La revue de presse des hebdos de ce samedi 22 mai

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Les médecins étrangers doivent-ils pouvoir exercer au Maroc ?, TVA sur la vente des médicaments : une taxation ambiguë, Industrie de la franchise au Maroc : un levier de croissance sous exploité…Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire de ce weekend: 

Les médecins étrangers doivent-ils pouvoir exercer au Maroc ?
(Telquel)

Le recrutement de médecins étrangers est une solution de transition, a souligné Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, notant que le Maroc souffre d’un gros déficit en matière de ressources humaines dans la médecine estimé sur le papier à 28.000 médecins. La généralisation de la couverture médicale a pour but d’élargir l’offre de soin, poursuit Hamdi, faisant savoir que plus d’une personne sur trois aura plus de 60 ans au Maroc en 2050. Les exigences de la population en matière de santé vont également augmenter, relève le médecin, soulignant que le Maroc n’arrive pas à former ses propres médecins ni à les retenir. « Cela peut-il être résolu avec le recrutement de médecins étrangers ? », se demande-t-il, jugeant nécessaire la mise en place de réformes structurelles.

TVA sur la vente des médicaments : une taxation ambiguë
(Challenge)

Nombreuses sont les exonérations prévues sur les ventes des médicaments, mais la taxation au taux 7% demeure la règle. En fait, deux arguments clés militent pour l’exonération de tous les médicaments, en matière de TVA. Dans la région MENA, à l’exception du Maroc, la vente des médicaments est totalement exonérée de la TVA. Deuxième argument, le médicament n’est pas une «marchandise». C’est une nécessité. Sa consommation ne procure aucun plaisir. Le malade est en général moins actif voire inactif et donc dispose de moins de revenus. Le cas est encore plus grave en l’absence de couverture sociale. Le sens profond de l’équité fiscale et les valeurs humanistes universelles imposent une exonération pure et simple du médicament, en matière de TVA.

Industrie de la franchise au Maroc : un levier de croissance sous exploité
(La Vie Éco)

La crise sanitaire aurait favorisé le modèle de la franchise au Maroc, il serait donc temps de promouvoir et encourager cette industrie. On parle aujourd’hui de 7.700 points de vente franchisés au Maroc, et de seulement 16 franchises marocaines. Chaque point de vente emploie en moyenne 7 personnes, soit environ 54.000 emplois directs en moyenne. 38% de ces franchises sont installés dans la région casablancaise, « vu le niveau de vie assez élevé de cette zone et du degré d’exigence des franchiseurs en termes d’emplacement et d’achalandage », explique Rachid Sarrakh, Directeur du Commerce au sein du ministère de l’industrie. En tout cas, le manque à gagner est énorme, vu le potentiel de cette industrie au Maroc, riche de plusieurs atouts, de par son positionnement dans le libre-échange, l’ouverture de son économie, sa situation géographique, etc.

Maroc/Japon: un accord de prêt de 165 M$ pour le développement territorial
(La Nouvelle Tribune)

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Fonds d’équipement communal (FEC) ont signé, récemment, un accord de prêt portant sur un montant de 165 millions de dollars (M$) afin de renforcer les capacités de la Banque pour le financement des projets de développement territorial. Cet important accord s’inscrit dans le cadre de l’orientation stratégique du FEC visant à diversifier ses sources de financement à l’échelle internationale, en particulier, auprès des bailleurs de fonds internationaux et ce, dans un contexte particulier marqué par la mise en œuvre de la régionalisation avancée et l’intensification des projets d’investissement des collectivités territoriales et de facto, l’accroissement significatif de la volumétrie des prêts adressés à l’Institution, indique un communiqué conjoint des deux parties.