La présidence algérienne accuse l’ancien consul du Maroc à Oran d’espionnage

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Mohand Oussaïd Belaïd, porte-parole de la présidence algérien. DR/

Le 11 mai dernier, le Consul du Maroc à Oran déclenchait une mini-crise (une de plus) dans les relations maroco-algériennes en traitant l’Algérie de « pays ennemi ». Le consul a quitté son poste le mardi 8 juin et emprunté un vol de rapatriement de 300 ressortissants marocains. La présidence algérienne, via son porte-parole, donne sa version des faits.

Dans une conférence de presse tenue aujourd’hui, le porte-parole de la présidence algérienne, Mohand Oussaid Belaid, a indiqué que c’est la partie algérienne « qui a demandé son départ ». « Son comportement était prévisible. Nous avons découvert que c’est un agent des services de renseignements marocains qui a été désigné consul à Oran pour d’autres raisons », indique le responsable algérien cité par le média algérien TSA.

Une déclaration qui détonne alors que le concerné a quitté son poste en prenant un vol de rapatriement des Marocains d’Algérie opéré par la Royal Air Maroc. Dans une vidéo circulant sur internet, il avait parlé de l’Algérie en tant que « pays ennemi », devant des citoyens marocains souhaitant être rapatriés. Ce qui n’a pas manqué d’envenimer les relations entre les deux pays, déjà en proie à des querelles diplomatiques…

Le mercredi 13 mai 2020, le Consul du Maroc était convoqué par Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères, pour le confronter aux propos tenus lors d’un échange avec des citoyens marocains où il affirmait: «Nous sommes dans un pays ennemi, je vous le dis franchement».

Le diplomate avait alors affirmé que ladite vidéo «a fait l’objet d’un montage pour faire tenir au diplomate des propos qu’il n’a proférés à aucun moment».

«Le consul a quitté le territoire algérien. Il a dépassé ses limites», a annoncé Alger le 9 juin. Fin de la polémique.