La déclaration d'El Othmani sur la nomination de Benchaâboun fait bondir la Toile

Quelques heures après la nomination de Mohamed Benchaâboun à la tête du ministère de l’Economie et des finances, le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a expliqué les dessous de la nomination de Benchaâboun. Selon lui, la majorité gouvernementale n’a aucun rapport avec cette nomination.
On en sait un peu plus sur la nomination de Mohammed Benchaâboun à la place de Mohamed Boussaid au ministère de l’Economie et des finances. Saad Eddine El Othmani a expliqué dans un tweet que c’est Aziz Akhannouch, chef du RNI, qui a proposé son profil puisque le poste revenait selon lui au Rassemblement national des indépendants (RNI) dans la répartition des portefeuilles entre les partis de la majorité.


Dans son tweet, le chef du gouvernement a répondu à une question d’un de ses followers en ces termes: «La majorité n’a rien à voir avec ce sujet. Le chef du RNI a proposé Benchaâboun  pour ce portefeuille qui revient à son parti et a envoyé son CV. Une fois reçu, je l’ai proposé au roi qui a bien voulu le nommer».
Cette déclaration du chef du gouvernement a provoqué un tollé sur la toile et une grande vague d’indignation chez les internautes. Pour eux, cette décision devait être discutée entre les différentes composantes de la majorité gouvernementale et qu’ «elle a à voir avec le sujet».

لا علاقة للأغلبية بالموضوع!! لا علاقة لانتخابات 7 أكتوبر 2016 بالموضوع!! لا علاقة لحزب العدالة والتنمية الذي صوت عليه المغاربة بالموضوع!! "ومشات حجايتنا مع الواد.. ورجعت انا مع الجواد"!!

Publiée par ‎حسن حمورو‎ sur Mardi 21 août 2018

Ainsi, Hassan Hamoro, jeune cadre au PJD, a exprimé son mécontentement de cette sortie en écrivant: «La majorité gouvernementale n’a rien à voir avec le sujet. Les élections du 7 octobre 2016 n’ont rien à voir avec le sujet et le parti de la Justice et du développement n’a rien à voir avec le sujet»
D’autres se sont contentés de partager le tweet avec une seul réaction: «Aucun rapport».


Pour Abdelmoutaleb Amiyare, membre du Parti authenticité modernité, cette déclaration du chef du gouvernement résume, à elle seule, la crise de l’application de la constitution du 1er juillet 2011 sous les gouvernements du PJD.