La revue de presse du 18 avril 2020

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Quelle scénario pour l’économie marocaine après la fin de la crise sanitaire ? Un prolongement du confinement est à prévoir, Des mesures exceptionnelles pour les affiliés à la CNSS…Voici les principaux titres développés par la presse quotidienne et hebdomadaire ce samedi 18 avril. 

Telquel
Après la crise, quelle relance?

Le projet de décret-loi instituant le gel des engagements de dépenses, transformé par la suite en circulaire du Chef du gouvernement, a envoyé un mauvais signal. Il a laissé croire qu’en ces temps de crise, la tentation au sein de l’Exécutif était de mener une politique d’austérité afin de préserver les sacro-saints équilibres macroéconomiques. Cette option est démentie par le ministre de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, qui affirme qu’“il n’a jamais été question d’austérité”. Des scénarios de relance sont en cours d’étude. Cette relance “pourrait être axée sur un appui à la consommation et un maintien d’un rythme soutenu de l’investissement public et pourrait être envisagée, à travers une relance budgétaire, moyennant une consolidation des dépenses publiques.

Laclasse.ma, une plateforme de e-learning lancée par des MRE pour les profs et élèves marocains

C’est l’une des belles initiatives nées pendant la crise du Covid-19. Alors que les écoles sont fermées depuis le 16 mars, de jeunes Marocains résidant à Paris viennent de lancer Laclasse.ma, une plateforme de e-learning à destination des professeurs et étudiants marocains. Opérationnelle depuis le 13 avril, cette plateforme interactive gratuite et destinée à tous les niveaux d’enseignement et disciplines permet aux enseignants de faire leurs cours en live après avoir préalablement invité leurs élèves à s’inscrire. Ils bénéficient également d’une panoplie d’outils virtuels pour organiser au mieux leurs cours. “La crise actuelle a été l’élément déclencheur de ce projet. On a eu pas mal de remontées de profs qui voulaient vraiment faire de leur mieux pour enseigner, et d’étudiants qui galéraient pour continuer à suivre leurs cours pendant cette période”, explique à TelQuel Sofia Cherfaoui, chargée des relations médias pour la plateforme.

Al Ayyam
Se dirige-t-on vers un prolongement de confinement?

Quelques jours seulement nous séparent du 20 avril tant attendu par les Marocains qui se demandent si l’état d’urgence sanitaire serait alors levé. Bien que l’apparition de certains foyers de contamination ces derniers jours puisse être inquiétante, le Maroc n’a toujours pas atteint la 3ème phase de la pandémie qui constitue le pic de l’épidémie grâce aux différentes mesures entreprises pour endiguer la propagation du virus. En revanche, malgré toutes ces mesures, ajoutées à l’élargissement de la liste des centres et laboratoires chargés d’effectuer les tests de dépistage du Covid-19, le prolongement de l’état d’urgence sanitaire au-delà du 20 avril est le scénario le plus probable, selon une source au gouvernement. Ce prolongement peut aller de 2 semaines à un mois supplémentaire, précise la même source, qui assure que le Maroc ne pourrait courir le risque d’annoncer le retour à la normale avant d’endiguer complètement le virus, malgré le coût économique du confinement. Aujourd’hui, la balle est dans le camp du comité de veille économique, qui prendra la décision, sur la base des données fournies par le comité scientifique et technique du ministère de la Santé.

 

Akhbar Al Yaoum
Covid: El Otmani s’adresse aux utilisateurs des réseaux sociaux

Première du genre, le chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, s’est adressé aux utilisateurs des réseaux sociaux, notamment le groupe « citoyen bénévole », pour les inciter à respecter les mesures préventives contre le Covid-19. Dans une capsule vidéo de 4min 30s, El Otmani n’a pas manqué de saluer les efforts de ces activistes sur la toile, appelant ces jeunes à davantage d’implication dans les efforts visant à sensibiliser les citoyens sur les mesures de prévention à prendre pour lutter contre la propagation de la pandémie du Coronavirus et faire respecter le confinement.

Des mesures exceptionnelles pour les employeurs affiliés à la CNSS et leurs employés

La Chambre des conseillers a adopté jeudi le projet de loi 25.20 édictant des mesures exceptionnelles en faveur des employeurs affiliés à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) et de leurs employés déclarés, qui pâtissent des retombées de la propagation du coronavirus (Covid-19). Selon le projet de décret, seules les entreprises ayant accusé une baisse du chiffre d’affaires d’au moins 50% durant chacun des mois d’avril, mai et juin, par rapport aux mêmes mois de l’année 2019, peuvent bénéficier de l’indemnité. De plus, le nombre d’employés et de stagiaires sous contrat d’insertion en arrêt, déclarés à la CNSS au titre du mois de février 2020, ne doit pas dépasser 500. Si le nombre est supérieur à 500 employés, le dossier devra être soumis à étude par un comité composé de représentants des ministères des Finances, de l’Emploi, de la CGEM et des départements de tutelle dont relève l’activité en arrêt.

Al Massae
Indemnité forfaitaire: le gouvernement ferme

Le gouvernement a listé les conditions selon lesquelles les salariés déclarés seraient éligibles à l’indemnité forfaitaire. Après plusieurs fausses déclarations constatées au mois de mars, il a été décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la réception des demandes des salariés en arrêt de travail pour le mois d’avril. Ainsi, seules les entreprises ayant accusé une baisse du chiffre d’affaires d’au moins 50% durant chacun des mois d’avril, mai et juin, par rapport aux mêmes mois de l’année 2019, peuvent bénéficier de l’indemnité.

La CNDP contre la divulgation de l’identité des personnes contaminées par le Covid

Après l’appel à manifestation d’intérêt pour le développement d’une application de traçage des contaminations au Covid-19, la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) a recommandé de veiller à informer, en application du principe de transparence, l’utilisateur ciblé de la finalité affichée et des moyens utilisés pour l’atteindre et à ce que seules les autorités dûment habilitées soient en mesure d’accéder, chaque agent selon ses missions, aux seules données à caractère personnel jugées nécessaires à l’exécution de ses missions propres en conformité avec la finalité affichée.

Al Alam
Le chômage passera à 12.5% à cause de la crise sanitaire

La pandémie du Covid-19 aura des répercussions non seulement sur la santé des Marocains mais aussi sur leur situation économique. En effet, les dernières prévisions du Fond monétaire international (FMI) révèlent que le taux de chômage au Maroc augmentera à 12.5% cette année, contre 9.2% en 2019. Cette crise sanitaire a forcé de 800.000 salariés affiliés à la CNSS à observer un arrêt temporaire de travail à fin mars dernier. L’économiste Idriss Elfina a souligné que l’arrêt de travail durant cette période ne peut être considéré comme une perte d’emploi, surtout que l’État a prévu des indemnités contre cet arrêt obligatoire.

La Vie éco
La situation des charges et des ressources du Trésor à fin mars fait ressortir un excédent

Il est bien vrai cependant que la crise sanitaire qui sévit au Maroc n’a affecté les activités économiques au premier trimestre que sur une semaine ou deux, suivant les secteurs ». Comme l’estimait le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa note de conjoncture, le PIB sur les trois premiers mois de l’année a, malgré tout, augmenté de 1,1%, et les pertes pour cette période, dues au coronavirus, n’auraient pas dépassé 4,1 MMDH. Pourtant les recettes fiscales sont restées à quelques dirhams près au même niveau qu’au premier trimestre 2019, soit 59 MMDH, et cette stagnation, comme le montrent les statistiques du ministère des finances, s’explique par le tassement des impôts directs, dont la progression n’a pas dépassé 0,3% à 28,8 MMDH.

Les bénéfices des banques cotées en bourse seraient amputés d’environ 4,2 milliards de dirhams

Le secteur des banques et assurances est l’un des secteurs les plus exposés au ralentissement économique induit par la crise du covid-19″. Les établissements de crédit et les compagnies d’assurances devront subir de plein fouet la crise qui sera très visible sur leurs capacités bénéficiaires ». Ce sont environ 5 MMDH de bénéfices qui vont s’évaporer des comptes de produits et de charges de ces établissements financiers, d’après des projections qui ont retenu trois scénarii (optimiste, central et pessimiste, en fonction de l’allongement de la durée du confinement). Challenge :