La revue de presse de ce vendredi 6 novembre

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Les Marocains redoutent un reconfinement, événementiel: l’appel du GPPEM, les exportations impactées par la pandémie, le Maroc, nouveau leader du secteur automobile en Afrique… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce vendredi :

 

Aujourd’hui le Maroc
Evénementiel : le GPPEM lance un appel au ministère de l’intérieur

• Le Groupement professionnel des prestataires de l’événementiel au Maroc (GPPEM) fait appel au ministère de l’intérieur et lance un ultime SOS au gouvernement pour sauver le secteur. Dans un récent communiqué, l’association exprime son grand étonnement, qu’en réponse à la question du groupe de la CGEM – à la Chambre des conseillers le 27 octobre 2020 – sur la possibilité de reprendre les activités événementielles pour 50 à 100 personnes, le ministre de l’intérieur a déclaré que les acteurs de l’événementiel ne sont pas autorisés à reprendre. Pour le GPPEM, l’organisation d’événements de 50 à 100 personnes peut être assurée par des professionnels habitués à la gestion des masses. «Preuve en est la cérémonie de clôture de la conférence organisée à l’occasion de «la journée mondiale des villes» à Rabat, présidé par le chef de gouvernement et à laquelle ont assisté des dizaines de personnes», relève la même source.

 

Maroc le Jour
Coopération militaire: James Heappey en visite de travail au Maroc

• Le ministre des Forces Armées britanniques, M. James Heappey, a été reçu, jeudi à Rabat, respectivement par le ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense Nationale, M. Abdeltif Loudyi, ainsi que les Généraux de Corps d’Armée, Abdelfatah Louarak, Inspecteur Général des Forces armées royales (FAR), et Mohamed Haramou, Commandant la Gendarmerie Royale, sur Hautes instructions royales. Un communiqué de l’État-major général des FAR précise que sur Hautes Instructions Royales, M. Abdeltif Loudyi, ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense Nationale a reçu, jeudi à Rabat, M. James Heappey, ministre des Forces Armées britanniques, qui effectue une visite de travail de deux jours au Royaume. M. Heappey était accompagné, lors de cet entretien, d’une délégation comprenant notamment le Lieutenant Général Sir John Lorimer, Haut Conseiller britannique à la défense, chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et Simon Martin, Ambassadeur de Sa Majesté britannique accrédité à Rabat. Au cours de leurs échanges, les deux responsables se sont félicités des relations historiques d’amitié et de coopération qui lient les deux Royaumes dans de nombreux domaines, rapporte le communiqué.

 

L’Opinion
Le Maroc, nouveau leader du secteur automobile en Afrique

• Avec la venue de Renault à Melloussa, près de Tanger, puis de PSA à Kénitra et, demain, du chinois BYD, à Casablanca, la filière automobile marocaine aura atteint une capacité annuelle de production de 700.000 à 1.000.000 de véhicules, sous différentes marques. Filière stratégique du développement industriel du Royaume, l’industrie automobile est celle qui y a créé le plus d’emplois, avec un taux de couverture de ses échanges extérieurs de plus de 70 %. C’est aussi un secteur tourné à 90 % vers l’exportation, dont 80 % à destination de l’Europe, avec une valeur ajoutée locale en constante augmentation. A l’échelle nationale, en dehors des activités traditionnelles, l’industrie automobile est désormais le secteur de référence des nouveaux métiers mondiaux du pays, étant celui qui a créé le plus d’emplois, indique une étude publiée par «Policy Center for the New South».

 

Libération
Emploi: le secteur des « services » perd 260.000 postes au troisième trimestre

• Le secteur des « services » a perdu 260.000 postes d’emploi au niveau national, entre le troisième trimestre de 2019 et celui de 2020, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette perte s’est élevée à 196.000 postes en milieu urbain et 64.000 en milieu rural, ce qui correspond à une baisse de 5,2% de l’emploi dans ce secteur, précise le HCP dans une note d’information relative à la situation du marché du travail au T3-2020. De son côté, le secteur de l' »agriculture forêt et pêche » a perdu 258.000 postes d’emploi, résultat d’une perte de 260.000 en milieu rural et d’une création de 2.000 en milieu urbain.

 

Al Massae
Les Marocains redoutent un reconfinement

• La majorité des Marocains n’est pas prête pour un retour au confinement, selon une étude récente, qui explique que la première période du confinement a eu un grand impact psychique sur les marocains sondés. Réalisée par l’Institut marocain de l’analyse des politiques, l’étude avait révélé que 53% des personnes sondées n’étaient pas prête pour un reconfinement même en cas de propagation plus importante du virus, tandis que 46% des personnes interviewées se sont prononcées en faveur d’un retour au confinement en cas d’aggravation de la situation épidémiologique. Par ailleurs, près de 66% des personnes sondées pensent que les Marocains ne respecteraient pas les mesures préventives pour cohabiter avec le virus, contre 33% qui pensent l’inverse. Concernant les mesures barrières, seuls 53% des Marocains concernés par cette étude ont exprimé leur respect strict de l’utilisation des désinfectants, seuls 46% évitent de sortir sauf en cas d’extrême nécessité, 59% ne respectent pas la distanciation physique, 71% ne portent pas de masque de protection et 72% ne lavent pas leurs mains plusieurs fois par jour.

 

Al Ittihad Al Ichtiraki
Vers un confinement souple ou une approche de discipline ?

• Le Maroc aura à choisir entre la stratégie du « confinement généralisé souple », avec les impacts socio-économiques qui en découlent, et « l’approche de discipline » envers les consignes sanitaires, estime le directeur du laboratoire de biotechnologie de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Azeddine Ibrahimi. Aux yeux de ce professeur en biotechnologie, « le moment est venu pour mettre en place une nouvelle stratégie fondée sur l’approche scientifique », alors que des pays comme l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la France et la Grand-Bretagne se montrent plus transigeants à la nouvelle vague de la pandémie. Dans une déclaration à la MAP, M. Ibrahimi explique qu’une telle approche se fonde sur une analyse poussée de la situation sanitaire (contaminations, létalité, cas en réanimation, foyers) et la définition d’objectifs spécifiques et globaux, sachant qu’un confinement généralisé souple reste une option probable pour réaliser les objectifs fixés.

 

Les exportations impactées par la pandémie

• La pandémie du Covid-19, et l’état d’urgence sanitaire, qui a paralysé l’activité des unités industrielles dans les secteurs exportateurs, des mois durant, a fortement impacté les exportations marocaines, qui ont baissé d’environ 25 milliards de dirhams. Par ailleurs, la baisse des importations a permis d’alléger l’impact du déficit commercial, qui s’est établi à 34.4 MMDH à fin septembre. Cet allègement s’explique par les baisses respectives des importations et des exportations de marchandises de 16,2% à 307,5 MMDH et de 11,8% à 187,1 MMDH, précise l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs, notant que le taux de couverture s’est établi à 60,8%, en amélioration de 3 points. Le repli des exportations fait suite à la diminution des ventes de la quasi-totalité des secteurs, notamment l’automobile (-16,1% à 49,15 MMDH), le textile et cuir (-22,3% à 21,76 MMDH), l’aéronautique (-24,7% à 9,38 MMDH), les phosphates et dérivés (-2% à 37,9 MMDH), les autres extractions minières (-22,4% à 2,45 MMDH), l’agriculture et l’agroalimentaire (-1,1% à 44,9 MMDH), l’électronique et l’électricité (-3,2% à 7,33 MMDH) et autres industries (-21,9% à 14,21 MMDH).

 

Al Alam
Hôpitaux bondés, staffs épuisés et une flambée des cas est prévue

• Les données sur la situation épidémiologique au Maroc montrent une aggravation de la dangerosité de la pandémie du Covid-19. A cet effet, les experts tirent la sonnette d’alarme quant à cette situation inquiétante marquée par la saturation des hôpitaux, l’épuisement des staffs médicaux et paramédicaux. Les citoyens doivent assumer leur responsabilité dans l’endiguement de la pandémie, insistent ces experts, mettant en garde contre une flambée des cas de contamination qui pourraient atteindre 20.000 cas quotidiens. En effet, le Professeur Cherif Moutassir Chefchaouni, professeur de chirurgie à la Faculté de médecine et de pharmacie à Rabat, prévoit le recensement de 20.000 cas quotidiens en cas d’élargissement des opérations de tests de dépistage, soulignant toutefois que le nombre de cas positifs n’est pas aussi important que les nombres des cas critiques et des décès.

 

Rissalat Al Oumma
Le Maroc a produit 340 millions de masques en 5 mois

• Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, a indiqué que de nombreux acteurs industriels ont rapidement réagi pour répondre aux commandes urgentes pour garantir aux citoyens tous les équipements nécessaires à la lutte contre le pandémie du Covid-19. Dans les détails, le ministre a relevé que 118 entreprises marocaines ont été mobilisées pour la fabrication des masques de protection, précisant que ces entreprises avaient comme objectif de produire 3 millions de masques par jour, pour atteindre actuellement une production quotidienne de 16 millions de masques. Ainsi, 340 millions masques de protections ont été fabriqués entre mars et août 2020. D’autres acteurs industriels ont également été mobilisé pour la fabrication d’un respirateur artificiel 100% marocain, conforme au normes internationales, a-t-il ajouté, expliquant que 500 respirateurs ont été réalisés en un temps réduit.