La revue de presse de ce samedi 22 février

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Protection sociale, Profil des chômeurs, Police funéraire, Logements économiques… voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce samedi :

Le Matin
Protection sociale: la BAD accorde au Maroc un prêt de 204 millions de dollars.

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé au Maroc un prêt d’un montant de 204 millions de dollars destiné au financement du Programme d’Appui à l’Amélioration de la Protection Sociale (PAAPS). « Il s’agit d’une convention de prêt de 204 millions de dollars (soit à peu près 2 milliards de dirhams) étalés sur 4 ans dont le but est d’accompagner un programme intégré d’appui à l’amélioration de la protection sociale au Maroc », a indiqué à Rabat, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, lors de la cérémonie de la signature de l’accord relatif à ce prêt. Il a, à ce propos, relevé que le programme porte sur plusieurs composantes à savoir la construction d’un centre hospitalier à Guelmim et d’un hôpital des spécialités à Ouarzazate, ainsi qu’une mise à niveau d’une centaine d’unités hospitalières dans le monde rural et de 31 établissements de protection sociale dans 3 régions principales (Béni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun et Darâa-Tafilalet).

L’Opinion
Profil des chômeurs ayant déjà travaillé

En 2019, plus de 4 chômeurs sur 10 (42,7%) ont déjà exercé un emploi avant de se retrouver en situation de chômage, indique le HCP, notant qu’ils sont en majorité des citadins avec 81,9%, des hommes (74,6%) et des jeunes de 15 à 34 ans (63,4%). Plus des deux-tiers (69,1%) ont un diplôme, 46,9% de niveau moyen et 22,2 % de niveau supérieur. Par ailleurs, 87,9% de ces chômeurs étaient des salariés et 9,2% des indépendants. Près de la moitié d’entre eux (50,8%) exerçait dans le secteur des services, 20,7% dans l’industrie y compris l’artisanat et 19,1% dans les BTP.

 

Telquel
Casablanca se dote d’une police funéraire

La décision a été entérinée par le Conseil de la ville le 19 février, lors de la dernière réunion avant la clôture de la session de février. Sa mise en place est passée par le rajout d’une annexe à la convention-cadre entre la commune de Casablanca et la société de développement Casa-services. Cette nouvelle police funéraire permettra de « répondre aux besoins exprimés au niveau des différents arrondissements de la ville », explique Abdelaziz Omari, président du Conseil de la ville. Dans les détails, les nouvelles équipes de cette police devront superviser les convois funéraires et contrôler les conditions d’inhumation au niveau des cimetières de la ville. Ses membres auront également pour mission de « statuer sur les cas de décès, ce qui permettra d’atténuer le déficit en médecins légistes au niveau de la ville », poursuit le président du Conseil de la ville de Casablanca.

Portrait du chômeur marocain

Le 19 février, le Haut commissariat au plan a publié une étude qui dresse le portrait-type du chômeur marocain, selon des classifications par genre, âge, lieu de vie, niveau de diplôme, etc. Le rapport démontre que « les plus forts taux de chômage restent le lot des jeunes, des femmes et des diplômés ». A titre d’exemple, le taux de chômage est de 24,9% pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, contre 7% parmi les personnes de plus de 25 ans. Les femmes sont touchées à 13,5% par le chômage, contre 7,8% pour les hommes. Le HCP démontre qu’avoir un diplôme ne prémunit pas du chômage. Au contraire, celui-ci croît avec le niveau de qualification du chômeur. Chez les personnes ne détenant aucun diplôme, 3,1% sont sans emploi. Pour les détenteurs d’un diplôme, le taux s’élève à 15,7%. Ce taux passe à « 12,4% parmi les personnes ayant un diplôme moyen », et à « 21,6% pour celles ayant un diplôme supérieur ».

La Vie éco
Al Jayl Al Akhdar: L’humain d’abord.

Après les résultats probants du Plan Maroc vert (PMV) en termes de production agricole, d’économie d’eau, de refonte du paysage institutionnel et de l’arsenal juridique, place à la valorisation du capital humain et à la modernisation de l’amont agricole avec « Green Generation », la nouvelle stratégie ambitieuse qui lui succède. Présenté jeudi 13 février devant SM le Roi Mohammed VI, cette stratégie est en quelque sorte la version beta du nouveau modèle de développement agricole. Certes, la pluviométrie demeure une préoccupation majeure du Marocain Lambda, qui reste lié au monde agricole et rural, et encore plus pour l’agriculteur, mais le Maroc n’est plus fragile face à la sécheresse comme il l’était auparavant. Si un gros travail reste à faire pour moderniser davantage l’amont agricole et développer le monde rural, il faut reconnaître qu’un long chemin a été parcouru ces dix dernières années.

Le segment logements économiques bat de l’aile

Les logements sociaux ne séduisent plus autant les investisseurs. Ce programme connaît récemment un certain essoufflement. Ce ralentissement est dû, entre autres, au fléchissement de la demande, à la montée des exigences des clients ou encore à la saturation de l’offre dans certaines villes. Il faut dire aussi que l’accès au financement est devenu de plus en plus difficile, surtout que les banques spécialisées dans les crédits garantis par la CCG ont depuis un moment levé le pied, vu la hausse du taux de contentialité. Cependant, la production devrait ressortir en hausse, en 2019 et 2020 également, vu que le programme et les avantages fiscaux qui y sont liés prendront fin cette année.