La direction des prisons répond à l’épouse de Soulaiman Raissouni

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Soulaiman Raïssouni. Crédit: DR.

La Direction de la prison locale Ain Sebaâ 1 a indiqué aujourd’hui que le détenu, S.R (Soulaiman Raissouni, ndlr), poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence et séquestration, est placé dans une cellule d’isolement à sa demande, dotée de toutes les conditions sanitaires, précisant qu’il n’a présenté aucune plainte au sujet de ses conditions de détention.

Cette mise au point fait suite « aux allégations véhiculées par des membres de la famille du détenu sur les réseaux sociaux concernant ses conditions de détention ». En effet, dans un post sur sa page Facebook, Khouloud Mokhtari, épouse de l’éditorialiste de Akhbar Al Yaoum, a indiqué que son mari souffrait de conditions de détention déplorables dans une petite cellule à la merci du froid, de l’humidité et des moisissures propices aux déclenchements de maladies respiratoires.

La Direction de la prison a ainsi relevé que Raissouni, mis en détention préventive, est placé dans une cellule d’isolement à sa demande de 8m², disposant de toutes les conditions sanitaires notamment la lumière, la ventilation et d’un sanitaire, en plus d’une machine à laver et d’un téléviseur numérique terrestre.

La même source a précisé que la cellule en question, se situe dans un quartier destiné aux pensionnaires qui poursuivent leurs études dans différents cycles et qui ne se sont jamais plaints de leur condition dans des cellules similaires, ajoutant que le détenu en question ne s’est jamais plaint à la Direction de l’établissement, de ses conditions de détention dans la cellule qui lui est réservée.

Et de souligner que la campagne systématique menée par les membres de la famille du détenu et autres, ainsi que leur tentative de lier sa situation au sein de l’établissement pénitentiaire, à celle du détenu Nasser Zefzafi, qui y était pensionnaire dans le cadre des événements d’Al-Hoceima, révèlent les différents liens entre un nombre de plumes à la solde. Ces liens sont manipulés par des parties qui visent à porter atteinte à l’image du pays à travers la diffusion de « faits » créés de toute pièce dans le dessein de faire croire à l’opinion publique qu’au sein de cet établissement pénitentiaire prévalent des conditions de détention inappropriées, conclut la même source.