La fermeture de Guerguerat est « finale et sans équivoque », annonce un responsable du Polisario

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Le blocage de Guerguerat, point de passage entre le Maroc et la Mauritanie, par des manifestants du Polisario depuis le mois d’octobre, continue de faire monter la tension entre l’armée marocaine et les séparatistes. Et alors que des renforts des forces armées royales rejoignent les dispositifs de la zone sud, l’état-major du front indépendantiste se barricade…

Après plusieurs mois d’atermoiements, le Polisario a fini par revendiquer le blocage de Guerguerrat. L’état-major du mouvement séparatiste indique ainsi, via Abdallah Lahbib, ministre de la « défense » du Front, dans un entretien à l’agence de presse officielle algérienne APS, que la fermeture du point de passage est «finale et sans équivoque», indiquant même que ses militants «se déplacent désormais librement vers les rives de l’océan Atlantique».

Dans le même entretien, Lahbib accuse le Maroc de vouloir enflammer la région en envoyant «des renforts militaires et des engins pour la construction de barrières en sable dans la région de Guerguerate près de la brèche illégale ce qui menace à tout moment la stabilité dans la région et pourrait être le prélude à un retour à la guerre». ll  a indiqué à ce propos, que le Front Polisario avait «annoncé l’état d’urgence extrême en prévision de toutes les probabilités dont la reprise de la guerre pour imposer le choix de son peuple pour l’indépendance».

 

Une opération pourtant « illicite »

 

Cette opération de blocage de la zone tampon, considérée par le Polisario comme un «territoire libéré» a pourtant été condamnée par le Conseil de sécurité lors de la dernière réunion concernant la prolongation du mandat de la MINURSO. Le Secrétaire générale des Nations Unies a d’ailleurs recadré les indépendantistes en rappelant, via son porte-parole, que «la circulation civile et commerciale régulière ne doit pas être entravée (à Guerguerat) et qu’aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer un changement du statu quo dans la zone tampon ».

Devant l’incapacité des instances internationales à proposer une médiation efficace, le roi Mohammed VI a indiqué dans le discours de commémoration de la Marche Verte le 7 novembre dernier que «le Maroc restera ferme sur ses positions et ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties». Et d’ajouter : «D’ailleurs, force est de constater que le déclin consommé de leurs thèses surannées les a précipitées dans le scénario typique d’une fuite en avant».

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