La revue de presse de ce mardi 25 août

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Les vacances judiciaires accentuent la crise du covid-19, évolution alarmante de la situation épidémiologique, à Casablanca, la létalité du virus devient inquiétante, l’Etat propose de moins en moins d’emplois… Voici les principaux titres développés par la presse nationale aujourd’hui. 

 

L’Économiste
La facture des vacances judiciaires

Pandémie, justice en congé, défaillances d’entreprises et une loi sans textes d’application. Tel est en partie le paysage apocalyptique qui se dégage de la rentrée des grandes vacances. La situation économique et financière devient de plus en plus insoutenable pour les sociétés en difficulté. Et ce au moment où la déclaration d’état d’urgence sanitaire entame son 6e mois. Face à ce contexte, le monde judiciaire accuse un retard dans le traitement des dossiers. Ce n’est là qu’un aspect des effets de la crise sanitaire causée par le Covid-19. La suite pourrait être plus chaotique.

Quand le Maroc importe l’essentiel

A fin juillet dernier, le trafic maritime géré par l’Agence nationale des ports (ANP) s’est inscrit sur un trend haussier à 54,7 millions de tonnes. Marquant ainsi une hausse de 6,3% par rapport à la même période. Mais l’essentiel de l’amélioration a été réalisé sur le premier semestre puisque le mois de juillet a accusé un léger repli de 0,8% en comparaison avec le même mois de l’année passée. De manière générale, la hausse des flux à l’import comme à l’export résulte du trafic de produits stratégiques. A l’import, il est à relever un bond de près de 50% des achats des céréales, de 20% de ceux de l’aliment de bétail, de 11,8% des acqui sitions de charbon ainsi que de l’ammoniac (29%) et du soufre (15,1%). Au total, «les importations ont augmenté de 8,2% à 33,8 millions de tonnes», précise l’ANP.

 

Aujourd’hui Le Maroc
Le retour au confinement peut-il être évité ?

Évolution alarmante de la Covid-19 au niveau national. Au moment où on recensait les cas par dizaines, on parle actuellement de records quotidiens par milliers mettant la santé publique et les fondements économiques du pays en péril. Le sort du Maroc se décidera les jours à venir. Va-t-il éviter le retour à la case départ et permettre à sa machine économique de reprendre? Tout dépendra du comportement de la situation épidémiologique à court terme. Le relâchement observé après le dé-confinement a, en effet, coûté la vie à des centaines de personnes dont 112 durant ces trois derniers jours. Le nombre total des décès liés à la Covid a atteint, aux dernières statistiques du ministère de la santé, les 888 morts. Le taux de létalité a ainsi grimpé à 1,7% tandis qu’il était stable à 1,5% pendant plusieurs semaines.

L’Etat va-t-il de moins en moins recruter ?

La puissance et la rapidité de la chute des offres d’emplois dans la fonction publique est un facteur révélateur de la crise que traverse actuellement l’économie. Au Maroc, comme partout ailleurs dans le monde, le processus des recrutements dans les emplois publics a été compromis en raison de la difficulté de tenir les épreuves de concours et les examens professionnels durant la période de confinement. Ce qui laisse prévoir une baisse de la cadence des recrutements dans les emplois publics comme étant une des conséquences directes de la crise due à la Covid-19. A cela s’ajouteraient les diminutions éventuelles des budgets durant les années à venir réduisant par conséquent le nombre de postes budgétaires dans le secteur public. Le véritable impact de cet épisode sur l’économie, sur les différents secteurs d’activités et sa persistance dans le temps, ne pourrait peut-être être évalué que dans les mois à venir.

L’Opinion
La saison estivale engloutie par le Coronavirus

Le rouleau compresseur de la Pandémie du Coronavirus a finalement eu raison de la saison estivale. En un laps de temps, les plages marocaines sont tombées les unes après les autres tel un vulgaire château de cartes, entraînant dans leur chute un tourisme balnéaire déjà amoindri par un retard au démarrage de plusieurs semaines en raison du confinement qui était resté en vigueur jusqu’au 10 juin. Entre le 15 et le 24 août, ce ne sont pas moins d’une dizaine de plages et de stations balnéaires très populaires qui ont ainsi basculé en mode lockdown. Cette situation a créé une certaine confusion, au niveau de la population et des acteurs touristiques, qui craignent que la fermeture des plages mène à un arrêt de leurs activités. Cela aura forcément un impact sur le secteur du tourisme balnéaire, qui est le seul type de tourisme pratiqué en cette période de pandémie.

Akhbar Al Yaoum
Covid-19 à Casablanca: plus de 50 victimes en une semaine

A côté de la flambée des cas de contamination au coronavirus dans le Royaume, le nombre des décès liés à cette pandémie ont gravement augmenté atteignant 888 décès. La ville de Casablanca a eu la triste part du lion, à cause notamment d’un taux de contamination et de cas graves plus élevé. En effet, en une semaine, la capitale économique a déploré 53 victimes du virus, l’équivalent du nombre de décès enregistrés durant 3 mois depuis le début de la crise sanitaire.