La comparution volontaire de Brahim Ghali lui permettra de quitter librement l’Espagne (Médias)

4812
DR.

L’absence de mesures conservatoires à l’encontre de Brahim Ghali lui permettra de quitter librement l’Espagne après sa comparution devant le juge, si toutefois aucune charge n’est retenue contre lui, affirment les médias ibériques.

Le chef du Polisario Brahim Ghali comparaîtra par visioconférence devant le juge de l’audience nationale, plus haute juridiction en Espagne, ce 1er juin. Selon les médias ibériques, si aucune charge n’est retenue contre lui dans le cadre des deux plaintes pour «génocide et autres crime», il pourra librement quitter l’Espagne.

«Le fait que Ghali se présente volontairement, implique que le magistrat ne retire pas son passeport après la déclaration, il pourrait quitter l’Espagne volontairement sans aucune restriction légale au moment où il le décide», avancent des sources bien informées au média Ok Diario, proche de la droite espagnole.

Si Brahim Ghali quitte l’Espagne, «il est fort probable qu’il ne remette plus les pieds sur le territoire espagnol», souligne la même source. Dans le cas contraire et si le juge décide de le poursuivre, un mandat d’arrêt international sera émis contre lui.

Cette deuxième hypothèse est écartée par plusieurs médias de tous bords, rappelant que le juge estime qu’il n’y a pas assez de preuves pour l’inculper. De plus, deux plaintes retenues contre lui visent des victimes marocaines et pour lesquelles la plus haute juridiction espagnole n’aurait pas le droit de statuer, rapportent des médias espagnols.

 

Lire aussi: Brahim Ghali accepte de comparaitre devant le juge par visioconférence

 

En effet, cette loi approuvée du temps de Mariano Rajoy (2011 à 2018) empêche les magistrats espagnols d’enquêter sur des événements survenus à l’étranger et parmi lesquelles il n’y aurait pas de victimes espagnoles, indique Ok Diario.

Brahim Ghali devra toutefois répondre à une plainte «pour détention illégale, torture et crime contre l’humanité, prétendument commis en 2019 dans les camps de Tindouf», indique le quotidien ABC. La plainte a été déposée par l’activiste sahraoui de nationalité espagnole Fadel Breica.

À noter que le juge Santiago Pedraz, en charge des deux affaires contre le chef séparatiste, a refusé à deux reprises d’adopter des mesures de précaution contre lui.

Pour rappel, le chef séparatiste a accepté de comparaitre devant l’audience nationale, plus haute juridiction en Espagne, ce 1er juin par visioconférence.

La possibilité de comparaitre par visioconférence lui a été accordée par le juge Santiago Pedraz. Par le biais des tribunaux de Logroño,  le juge a ordonné d’informer Brahim Ghali des plaintes contre lui pour génocide et autres crimes, après avoir reçu la confirmation de la police qu’il s’agissait bien de lui, bien que son hospitalisation se fasse sous une fausse identité.