La revue de presse de ce mercredi 8 avril

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Une année à hauts risques pour les banques, les scénarios de sortie de cris pour le tourisme, la piste du dépistage massif… Voici quelques-uns des titres développés par la presse nationale de ce mercredi:

 

Le Matin
7.000 chambres d’hôtel gratuites pour les médecins

• Bien qu’ils soient les premiers opérateurs sinistrés de la crise sanitaire, les hôteliers ont fait preuve de grande solidarité. Une initiative citoyenne a été lancée sur l’ensemble du territoire pour venir en aide aux professionnels de la santé et aux autorités locales, et ce en les hébergeant gratuitement tout au long de cette période de confinement. Pas moins de 177 établissements hôteliers (tous standings confondus) sont mis à la disposition de ces soldats de l’ombre, soit 7.602 chambres disponibles dans 38 villes et provinces du Royaume. Marrakech fournit à elle seule 1.630 chambres réparties sur 25 hôtels. Casablanca arrive en deuxième position avec une disponibilité de 797 chambres sur 22 hôtels de la ville, suivie de Fès (626 chambres dans 16 hôtels), Safi (599 chambres dans 10 hôtels) et Tanger (626 chambres dans 16 hôtels).

 

L’Economiste
Banques: une année à hauts risques

•  Les banques cotées ont dégagé un bénéfice de 12,2 milliards de DH en 2019 grâce notamment à une bonne progression du produit net bancaire (+5% à 63 milliards de DH) et une baisse de 5% du coût du risque à 7,3 milliards de DH. Mais, le début de l’exercice 2020 a pris une tournure inattendue. Comme de nombreux autres opérateurs économiques, les banques vont devoir sortir les parachutes pour amortir le choc lié à la pandémie coronavirus. Le secteur est en première ligne dans cette crise et les marchés l’ont bien relevé puisque l’indice sectoriel en Bourse a dévissé de 26% depuis fin février. Le confinement et l’arrêt de l’activité dans plusieurs secteurs pèsent sur la production de crédit qui tourne au ralenti. L’investissement, l’acquisition de biens durables ne sont plus une priorité pour les clients qui face à la chute brutale des revenus, doivent trouver des solutions pour financer leurs dépenses courantes.

 

Tourisme: les scénarios de relance

•. Parler de reprise pour le secteur du tourisme est certes trop tôt, mais il est l’heure d’étudier les scena rii de relance, estime Othmane Cherif Alami, entrepreneur touristique, notant que « nous devons suivre les tendances de nos marchés clients et les mouvements de frontières ». A titre d’exemple, Cherif Alami a cité la France qui va contrôler les flux entrants au ni veau sanitaire jusqu’au mois d’oc tobre. « Alors la reprise dépendra justement de la capacité aérienne et de l’ouverture des frontières », assure-t-il, soulignant que ce qui est sûr, c’est que « nous ne retrouverons le rythme de 2019 que dans 3 à 5 ans ».

 

L’Opinion
La piste du dépistage massif se précise

•  Paraissant à priori simple, le choix de la bonne stratégie de dépistage et de diagnostic à mettre en œuvre pour suivre la progression d’une épidémie à l’échelle d’un pays revêt des implications politiques, économiques, sociales, voire même culturelles, pour le moins insoupçonnables. Pour l’actuelle pandémie du coronavirus, le Maroc a opté au début pour une stratégie de sniper consistant à laisser venir le virus au lieu de courir derrière lui. Mais depuis l’apparition de foyers locaux marquant une évolution exponentielle du nombre de cas, le Royaume semble, aujourd’hui évoluer à pas hésitants mais décidés vers une deuxième phase de dépistage massif où le virus sera traqué et pourchassé là où il se trouve. • Khénifra/Covid-19: « la situation ne suscite pas d’inquiétude ». La situation épidémiologique à Khénifra est « normale » et « ne suscite aucune inquiétude », a assuré la Direction provinciale de la santé. Dans un communiqué, la Direction provinciale précise que la seule personne infectée par le Covid-19 au niveau de la province est dans un état stable et s’améliore de jour en jour, relevant que cette dernière est admise en quarantaine à l’hôpital provincial de Khénifra sous la surveillance et le suivi permanents. Aucun deuxième cas d’infection au nouveau coronavirus n’a été enregistré dans la province jusqu’à présent, ajoute la même source, faisant observer que les résultats de 33 cas suspects suivis par le système national de veille et de surveillance épidémiologique se sont révélés négatifs.

 

Al Alam
Le gouvernement autorisé à dépasser le plafond des emprunts extérieurs

•  Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret-loi N° 2.20.320 relatif au dépassement du plafond des emprunts extérieurs. Ce projet de décret-loi vise à autoriser le gouvernement à dépasser le plafond des financements extérieurs fixé en vertu de l’article 43 de la loi de finances 70-19 pour l’année budgétaire 2020, indique un communiqué du ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sport, porte-parole du gouvernement, rendu public à l’issue du Conseil. Cette mesure vise à permettre au pays d’assurer ses besoins en devises notamment à travers le recours à l’emprunt sur le marché international, étant donné qu’un ensemble de secteurs dont le tourisme, les investissements directs étrangers, les secteurs exportateurs et les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont été impactés, ajoute la même source.

 

Akhbar Al Yaoum
Soutien au profil de crédit « Ba1 stable » du Maroc

• L’agence de notation Moody’s a affirmé que la note « Ba1 stable » qu’elle attribue au profil de crédit du Maroc reflète la « résilience démontrée » par le Royaume aux chocs intérieurs et extérieurs, son accès à des marchés de capitaux intérieurs relativement profonds et une transition économique vers des secteurs d’exportation à plus forte valeur ajoutée. « Le gouvernement marocain a accès à des marchés de capitaux nationaux relativement profonds, ce qui le protège de la volatilité des marchés financiers internationaux », a déclaré Elisa Parisi-Capone, vice-présidente et analyste principale chez Moody’s, dans un communiqué. Selon la même source, un rapport réalisé par Moody’s Investors Service relève qu’une amélioration de la notation du Maroc « pourrait être provoquée par une action politique qui place fermement le ratio de la dette publique – y compris les garanties de dette extérieure pour les entreprises publiques – sur une trajectoire descendante ».

 

Le nombre de bénéficiaires des cours d’alphabétisation à distance a atteint 95% des inscrits.

• Le nombre de bénéficiaires des cours d’alphabétisation à distance a atteint plus de 290.000 personnes, soit 95% du total des inscrits au programme, et ce après plus de deux semaines du lancement de cette méthode dans le cadre des mesures préventives prises par le ministère des Habous et des Affaires islamiques face nouveau coronavirus. Dans un communiqué, le ministère affirme qu’en guise d’accompagnement des bénéficiaires pour acquérir les connaissances, compétences et aptitudes ciblées, 10.000 cadres sont mobilisés à travers le territoire national pour dispenser des cours de révision et de soutien par le biais des méthodes appropriées et à travers les différents moyens électroniques disponibles, de manière à atteindre la qualité du processus d’apprentissage.

 

Assahra Al Maghribiya
Kénitra: il invente un portail de désinfection automatique

• Dans un contexte de propagation du Covid-19, nombreuses sont les initiatives engagées par des citoyens marocains, afin de contribuer, chacun selon ses moyens, à l’effort national visant à atténuer les répercussions de cette pandémie et la prévenir, dont celle d’Abdallah Ayache, un inventeur de la ville de Kénitra qui met son talent au service de cette cause. Dans ce sens, Abdallah a créé un portail de désinfection automatique, doté de fonctionnalités innovantes permettant de désinfecter méticuleusement le corps entier et dont l’utilisation peut s’avérer nécessaire dans les aéroports, hôpitaux et services publics.