La revue de presse du mardi 19 janvier

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Les propriétaires de hammams de Casablanca n’en peuvent plus, la fin de l’anarchie des tarifs de parking, le Maroc pourrait faire appel aux vaccins de Johnson & Johnson et Moderna, situation alarmante aux centres de transfusion sanguine…Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi:

L’Opinion
Hammams : la Fédération fait appel au Wali de la région Casablanca-Settat.

Les propriétaires des hammams de Casablanca ont exprimé leur mécontentement face à une fermeture qui dure plus de 8 mois, suite au Covid-19. Dans ce contexte, la Fédération nationale des associations de propriétaires et gérants des hammams traditionnels et douches au Maroc s’est adressée au Wali de la région de Casablanca–Settat, Gouverneur de la préfecture de Casablanca, Saïd Ahmidouch, concernant leur situation et l’impact négatif de cette fermeture sur leurs employés. La Fédération a, dans ce sens, précisé que le secteur n’a pas eu droit à une prise en considération responsable, afin de sauver les propriétaires et les employés qui vivent sous le poids de la précarité sociale.

Parkings : Casablanca met fin à l’anarchie des tarifs.

Face à la multiplication des tarifs de stationnement imposés par les gardiens de parkings, les responsables de Casablanca ont levé le voile sur la tarification à respecter. Le vice-président de la Commune de Casablanca en charge de la mobilité, Mohamed Bourrahim, a indiqué qu’il existe uniquement deux types de parkings dans la ville. Le tarif du premier type géré par la Société de Développement Local est de 2 dirhams par heure, tandis que le 2e qui relève de la Commune varie entre 3 dirhams pour les voitures, 5 dirhams pour les camions et 2 dirhams pour les motos. En période nocturne, lesdits tarifs passent au double.

Al Massae
Retard des vaccins: impératif de diversifier les sources.

Face au retard de l’arrivé des vaccins de Sinopharm et d’Astrazeneca et son impact sur le lancement de la campagne de vaccination, le professeur Azeddine Ibrahimi, membre du comité de vaccination, a relevé que son comité a proposé l’ouverture de différents canaux pour acheter le vaccin de Johnson & Johnson dont les essais cliniques s’achèveront en février. Il faut aussi penser à commander le vaccin Moderna, a-t-il ajouté, expliquant qu’on « peut l’acheter et le stocker ». « Il est impératif de diversifier les sources pour ne pas rester à la merci des partenaires et des entreprises », a-t-il insisté.

L’Economiste
Ces fragilités qui menacent l’industrie pharmaceutique.

L’industrie pharmaceutique présente des fragilités. Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) estime que l’“écosystème du secteur de l’industrie pharmaceutique recèle des facteurs défavorables qui pourraient nuire au développement de son potentiel”. Ces fragilités viennent d’abord de l’étroitesse du marché intérieur. La consommation annuelle moyenne de médicaments est de 450 DH par personne contre une moyenne mondiale d’environ 5.380 DH. Viennent ensuite des facteurs comme l’ampleur de la frange de la population qui ne dispose pas de couverture médicale, la grande dépendance de la chaîne de valeur mondiale ainsi qu’un avantage concurrentiel en retrait. Enfin, ce secteur se caractérise par sa timide évolution en matière de recherches et d’innovations. Par ailleurs, le chiffre d’affaires du secteur des médicaments s’est élevé en 2019 à 15 milliards de DH.

Aujourd’hui le Maroc
Le Maroc, un Covid warrior.

Le HCP établit un benchmark de l’impact de la pandémie et des effets de son mode de gestion sur la croissance. En s’appuyant sur l’indice «Oxford» conçu par l’Ecole des politiques publiques de l’Université pour évaluer les efforts entrepris par les États pour lutter contre la propagation de la pandémie, le HCP place le Maroc face à une quinzaine de pays dont l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Brésil, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Arabie Saoudite. En termes d’intensité de la pandémie, la situation au 10 décembre montre que le Maroc se situe dans un groupe de pays qui certes sont assez fortement touchés par la pandémie, mais qui en même temps connaissent une amélioration de la maîtrise de sa progression, et ce au même titre que l’Espagne, la France, Brésil, Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite. Le HCP a par ailleurs tenté dans son approche d’évaluer l’effort consenti pour la gestion de cette pandémie tout en rappelant le degré de sa propagation dans le pays.

Bayane Al Yaoum
Centres de transfusion sanguine: les Parlementaires tirent la sonnette d’alarme.

La mission d’information parlementaire consacrée au Centre national et aux centres régionaux de transfusion sanguine a livré un rapport pour le moins alarmant sur la situation de ces centres. Les membres de la mission ont d’abord tiré la sonnette d’alarme sur les stocks, soulignant que les dons quotidiens ne dépassent pas les 1.000 poches par jour, alors que le besoin quotidien des différents centres est compris entre 1.200 et 1.500 poches de sang. En même temps, le rapport note une augmentation continue des besoins en raison de plusieurs facteurs comme le vieillissement de la population, et donc l’augmentation du nombre de malades chroniques. La mission exploratoire a également mis le doigt sur l’aspect qualitatif du sang disponible dans les différents centres, appelant à un renforcement du contrôle de la qualité.

Al Ittihad Al Ichtiraki
Importations en Blé et orge : 15 MMDH en 2020.

La facture alimentaire du Maroc a augmenté de plus de 8 milliards de dirhams (MMDH) en 2020. En effet, les importations du Maroc en produits alimentaires ont atteint, à fin novembre dernier, environ 51 milliards de dirhams contre 43 milliards de dirhams enregistrés une année auparavant, soit une augmentation de plus de 16%. La vague de sécheresse qu’a connue le Royaume en 2020, conjuguée à une production locale faible, ont engendré une hausse des besoins en produits alimentaires importés. Selon les données de l’Office des changes, publiées en novembre 2020, les importations en blé ont augmenté de plus de 41% s’établissant à 12.5 MMDH, alors que les importations en orge se sont établies à plus de 2.3 MMDH, soit 1.6 MMDH de plus que l’année d’avant.

Maroc le Jour
Boujdour : mise à niveau urbaine de quartiers sous-équipés.

La ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Nouzha Bouchareb a lancé à Boujdour, le programme de mise à niveau de quartiers sous-équipés. Ce programme, qui sera réalisé sur une période de 24 mois, va mobiliser une enveloppe de 27,49 MDH, dont 25,49 MDH comme contribution du ministère de l’Aménagement du territoire. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre des efforts de modernisation de la ville de Boujdour, vise l’amélioration des conditions de vie de la population des quartiers Al Amane 1 et 2 en les dotant des infrastructures nécessaires. Un total de 3.500 familles vont bénéficier de ce projet à grand impact économique et social et qui accompagnera le développement démographique et urbanistique de cette ville.