La revue de presse de ce vendredi 4 septembre

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L’inquiétude des  opérateurs de l’industrie touristique, Opération « Casa’Masquée », les séquelles des malades du covid-19, Distanciel ou présentiel, le dilemme des familles… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce vendredi:

L’Économiste
Tourisme: le casse-tête de l’indemnité Covid-19

• . Les opérateurs de l’industrie touristique ne comprennent pas pourquoi l’indemnité Covid-19 tarde à être servir. Plusieurs d’entre eux n’ont toujours pas repris leur activité au même rythme d’avant la crise quand ils ne sont pas fermés. Sans attendre le versement de l’indemnité, et pour garder leurs employés, bon nombre d’entreprises leur ont versé un salaire en juillet et août. «Nous avons été obligés de mettre un terme au contrat des salariés encore en stage. Par contre, nous ne pouvions pas laisser les titulaires sans revenus, d’autant que certains d’entre eux ont des échéances bancaires à payer ou doivent faire face à d’autres engagements», explique le directeur d’une agence de voyages. Il affirme devoir supporter des charges fixes de 100.000 DH par mois alors qu’il ne vend plus que des billets d’avion pour des vols domestiques. Ce qui génère peu de recettes.

 

Covid-19: des jeunes lancent l’opération « Casa’Masquée »

• Des jeunes casablancais lanceront, samedi prochain, une opération baptisée « Casa’Masquée » pour une sensibiliser accrue sur le respect des gestes barrières, avec l’appui d’associations de la société civile. Les jeunes de l’association « Les 109 » et ceux de l’école de boxe d’Abdelhak Achik à Hay Mohammadi, en collaboration avec « Marocains Pluriels » et la Fondation Tolédano, s’emploieront à expliquer aux citoyens la nécessité de l’adoption des mesures de précaution pour vaincre le nouveau coronavirus, ont indiqué les organisateurs, notant qu’un millier de masques de protection seront symboliquement distribués à cette occasion. Le coup d’envoi de cette action sera donnée au centre-ville historique de Casablanca, à partir de 15H30, avant de s’étendre aux différents quartiers de la métropole, qui enregistre le plus grand nombre de cas de contaminations dans le pays.

 

Aujourd’hui le Maroc
Covid-19 : même guéris, des patients gardent des séquelles.

•  Qu’il s’agisse d’une forme bénigne ou d’une forme grave, la Covid-19 peut avoir des conséquences à plus ou moins long terme sur notre organisme. Fatigue persistante, perte d’odorat et de goût, complications cardiovasculaires, rénales et neurologiques. Selon le Dr Khadija Moussayer, présidente de l’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), même guéris de la Covid- 19, les symptômes peuvent persister de manière plus ou moins graves chez certains patients même asymptomatiques. «Nous avons observé que certains patients guéris de la Covid-19 gardaient des séquelles, notamment des problèmes cardiaques, des troubles respiratoires, des problèmes au niveau des reins, perte de l’odorat et du goût, de douleurs articulaires ou musculaires», indique Dr Moussayer. Bien que la Covid-19 soit un virus essentiellement respiratoire, elle peut aussi toucher le système nerveux autonome.

 

Paradis fiscaux: le Maroc entreprend une panoplie de mesures pour sortir la liste grise.

• Le Maroc avait pris plusieurs mesures d’ordre fiscal dans le projet de loi de Finances 2020. Ainsi, plusieurs dispositions ont fait leur entrée pour faciliter le réaménagement de la politique fiscale (zone franche rebaptisée, statuts CFC revus, sociétés exportatrices taxées…). A ces mesures s’ajoute l’adoption de la fameuse convention multilatérale pour la mise en œuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, adoptée à Paris le 24 novembre 2016 par l’OCDE. Adoptée en Conseils des ministres et de gouvernement puis transférée au Parlement pour validation finale, la convention en question constitue un autre atout afin de faciliter le retrait du Maroc de la liste grise des paradis fiscaux. Par ailleurs, le Maroc avait pris dans le cadre de la loi de Finances 2019 d’autres mesures fiscales destinées notamment à supprimer les avantages accordés aux sociétés offshore.

 

Maroc le Jour
Présentiel ou distanciel, le Grand dilemme des familles marocaines

• . L’actuelle rentrée scolaire, qui ne ressemble en rien aux précédentes, continue de susciter un large débat sur l’option à choisir par les familles pour l’éducation de leurs enfants: Entre enseignement distanciel ou présentiel, les jeux sont loin d’être faits. Un autre casse-tête qui prend le relais du bras de fer entre parents et écoles privées suite à la suspension des cours en mars dernier. Compte tenu de la situation épidémiologique instable au Maroc et du nombre élevé des cas de contamination au Covid-19, les parents ne savent plus sur quel pied danser pour trancher sur le sort de leurs enfants, surtout que la période du confinement où ils étaient appelés à suivre des cours à distance n’a pas été aussi heureuse. Un petit panel scruté dans la région de Casablanca illustre la délicatesse du choix pour les familles soucieuses, à la fois, de la protection des enfants et de la préservation de leur avenir. Les profondes divergences d’opinion constatées donnent une idée sur la complexité de la mission des décideurs appelés à concilier trois paramètres tout aussi importants l’un que l’autre: Santé des apprenants et des cadres, mobilisation des moyens appropriés et continuité de l’école.

 

Relance de l’économie: La préservation de l’emploi, une priorité majeure

• . La préservation des emplois s’avère l’une des principales finalités des mesures annoncées en vue de contrecarrer les répercussions néfastes de la crise sanitaire sur un grand nombre de secteurs d’activité. En effet, depuis le début de la pandémie, le gouvernement a pris, en coopération avec ses partenaires économiques et sociaux, une batterie de mesures pour soutenir la reprise progressive des différentes activités économiques mises à l’arrêt, partiel ou complet, durant la période du confinement, outre la mise en œuvre des mécanismes adéquats qui seront à même de favoriser la création et la préservation de l’emploi, notamment chez les jeunes. Dans ce sens, il a été procédé à la mise en place d’un Pacte pour la relance économique et l’emploi engageant l’exécutif, le patronat et les banques et d’un contrat programme visant à soutenir les entreprises et préserver les emplois, au vu d’une persistance des tensions récessives dans certains secteurs fortement sensibles, dont le tourisme.

 

Al Bayane
Assurance des élèves dans les établissements d’enseignement privé : Appel à la transparence

 

•. L’assurance des élèves dans les établissements d’enseignement privé est soumise à un certain nombre de réglementations, a indiqué le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans une note adressée, mercredi, aux directeurs des établissements d’enseignement privé, le ministère a souligné que l’assurance des élèves dans ces établissements est soumise à des réglementations, sur la base des dispositions de l’article 10 de la loi n° 06.00, formant statut de l’enseignement scolaire privé et en consécration du principe de la transparence dans la relation qui lie ces établissements aux parents et tuteurs d’élèves. Le ministère a, dans ce sens, affirmé que les responsables des établissements d’enseignement privé doivent assurer l’ensemble des élèves inscrits contre les accidents scolaires auxquels ils pourraient être exposés à l’intérieur de leurs établissements, notant que les parents d’élèves doivent être informés des clauses du contrat d’assurance.

 

L’Opinion
Salé: des examens exceptionnels pour les étudiants atteints de Covid-19

•  La faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Salé a indiqué qu’elle organisera, dans le cadre de la session de printemps 2019-2020, des examens exceptionnels pour les étudiants atteints de Covid-19 ou qui sont placés en confinement. Dans un communiqué, la faculté indique que compte tenu de la situation épidémiologique à Salé, les examens de la session de printemps qui ont débuté mardi ont été marqués par la mise en place de l’ensemble des conditions favorables à la situation particulière que traverse le Royaume et ce conformément aux orientations du ministère de tutelle et aux décisions de l’Université Mohammed V de Rabat et du conseil de la faculté de droit, en coordination avec les autorités locales de la ville de Salé. Les amphithéâtres et salles de la faculté ont été équipés de solutions de désinfection nécessaires, alors que les étudiants ont été sensibilisés à la gravité de la situation et la nécessité de respecter les consignes sanitaires, souligne-t-on.

 

Akhbar Al Yaoum
Rentrée scolaire: Le plan d’Amzazi fustigé par des partis de l’opposition

•. Les partis de l’Istiqlal et du Progrès et du socialisme ont vivement critiqué les mesures entreprises par le ministère de l’Education dans le cadre de la rentrée scolaire. Parmi les critiques formulées par les deux formations politiques, figure le fait de laisser aux parents d’élèves le choix entre le présentiel et l’enseignement à distance et le manque de places pour les élèves du privé désirant rejoindre l’école publique. Dans un communiqué de son comité exécutif, le parti de la balance, « s’est indigné de la méthodologie de gestion du département de l’enseignement », fustigeant la décision du ministère de faire porter aux parents la responsabilité, sans tenir compte des spécificités socio-économiques, culturelles et territoriales de notre pays. Pour sa part, et par le biais de son bureau politique, le PPS a souligné que la mise à disposition des conditions d’une rentrée scolaire relativement réussie était possible si le gouvernement avait entamé, dès les mois de juin-juillet-août, une approche basée sur une participation effective de tous les acteurs.

 

Covid-19: L’appel de détresse des avocats de Casablanca

• Le champs des secteurs impactés par la crise pandémique de Covid-19 ne cesse de s’élargir, troublant la vie sociale et économique. Les avocats n’ont pas échappé à ces conséquences, après la fermeture des tribunaux durant l’état d’urgence sanitaire et le recours aux procès à distance. A l’heure actuelle, si la vie reprend progressivement dans ce secteur, les avocats ne cachent pas leur mécontentement suite aux dommages qu’ils ont subis. Dans une lettre adressée au bâtonnier, Hassan Berraouine, les avocats de Casablanca réclament un soutien pour pouvoir surpasser les effets de la crise sanitaire. « Les effets de la pandémie sur les avocats a été très important, ont-ils écrit, notant que l’activité a été à l’arrêt durant plus de 6 mois. Cette revendication s’explique, selon eux, par l’absence d’un Fonds de solidarité au niveau de l’instance des avocats de Casablanca, à l’instar de leurs confrères dans d’autres villes comme Tanger, Marrakech ou encore kénitra.