La revue de presse du jeudi 12 mars 2020

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Droit à l’information, Changements à la tête des universités, Ce que gagnent les Marocains, La croissance ralentie par le coronavirus… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce jeudi:

L’Economiste 
Droit du citoyen à l’information: la loi applicable dès aujourd’hui

• C’est un grand jour pour les défenseurs du droit d’accès à l’information. La loi qui le consacre sera complètement applicable dès aujourd’hui. L’entrée en vigueur de ses articles les plus emblématiques, de 10 à 13, était soumise à une période transitoire de deux ans. Et ce, à compter de la publication de la loi au Bulletin officiel du 12 mars 2018. Les articles 10 à 13 régissent «les mesures de publication proactives» auxquelles «les institutions et organismes concernés doivent» se plier: Parlement, collectivités territoriales (régions, provinces, communes…), tribunaux, administrations, établissements publics ou privés investis d’une mission de service public…Ces entités sont obligées de «publier le maximum d’informations» qui sont en leur possession via notamment « les portails nationaux des données publiques ».

Du changement dans l’organigramme des universités

• Les ministères de l’Enseignement supérieur et des Finances viennent de diffuser une décision conjointe, relative à l’organigramme des universités. Le document de 14 pages détaille les postes de management de l’université et des établissements qui lui sont liés, ainsi que les missions assignées à chaque fonction. Les responsabilités sont ainsi clairement établies. Deux pôles ont également été rajoutés au niveau de la présidence: Digitalisation et études doctorales, dont les responsables seront nommés par le ministère, sur proposition des présidents d’université. Ces derniers seront désormais assistés par deux vice-présidents, un secrétaire général et deux responsables de pôles.

Aujourd’hui le Maroc 
Produits du terroir: 50 groupements producteurs ciblés par l’ADA

•  Les produits du terroir constituent une mine d’or qui n’attend qu’à être explorée à sa juste valeur. Pour ce faire, l’amélioration de la compétitivité et de la viabilité des groupements de producteurs de produits du terroir s’avère indispensable. Partant de là, l’Agence pour le développement agricole (ADA) planche actuellement sur l’accompagnement de ces groupements dans les l2 régions du Maroc. Cela concerne les groupements producteurs des produits du terroir et/ou présentant un fort potentiel de production et de commercialisation. A ce titre, l’agence vise 50 groupements producteurs de produits du terroir sur les 5 prochaines années.

Contribution de la diaspora marocaine à l’économie nationale.

• Avec 3,1 millions de personnes d’origine marocaine vivant à l’étranger en 2019, le Maroc est classé 22ème pays à avoir la plus grande population de migrants au monde et le 2ème dans la région MENA derrière l’Egypte, indique une récente analyse de Policy Center for the New South en faisant référence aux statistiques des Nations Unies. La diaspora marocaine, qui comprend les migrants et leurs enfants, pourrait représenter 20% de la population du pays. Les migrants marocains allègent la problématique du chômage et du sous-emploi. Leur contribution aux recettes en devises du pays peut dépasser 10% du PIB marocain.

L’Opinion 
Economie marocaine: risque d’une faible croissance

•  L’économie marocaine est confrontée cette année au pire taux de croissance jamais enregistré durant les deux dernières décennies, prévient le Haut-Commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi dans une déclaration à l’Agence américaine Bloomberg. La raison est que d’un côté le Royaume fait face à une sécheresse préoccupante qui fait des ravages dans le secteur agricole, d’un autre côté le nouveau Coronavirus qui frappe sévèrement le tourisme, un secteur vital pour l’économie marocaine, souligne Lahlimi. Selon lui, «le ciel n’a pas été très généreux cette année», faisant référence aux faibles précipitations. Ainsi, après avoir prévu une croissance du PIB de 3,5% cette année, le HCP compte réduire ses prévisions de croissance pour 2020 d’un tiers, à 2,2% ou 2,3%, «alors que nous continuons à évaluer une situation qui évolue rapidement, ajoute-t-il.

Ce que gagnent les Marocains.

•  Avec déjà 1 Dh de moins sur le litre de gasoil que le 1er janvier, les consommateurs marocains se frottent les mains en lisant que le cours du pétrole est au plus bas depuis trois ans. Importateur de pétrole, le Maroc pourra ainsi réduire sa facture énergétique, voir son déficit commercial s’amenuiser, ses réserves de devises et son budget consacré à la compensation du gaz butane moins sollicités. Un coût du transport moins cher devrait, normalement, se traduire également par une baisse des prix d’autres produits.

Akhbar Al Yaoum 
Benchaâboun s’attaque à l’absentéisme des fonctionnaires

• Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a appelé à l’unification des procédures relatives à la présence quotidienne des fonctionnaires et à la mise en œuvre des procédures nécessaires pour les absents avec retenue sur salaire. Dans une note adressée aux directeurs du ministère, Benchaâboun a insisté sur le respect de la circulaire du Premier ministre sur l’absentéisme illégal au travail, qui comprenait un ensemble de mesures préventives permanentes, indiquant que la mise en œuvre de cette publication ne se fait pas de manière uniforme au niveau de toutes les directions du ministère. Dans ce sillage, le ministre a appelé les responsable de son département à signaler toute absence auprès des services des ressources humaines dans un délai maximal de 3 jours. Il a également demandé que la procédure disciplinaire soit appliquée en cas d’absence répétée du travail sans justification, avec notamment l’expulsion du travail comme procédure extrême.

3 millions d’agriculteurs marocains
privés de couverture médicale

• Plus de 3 millions d’agriculteurs marocains sont privés de couverture médicale bien qu’il s’agissait de l’un des objectifs du Plan Maroc Vert (PMV 2008-2020). Intervenant devant la commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants, le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, a fait savoir que depuis le début du PMV il avait demandé l’intégration des agriculteurs dans le dispositif de couverture médicale, « sans que cet objectif ne soit atteint ». La raison de cet échec, selon lui, réside dans le caractère saisonnier du travail agricole. A cet effet, Akhannouch a appelé la CNSS à mettre en place un système de pointage propre à l’agriculteur », ce qui permettra de fixer un plafond de 130 à 140 journées de travail. Aussi, l’octroi de la carte d’agriculteur permettra à cette catégorie de bénéficier de la couverture médicale.

Al Massae 
Concertations entre le PJD et l’Istiqlal

• Le Parti de la Justice et de développement et le Parti de l’Istiqlal ont tenu une rencontre de concertation à l’initiative des deux secrétaires généraux. La rencontre a été l’occasion de partager les points de vue concernant les développements du paysage politique au Maroc et les défis auxquels doivent faire face les acteurs partisans pour assumer leur mission d’encadrement, en vue d’une mutation substantielle qui répond aux aspirations et aux besoins des citoyens. Ce changement serait de nature à rétablir la confiance du citoyen dans la chose publique et contribuera à la mise en œuvre de la citoyenneté active et à l’implication positive dans la construction démocratique.

Immobilier: l’introduction des OPCI
devrait dynamiser le marché

• Le leader mondial en conseil immobilier d’entreprise, Jones Lang Lasalle (JLL) vient de publier son rapport 2019 sur l’immobilier professionnel à Casablanca. Dans ce rapport JLL souligne que l’activité du marché immobilier professionnel est restée stable au cours de l’année 2019, Casablanca ayant vu l’achèvement de grands projets et l’annonce de nouveaux chantiers, notant que malgré les défis qui persistaient dans nombreux secteurs durant la deuxième moitié de 2019, l’introduction des OPCI au Maroc et l’approbation de nouveaux programmes d’investissement immobilier devraient dynamiser le marché et attirer de plus en plus d’investisseurs étrangers dans les années à venir.

Al Alam 
Top 3 des plus belles villes marocaines selon Forbes.

•  Tanger, Chefchaouen et Fès sont les plus belles villes à visiter absolument au Maroc, selon le magazine Forbes. Tanger dispose en effet d’infrastructures hôtelières et touristiques variées, d’une vaste plage sur plus de 7 km, rappelle le magazine, notant que grâce à ses atouts, la ville du détroit a attiré plusieurs artistes et écrivains. De son côté, Chefchaouen est une ville toute bleue, située dans les montagnes du Nord-Est du Maroc, poursuit la même source, soulignant qu’elle mérite d’être visitée de grâce à ses attraits touristiques. En dernier lieu arrive Fès qui est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Considérée comme la capitale culturelle et spirituelle du Royaume, elle abrite la plus ancienne université du monde.

Coronavirus: le Maroc en première phase.

•  Le ministère de la santé a annoncé que, sur 3 phases de propagation du Covid-19, le Maroc se trouve actuellement à la première phase car il s’agit jusqu’à présent de cas d’individus en provenance de l’étranger. Le ministère a, en outre, fait savoir que ses services prend toutes les mesures nécessaires pour accompagner les cas confirmés, conformément aux normes sanitaires nationales et internationales. Par ailleurs, les cas contacts seront répartis sur 3 catégories en fonction du degré de contact avec les personnes atteintes par le virus, et ce pour un meilleur suivi et contrôle de leur situation.

Une CNIE biométrique « intelligente ».

• Le commissaire divisionnaire et chef du projet de la CNIE à la DGSN, Mouhcine Yejjou, a indiqué que la nouvelle génération de la carte d’identité biométrique permet d’identifier son détenteur de manière plus sûre et plus fiable, garantit aux citoyens un accès sécurisé et facile aux services numériques. Pour sa part, la responsable de coordination et suivi des projets informatiques, Salwa Jamila, a fait savoir que cette nouvelle CNIE est équipée des dernières technologies en termes de sécurité, notant que l’authentification sera ainsi facilitée tandis que la falsification sera rendue plus difficile, grâce aux différents niveaux de sécurité visuelle, numérique et physique.