Les principaux titres de la presse quotidienne de ce vendredi 2 avril

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L’opposition interpelle le gouvernement sur le confinement nocturne pendant Ramadan, Fin du crédit Relance: le privé dans l’attente, Bourse: les dividendes résistent au choc du covid, Assurance: les taux d’intérêt bas, « un véritable défi », 2020, une année à oublier pour ADM…Voici quelques-uns des principaux titres développés par la presse nationale ce vendredi:

Al Massae
L’opposition appelle le gouvernement à annoncer sa position sur le confinement nocturne au Ramadan

Le silence du gouvernement sur la nature des mesures qui seront prises a amené un certain nombre d’organisations politiques à souligner la nécessité de clarifier le type de mesures qui seront appliquées pendant le mois de Ramadan et d’en informer l’opinion publique. Le PPS a demandé au gouvernement de veiller, autant que se faire se peut, à concilier entre les exigences de la situation sanitaire globale et les impératifs de la situation économique et sociale, en particulier en ce qui concerne les mesures qu’il envisage de prendre à ce sujet au cours du mois béni de Ramadan, qui revêt une importance particulière pour les citoyennes et citoyens. Il a réitéré son appel au gouvernement pour développer une communication efficace avec l’opinion publique nationale en ce qui concerne les mesures liées à la gestion de la situation épidémiologique actuelle et future, dans le but d’informer, d’expliquer et de convaincre afin de s’assurer l’adhésion citoyenne dans l’application et la mise en œuvre des différentes mesures qui seraient prises ou seraient maintenues par les autorités publiques compétentes.

Aujourd’hui Le Maroc
Fin du crédit Relance: le privé dans l’attente

Les regards se tournent vers le Comité de veille économique (CVE), attendu par la communauté économique sur un point bien précis. En effet, la date du 31 mars 2021 fut bien particulière pour beaucoup d’entreprises, car ce jour coïncide avec l’expiration de la date limite d’octroi des crédits Relance fixée par le Comité lors de sa dernière réunion tenue en janvier dernier. Si la prorogation est aujourd’hui remise sur la table puisque les effets de la crise sanitaire se font toujours ressentir chez de nombreux secteurs d’activité, les conditions d’éligibilité pourraient subir un tour de vis. L’objectif d’orienter plus les crédits Relance vers des secteurs et des entreprises qui offrent la capacité réelle de repartir ou rebondir avec la crise sanitaire. Il n’est plus question autrement de maintenir le robinet ouvert pour des entreprises déjà condamnées ou bien celles qui rencontraient des difficultés bien avant la crise sanitaire.

L’Anapec pour l’insertion des femmes saisonnières de Huelva à leur retour

L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) prépare une insertion socioprofessionnelle aux femmes travaillant dans la cueillette de fruits rouges à Huelva à leur retour au Maroc. S’exprimant lors d’un atelier national portant sur le projet Irtiqaa pour «l’Autonomisation des femmes travailleuses migrantes circulaires au Maroc», coorganisé par l’Agence et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Abdelmounime El Madani, directeur de l’Anapec a expliqué qu’ en tant qu’agence nationale chargée de l’insertion socioprofessionnelle au Maroc, l’Anapec ambitionne d’ autonomiser les travailleuses saisonnières de retour dans leur communauté d’origine via un programme d’appui et d’accompagnement socio-économique post-retour, adapté à leurs profils et à leurs besoins.

L’Economiste
Bourse: les dividendes résistent au choc du covid

Après une année 2020 qui aura déjoué tous les pronostics, la préoccupation des investisseurs surtout les petits porteurs porte sur la santé financière des sociétés cotées mais aussi, sur leurs rémunérations. La fin des publications des résultats annuels permet d’y voir un peu plus clair. Les pensionnaires de la Bourse de Casablanca vont reverser 14,4 milliards de DH à leurs actionnaires selon les compilations de BMCE Capital Research. La masse de dividende est en baisse de 9% par rapport à 2019 sachant que l’année dernière, de nombreuses entreprises ont révisé leur position après le déclenchement de la crise sanitaire.

Le Nord lance son défi « 1.000 entreprises »

Le Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima s’implique dans la crise économique que traversent Tétouan, Mdiq et Fnideq. Il vient de parapher trois accords pour l’aide à la création d’entreprises dans ces préfectures pour la création de 1.000 entreprises, soit l’équivalent de 5.000 postes de travail, selon une note du Conseil. Un premier accord concerne le lancement d’un programme d’intégration via les activités économiques au profit des jeunes porteurs de projets au titre de l’année 2021. Il a été signé avec la Fondation Mohammed V pour la Solidarité avec un budget global de 10 millions de DH.

Bayane Al Yaoum
Assurance: Les taux d’intérêt bas, « un véritable défi »

Le niveau bas des taux d’intérêt constitue l’un des défis importants auxquels fait face l’industrie de l’assurance, a affirmé le Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri. « Dans le contexte national, les taux bas conjugués à l’étroitesse du marché boursier constituent un véritable défi pour le développement de l’épargne et de certains segments de l’assurance », a souligné Jouahri lors de la 7e édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance.

Le Matin
2020, une année à oublier pour ADM

Autoroutes du Maroc (ADM) a immanquablement fait les frais de la crise sanitaire. Son chiffre d’affaires consolidé a chuté de 18% sur un an à un peu plus de 3 milliards de DH, sous l’effet d’un net retrait de 27% du chiffre d’affaires consolidé lié à l’exploitation des infrastructures. Le résultat opérationnel, quant à lui, ressort en baisse de 58% à 830 millions de DH, conséquence directe de la baisse du CA 2020. Dans ce tableau, le coût de l’endettement financier net de l’entreprise publique s’élève à 2 milliards de DH, soit 586 millions de DH de plus en un an. Une évolution qu’ADM explique par la soulte financière sur le reprofilage de l’emprunt obligataire et l’impact d’actualisation du crédit TVA.

Al Yaoum Al Maghribi
La reconnaissance par les Européens de la souveraineté du Maroc sur le Sahara serait un “pas historique », avec de nouvelles perspectives pour la région

Emboîter le pas aux Etats-Unis après leur reconnaissance le 10 décembre dernier de la pleine souveraineté du Maroc sur son Sahara serait pour les pays européens un « pas historique, qui ouvrira de nouvelles perspectives pour la région », a estimé Mohamed Ahmed Gain, président de l’Institut africain pour la consolidation de la paix et la transformation des conflits. La décision américaine, qui s’inscrit dans le cadre d’une dynamique régionale et internationale, est un « pas courageux » et une “opportunité historique que les États européens doivent saisir, dans la lignée dans leur appui aux efforts sérieux et crédibles du Maroc, qui s’est toujours départi de la stratégie de pourrissement choisie par l’Algérie, pour parvenir à une solution politique définitive au différend régional sur le Sahara », a indiqué l’universitaire marocain.