La baisse de l’endettement passera par l’augmentation des recettes fiscales

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C’est un fait économique, le Maroc ne pourra réduire son recours à l’endettement qu’en augmentant ses recettes fiscales. Une assertion inévitable qui vient d’être confirmée par le dernier rapport de Attijari Global Research (AGR), filiale d’analyse et de recherche au sein du groupe Attijariwafa Bank.

Ainsi, les analystes de AGR expliquent, dans le dernier Research report macroeconmy, publié sous le titre « Solde ordinaire déficitaire en 2021: à quand un retour à l’équilibre ? », que le redressement du solde ordinaire constitue davantage un enjeu de rehaussement des recettes plutôt que des économies sur les coûts, rappelant que ces économies, bien que pertinentes jusqu’à un certain seuil, s’amenuisent avec le temps. Comment en effet réduire davantage les dépenses quand on sait que celles-ci sont constituées à 68% des salaires et des intérêts de la dette, qui sont peu enclins à la baisse, surtout dans un contexte de choc comme celui qu’on vit actuellement ?

Dans cette situation et au-delà de l’amélioration de la conjoncture, le Trésor escompte un retour sur les actions de relance, notamment les amnisties fiscales, la création d’un fonds d’investissement de 15 milliards de dirhams et les incitations fiscales accordées aux nouveaux recrutements par les sociétés. D’ailleurs, les recettes douanières se sont inscrites dans une tendance haussière. « Cela va de paire avec la reprise des flux d’échange à l’international et une stabilité des taux de droits de douane dans leur ensemble », soulignent les analystes de AGR, notant que pour les recettes non fiscales, réel appoint pour le Trésor, une reprise économique contribuerait à une progression des recettes de monopoles et surtout présenterait les conditions nécessaires à la relance du programme de privatisation.

Le retour à l’équilibre du solde ordinaire serait possible à compter des années 2022-2023, alors que le recours à la dette serait de nouveau exclusivement dédié à l’investissementEt si ces indicateurs continuent à afficher une tendance haussière, insistent les auteurs du rapport.