Ksar Sghir: réalisation de sondes archéologiques par une mission maroco-portugaise

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Le site archéologique de Ksar Sghir connait, jusqu’au 8 juillet, des travaux menés par une mission maroco-portugaise et consacrés à la réalisation de sondes archéologiques locales, l’étude de la céramique et des ossements d’animaux, la poursuite de la consolidation et de l’entretien des structures archéologiques et à la réalisation d’investigations et l’établissement de cadastres archéologiques dans les zones alentours du site.

Entamée le 8 juin, cette mission s’inscrit dans le cadre de la coopération culturelle et scientifique entre le Maroc et le Portugal dans le domaine du patrimoine culturel qui porte notamment sur des études archéologiques et architecturales, la conservation et la restauration, indique le ministère de la Culture et de la Communication -Département de la Culture-.

Dans ce cadre, une référence scientifique a été publiée sous le titre « Entre les deux rives de Gibraltar, l’archéologie frontalière des XIVe et XVIe siècles », outre la réalisation d’études architecturales sur le monument de la tour portugaise, précise le ministère dans un communiqué, faisant savoir qu’il a été procédé, dans ce contexte, à l’étude et l’inventaire des trouvailles archéologiques extraites lors des fouilles effectuées par la mission maroco-américaine entre 1974 et 1984.

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Il a également été procédé à l’étude d’un total de 970 pièces en céramique, la numérisation des archives photographiques des fossiles, ainsi qu’à la restauration d’habitations qui remontent aux époques Mérinide et portugaises et à l’aménagement des espaces adjacents, dans la perspective de les inclure dans le circuit de visite du site, poursuit le ministère. Le programme de coopération maroco-portugaise dans le site de Ksar Sghir a été marqué par la réalisation d’une série d’études et de recherches historiques, archéologiques et architecturales menées par des missions scientifiques conjointes sous la supervision de la Direction du patrimoine culturel (département de la culture) et de la faculté des sciences sociales et humaines (Nouvelle université de Lisbonne), conclut le communiqué.