. Il est à signaler que la population cible est composée, en plus des Marocains résidant à l’étranger, des étrangers demandeurs de visas ainsi que des Marocains résidant au Royaume. Le centre d’appel devra permettre de répondre aux interrogations des MRE relatives aux conditions de délivrance des différentes prestations consulaires, au suivi de leurs dossiers et à la réception et le traitement de leurs remarques, propositions et réclamations.

L’Economiste

Malgré le vaccin anti-Covid, de grosses incertitudes pèsent sur la reprise en 2021.

Le gouvernement a décidé de renforcer les mesures de restriction, sans doute, pour éviter les conséquences néfastes d’un relâchement de vigilance durant les fêtes de fin d’année. Depuis le début de la crise, il y a un équilibre difficile à trouver entre la sauvegarde des vies humaines et de l’économie. Le Maroc a déployé une batterie de mesures pour atténuer le choc lié à la pandémie. La perspective de la vaccination éclaircit quelque peu l’horizon sur le plan sanitaire. En revanche, sur le plan économique, les séquelles de la crise mettront du temps à disparaître, la conjoncture ayant dévié la croissance du PIB et le déficit budgétaire de leurs trajectoires. Le PIB chuterait de 6% à 7% alors que le déficit budgétaire s’alourdirait à un montant équivalent à 7,5% du PIB.

L’Opinion

Le délai de validité des admissions temporaires des véhicules de tourisme prorogé au 30 juin 2021.

Le délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules de tourisme a été prorogé jusqu’au 30 juin 2021, indique mercredi l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII). Dans un communiqué, l’ADII « informe les Marocains du monde et les touristes étrangers que compte tenu de la persistance des difficultés de déplacement à l’international, il a été décidé de proroger le délai de validité des admissions temporaires (AT) des véhicules de tourisme jusqu’au 30 juin 2021 ». Cette mesure est appliquée aux véhicules de tourisme dont le délai d’admission temporaire arrive à échéance en 2020 ou durant le premier semestre de l’année 2021, précise le communiqué.

Libération

Des cliniques privées prises la main dans le sac.

Les opérations d’inspection et de suivi menées par les services d’inspection générale du ministère de la Santé ont concerné quelque 56 cliniques, dont 8 prenant en charge les patients Covid-19, a affirmé le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb. En réponse à une question orale à la chambre des conseillers portant sur « les dépassements tarifaires des cliniques privées », M. Ait Taleb a relevé que ces établissements de santé privés inspectés sont répartis entre les différentes régions du Royaume, dont certains font l’objet de plaintes, notant que cette opération a été l’occasion de s’arrêter sur les dépassements des tarifs nationaux de référence (TNR). Le responsable gouvernemental a relevé qu’à l’issue d’une réunion de la commission permanente de suivi de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), il a été décidé de restituer les sommes indûment perçues au profit des assurés victimes des violations, ainsi que de suspendre le mode tiers payant dans le cadre de l’accord conclu entre les organismes chargés de l’assurance maladie obligatoire, les médecins et les institutions concernées.

Assahraa Al Maghribiya

Amekraz: le marché du travail connait une « reprise relative » grâce à la relance progressive de l’économie nationale.

Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Amekraz a indiqué, à Rabat, que le marché du travail connait une « reprise relative » suite à la relance progressive de l’économie nationale. S’exprimant lors d’une réunion, tenue par le Conseil supérieur de la promotion de l’emploi, le ministre a souligné que les mesures prises pour faire face aux répercussions économiques et sociales de Covid-19 ont contribué, de manière générale, à maîtriser l’aggravation de la situation au niveau du marché du travail, précisant que les données des déclarations de salaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) relèvent que l’activité économique commence à se rétablir progressivement. « Le nombre de personnes inscrites à la CNSS a atteint 1,6 million personnes au mois d’avril, tandis que quelque 2,5 millions employés ont été inscrits jusqu’à ce jour, et près de 100.000 employés n’ont pas encore repris leur travail », a-t-il dit.

Al Ittihad Al Ichtiraki

Plainte des trois institutions sécuritaires contre des individus établis à l’étranger pour outrage envers des fonctionnaires et les corps constitués.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et la Direction générale des études et de la documentation (DGED) ont porté plainte devant le Parquet près le tribunal de première instance de Rabat contre des individus établis à l’étranger pour outrage à des fonctionnaires publics lors de l’exercice de leurs missions et envers les corps constitués, ainsi que pour dénonciation calomnieuse et crimes fictifs et diffusion d’allégations et de faits mensongers et diffamation. Un communiqué conjoint des trois institutions sécuritaires indique que la présentation de cette plainte devant les autorités judiciaires compétentes intervient dans le cadre de l’exercice du droit d’ester en justice garanti à ces institutions et de la mise en œuvre du principe de la « Protection de l’Etat » assuré aux fonctionnaires de sûreté, suite aux agressions verbales proférées à leur encontre lors de l’exercice de leurs missions, et à la multiplication des actes de diffamation et d’outrage commis par les personnes dénoncées.