La revue de presse du samedi 13 février

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La bombe à retardement de l’informel dans le textile, la réforme du Code pénal, croissance du secteur de l’apiculture, industrie de la voiture électrique… voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

La Vie éco

Apiculture : une production en hausse continue, 70% de croissance en dix ans.

Doté de ressources mellifères très diversifiées, le Maroc est considéré comme un paradis pour les abeilles, et ce malgré plusieurs contraintes telles que celles liées au milieu naturel, notamment les changements climatiques et les sécheresses successives des dernières décennies. Grâce au Plan Maroc Vert, la filière apicole a connu une évolution importante du secteur moderne, dont le nombre de ruches modernes a enregistré un accroissement de +482 %, passant de 110.000 ruches en 2009 à 640.000 ruches en 2019/. La filière a enregistré également une progression importante du nombre des apiculteurs qui est passé de 22.045 en 2009 à 36.300 apiculteurs en 2019. La production est, pour sa part, passée de 4.717 tonnes en 2009 à 7.960 tonnes de miel en 2019, soit un accroissement de +69%. Aujourd’hui, plus de 36.000 apiculteurs tirent leur revenu en totalité ou en partie de cette activité.

Challenge

Voiture électrique : le Maroc a des parts à prendre dans la compétition mondiale.

Le Royaume a des arguments de poids pour attirer une partie importante des usines de production de batteries et de voitures électriques. La première des particularités est que le Maroc est un des rares pays au monde à avoir un accord de libre-échange avec les pays producteurs des matières premières nécessaires à la production de ces matériaux, ainsi qu’avec les pays consommateurs des produits finis. Ainsi, le Maroc peut se fournir auprès des pays membres de la ZLECAF en lithium, cobalt ou en bauxite et exporter les batteries finies auprès de l’Europe, le tout sans barrière douanière ou tarifaire. En plus d’être au centre de la chaîne du véhicule électrique, d’approvisionnement à fortiori dans les pays du fait de ces accords commerciaux, le Maroc est au centre géographique lui assurant ainsi un coût d’importation des matières premières et d’exportation très faible vers les marchés. D’ici 2026, on estime que la voiture électrique sera en moyenne moins chère que la voiture thermique, cela prélude une démocratisation du véhicule électrique !

Finances News Hebdo

Code pénal et procédure pénale : la réforme répondra-t-elle aux attentes des Marocains ?

Dernière ligne droite pour la réforme du Code pénal et de la procédure pénale. Le nouveau texte a pour finalité de remédier aux différentes lacunes de la mouture actuelle. Mustapha Ramid, ministre d’État chargé des droits de l’Homme, a appelé les parlementaires à accélérer l’adoption des deux textes de loi lors de l’actuelle session législative, insistant sur l’importance des réformes engagées. Les changements ont trait à plusieurs aspects et articles pour les rendre conformes avec l’esprit de la Constitution, les conventions internationales ratifiées par le Maroc et les recommandations de la Charte de réforme de la Justice. Parmi les objectifs, figure notamment la réduction de la population carcérale. « En dépit des efforts déployés par le parquet général et les différentes circulaires adressées à toutes les juridictions du Royaume, le nombre de personnes en détention préventive demeure important. Il représente près de 40% des prisonniers au Maroc », souligne Mustapha Ramid.

Telquel

Textile : l’informel, une bombe à retardement.

L’erreur serait de croire que le propriétaire de l’atelier est le seul responsable de cette catastrophe. Depuis des années, les textiliens tirent la sonnette d’alarme quant à la multiplication des ateliers clandestins dans plusieurs villes du Royaume. « On en compte des centaines à Casablanca, Tanger, Fès, Sidi Bennour, Guercif et ailleurs », déplore un acteur du marché du textile. Si l’économie informelle est évaluée à plus de 30% du PIB, le textile est de loin le secteur le plus concerné. D’après les professionnels du secteur interrogés par le journal, si l’informel existe, c’est à cause de la concurrence et la contrebande. Avec un pouvoir d’achat très limité, le consommateur marocain achètera toujours des produits de contrebande ou fabriqués dans l’informel.

Le Temps

Le désœuvrement guette la quasi-totalité des jeunes en situation de « NEET ».

Le phénomène des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en apprentissage (situation NEET) est toujours bien présent au Maroc. En effet, sur 6 millions de jeunes âgés entre 15 et 24 ans, ce fléau touche près de 1,7 million d’entre eux, soit un taux de 28,5% des jeunes au Maroc. Environ les ¾ d’entre eux sont des filles. Selon la récente étude de l’Observatoire National du Développement Humain (ONDH), « on distingue deux catégories de NEET dont la situation est plus vulnérable et alarmante ». Au premier rang des deux catégories les plus vulnérables figurent les jeunes filles rurales. « Elles représentent 45% des NEET en 2019, contre 54% en 2017 », selon le rapport.

La Nouvelle Tribune

Banque en ligne: Attijariwafa Bank lance deux nouveaux portails.

Attijariwafa Bank a annoncé, mardi lors d’une conférence de presse digitale, le lancement de deux nouveaux portails de banque en ligne « attijarientreprises.com » et « attijaricib.com » à destination de sa clientèle Corporate, Institutionnels et Entreprises. Pensés pour améliorer l’expérience utilisateur, d’une part, et créer une synergie digitale inédite entre les services financiers et les services non financiers aux entreprises, d’autre part, ces nouveaux portails offrent, à travers un point d’accès unique, un ensemble de services exclusifs d’accompagnement et de services digitaux de consultation de comptes, d’initiation et de suivi de transactions locales et internationales. Parcours fluidifiés, fonctionnalités enrichies et contenu en phase avec les préoccupations des entreprises font également partie des caractéristiques de ces deux nouveaux portails.

Le Reporter

« Nord Sud Action » à la découverte des opportunités d’investissement à Dakhla.

Afin d’accompagner la dynamique de développement que connaît la région de Dakhla-Oued Eddahab, l’Association « Nord Sud Action » annonce, en partenariat avec le Centre régional d’investissement, l’organisation des « week-ends de prospection à Dakhla ». Un événement créé pour la découverte des opportunités d’investissement offertes par la région, à travers des expéditions à destination de Dakhla et sa région chaque dernier week-end de chaque mois, à partir de mars 2021. Selon l’Association, l’opération cible les investisseurs, les TPE, PME, les porteurs de projets, les retraités cherchant une occupation rentable et les personnes ayant profité du départ volontaire. « Grâce à sa situation géographique, la région offre, depuis quelques années, d’énormes opportunités d’investissement. Sa proximité avec les îles Canaries qui accueillent annuellement 12 millions de touristes en fait une destination d’avenir. Outre le tourisme et la pêche, la région Dakhla-Oued Eddahab se développe à rythme soutenu dans des domaines divers », indique l’Association.