La revue de presse de ce mercredi 27 mai

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La CGEM propose un délai maximum pour les délais de paiement, Questions autour du modèle à suivre pour la loi de Finance rectificative, Les solutions de financement présentées par les sociétés de bourse. Voici les principaux titres développés par la presse nationale. 

L’Economiste
Délais de paiement : La CGEM défend le « name and shame »

Le patronat vient de transmettre au gouvernement des propositions d’amendement de la loi sur les délais de paiement. Le délai maximum serait de 120 jours et une pénalité de 3% à partir du premier mois de retard, puis 1% pour chaque mois supplémentaire dans la limite de 10%. Ensuite, le délai de paiement passerait à 90 jours avant de redescendre à 60 jours. Par ailleurs, la CGEM suggère d’adopter le « name and shame » afin que soient publiés les noms des mauvais payeurs. L’idée est que cette mauvaise publicité ferait évoluer les comportements. Avant la pandémie du Coronavirus, Mohamed Benchaaboun, ministre des Finances, avait retenu le principe d’une amende en cas de retard de paiement.

Cafés et restaurants: Quel avenir après la crise ?

De très fortes inquiétudes pèsent sur les cafés et restaurants, des commerces durement touchés par la crise, et dont les perspectives de réouverture ne sont absolument pas à l’ordre du jour pour l’instant. Un revers essuyé par les patrons mais aussi et surtout par les employés de ce secteur « dont le nombre dépasse les 1,2 million de personnes », s’inquiète Noureddine Harak, président de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM). « Sans mesures d’accompagnement de la part de l’Etat, la reprise normale de l’activité sera compromise avec éventuellement licenciements de dizaines de salariés dans un secteur comprenant près de 200.000 cafés et restaurants », indique Harak.

Aujourd’hui le Maroc
Loi de finances rectificative : Est-ce le grand retour à l’Etat-providence ?

Par ses effets dévastateurs, la pandémie du Coronavirus a bouleversé la donne socio-économique du pays et, à défaut de mesures adéquates et à large portée, la situation risque d’empirer et compromettre les chances de redressement futur de pans entiers de l’activité déjà à l’arrêt. Au département des Finances, l’heure est à la confection d’un plan de relance économique dont les grandes lignes seront, incessamment, présentées en parallèle avec le projet de Loi de finances rectificative. Ce projet, quoique d’horizon temporel ďune année, est appelé à se conformer à la réalité du moment et aux défis à venir. Est-ce le grand retour à l’Etat-providence ou tout simplement une réhabilitation de la politique budgétaire en tant qu’instrument de politique économique?

 

Al Bayane
HCP : Le risque de propagation du Coronavirus serait plus grand dans les grandes villes

Le risque de propagation du Covid-19 serait plus grand dans les grandes villes et ce, eu égard à deux facteurs de risque, à savoir la densité et la sur-occupation des logements, indique le Haut-commissariat au plan (HCP). Au sein de ces villes, ce sont les strates d’habitat ancienne médina, économique et social en plus de la strate des bidonvilles qui présentent le risque de contamination le plus élevé, que ce soit en termes de densité de population ou de sur-occupation des logements, précise le HCP dans une note intitulée « Approche géo-démographique des risques majeurs d’exposition à la transmission du coronavirus ». En effet, selon les statistiques sanitaires du 24 mai, 86% des 7.532 personnes atteintes du Coronavirus au Maroc proviennent des cinq régions les plus denses du Royaume, soit près de neuf cas sur dix. Il s’agit des régions de Casablanca-Settat (32,6%), Marrakech-Safi (17,6%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (13,8%), Fès-Meknès (13,2%) et Rabat-Salé-Kénitra (9,2%).

Essaouira se prépare pour l’après pandémie

Lourdement touchée par les mesures de l’état d’urgence sanitaire, Essaouira pense dès maintenant à l’après confinement. Dans un contexte mondial protectionniste flou et instable sur le plan sanitaire, les opérateurs touristiques nationaux ont déjà entamé la réflexion sur des scénarios de gestion de la crise axés, à court et moyen termes, sur l’optimisation d’un produit adapté au marché interne. « Il y a tout un travail qui se fait actuellement entre le ministère du Tourisme, d’une part, l’ONMT et les CRT et le Conseil provincial du tourisme (CPT), d’autre part. On travaille déjà en commun, selon les spécificités de chaque région et destination touristique, sur les segments d’offres à promouvoir et les produits à développer à l’adresse du marché national », nous avait déclaré Mouhsine Chafai El Alaoui, délégué provincial du ministère du Tourisme à Essaouira.

Al Massae
Reprise : Les restaurateurs posent leurs conditions

L’Association nationale des propriétaires de cafés et restaurants (ANCPR) a dénoncé le « silence du gouvernement, qui n’a pas réagi à leur multiples demandes de dialogue ». Dans un communiqué, l’ANPCR a exprimé son rejet de toute décision ou appel à reprendre le travail avant de tenir une réunion avec les institutions concernées du secteur pour discuter des grands défis qui se posent devant les professionnels, en ces temps de confinement. L’association affirme que les professionnels du secteur ne rouvriront pas avant cette réunion et appelle à ne pas reprendre le travail tant que « le gouvernement et le comité de veille ne se sont pas prononcés sur la façon de soulager les gérants de toutes les charges importantes qui leur incombent »,citant le loyer, l’eau et l’électricité, outre l’arsenal juridique.

Les villes et quartiers denses sont les plus menacés par le Coronavirus

Le risque de propagation du Covid-19 serait plus important dans les grandes villes et ce, eu égard à deux facteurs de risque, à savoir la densité et la sur-occupation des logements, indique le Haut Commissariat au Plan (HCP). Au sein de ces villes, ce sont les strates d’habitat économique et social de type ancienne médina, en plus de la strate des bidonvilles, qui présentent le risque de contamination le plus élevé, que ce soit en termes de densité de population ou de sur-occupation des logements, précise le HCP dans une note intitulée « Approche géo-démographique des risques majeurs d’exposition à la transmission du coronavirus ».

Akhbar Al Yaoum
Les sociétés de Bourse proposent des solutions de financement.

L’Association professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB) a dévoilé dans ce sens des solutions innovantes de financement de grands projets publics, de PME cotées et non cotées, de la dette cotée des sociétés, de l’introduction en Bourse des sociétés ainsi que de la mobilisation de l’épargne. S’agissant du financement des grands projets publics par le marché boursier, notamment avec le lancement des « infrastructures bonds », cette mesure tend à diversifier les sources de financement de l’Etat des grands chantiers et d’alléger le budget de l’Etat. Elle vise par ailleurs le maintien du rythme d’investissement de l’Etat, permettant ainsi de « donner » des marchés aux sociétés marocaines et de créer de l’emploi. Cette mesure a également pour objet la mobilisation de l’épargne sur le long terme auprès des institutionnels nationaux et du grand public, ainsi que celle de fonds internationaux attirant, par conséquent, davantage de devise.

Déconfinement : La FNTT envisage l’adoption d’autres mesures sanitaires pour la protection de sa clientèle

La Fédération nationale du Transport touristique (FNTT) compte adopter d’autres mesures sanitaires pour une protection renforcée de sa clientèle après le déconfinement. Pour ce faire, la FNTT sollicite la collaboration du ministère de la Santé dans le but d’élaborer des critères de stérilisation, indique un communiqué de ladite Fédération, précisant que l’objectif étant de réaliser un label de certification, auquel les entreprises de transport touristique doivent s’adapter pour fournir un service de qualité qui répond aux normes internationales. Cet indicateur d’assainissement et d’hygiène permettra de protéger la santé de la clientèle au Maroc, note la même source.