La revue de presse de ce mardi 6 octobre

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Les défis d’Objectifs du développement durable (ODD), un nouvel ordre des experts comptables, la CNOPS au bord du gouffre, le Maroc face au choix de la 5G, les enfants face à la crise du covid… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi :

 

L’Economiste
ODD : les défis de l’industrie

• Intégration locale, formation adaptée aux nouvelles exigences de la productivité et de la compétitivité, intégration des entreprises nationales à la dynamique industrielle… Ce sont là les défis à relever pour accélérer le processus industriel. Ces défis sont établis dans le rapport national 2020 sur la mise œuvre des Objectifs du développement durable (ODD). Le tout sans oublier l’amélioration de la balance des paiements en favorisant les achats de produits et services auprès du tissu local. Selon le rapport, les différents projets d’investissement concrétisés dans le cadre de ce plan ont permis la création de plus de 405.000 emplois entre 2014 et 2018 dont 49% ont profité aux femmes. En tout cas, les nouveaux métiers mondiaux ont attiré d’importants investissements directs étrangers : le secteur industriel a ainsi bénéficié de 18% du total des IDE en 2018, ce qui le place au 2ème rang après les assureurs.

 

Un nouvel ordre régional pour les experts comptables

• C’est une première. Un ordre des experts comptables qui coiffe trois régions (Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental) vient d’être constitué. C’est ce qui ressort de l’assemblée générale élective qui s’est tenue dernièrement à l’Université privée de Fès et qui a porté Mohammed Amouri à la tête de ce nouveau Conseil à la circonscription élargie. Elu à l’unanimité, Amouri a préparé un vaste plan d’action pour son mandat. «Notre objectif est d’assurer des missions de formation au profit des confrères de la région, le suivi des stages professionnels des futurs experts comptables, le contrôle qualité des cabinets et des professionnels, et la discipline», déclare-t-il journal.

 

Le Matin
Tarfaya: les élus, chioukhs et notables contre les entités hostiles à l’intégrité territoriale

• Les élus, chioukhs et notables des tribus sahraouies de la province de Tarfaya ont dénoncé la création d’entités hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume et au service des agendas étrangers, en exploitant l’atmosphère de liberté et de démocratie qui règne au Sahara marocain pour porter atteinte à la souveraineté et aux constantes nationales. La création de ce genre d’entités fantoches, qui « servent principalement l’agenda des séparatistes du +polisario+ et de leurs soutiens », vise à donner dans la provocation en vue de porter préjudice à l’intégrité territoriale du Maroc et à ses acquis constitutionnels et en matière de droits de l’homme, ont souligné les élus, chioukhs, notables saharaouis dans un communiqué lu à l’issue d’une réunion tenue samedi à Tarfaya. De par leurs responsabilités et leur devoir patriotiques, les représentants des habitants de la province de Tarfaya ont condamné à l’unanimité « ce type d’actes de provocation qui se répètent chaque fois que les manœuvres, allégations et mensonges des séparatistes et de leurs soutiens, dans le voisin de l’Est, soient mises à nus et démenties », ajoutant que les Marocains de Tanger à Lagouira ainsi que la communauté internationale se sont habitués à ce genre d’agissements.

 

Aujourd’hui le Maroc
La CNOPS au bord du gouffre

• On savait la situation de la CMR compliquée mais voilà que la CNOPS vient s’ajouter à la liste. En effet, la caisse qui couvre une bonne partie des fonctionnaires traverse une zone de turbulences depuis 2017. Au cours de la réunion du groupe de travail chargé de la législation dans le domaine de la santé au Parlement il y a quelques jours, la sonnette d’alarme a été tirée. Pour financer son déficit devenu au fil des années chronique, la Caisse sera bientôt amenée à puiser dans ses réserves pour retrouver un équilibre précaire. Le hic, c’est qu’à ce rythme, les réserves ne couvriront que deux années avant de s’épuiser. Dans un scénario-catastrophe, la CNOPS risque de s’effondrer financièrement en 2022.

 

Maroc le Jour
Code du Travail: l’exécutif engagé en faveur du dialogue

• Le chef du gouvernement Saad Dine El Otmani a affirmé, l’engagement résolu de l’exécutif en faveur du dialogue avec les partenaires sociaux et économiques concernant toutes les questions du travail. Ouvrant un séminaire organisé par le ministère du Travail et de l’insertion professionnelle sous le thème « Code du travail: entre texte juridique et application effective », El Otmani a mis en avant l’urgence de se pencher sur ce dossier compte tenu des répercussions sociales et économiques de la pandémie de Covid-19 et, en particulier, des multiples défis qui en découlent pour le monde du travail. Selon lui, il s’avère opportun de mener une réflexion sur les dispositions de la loi relative au Code du travail qui suscite l’intérêt des différentes institutions de l’État et des franges de la société marocaine en ce sens qu’elle réglemente les relations individuelles et collectives du travail.

 

L’Opinion
Infrastructure 5G: le Maroc face au choix de l’équipementier

• Partout dans le monde, les débats sur la 5G battent leur plein dans un contexte marqué par un bras de fer entre la Chine et les Etats-Unis. Si le Maroc a entrepris les modifications juridiques nécessaires et les tests techniques préalables pour commencer la mise en place des premières infrastructures dédiées à la 5G, le choix officiel de l’équipementier qui accompagnera le Royaume dans son tournant numérique n’a toujours pas été fait. En attendant, la première plate-forme industrielle 4.0 a été lancée il y quelques jours à Fès alors que Huwaei et Ericsson ont respectivement réitéré leur volonté de d’assister le Maroc dans la mise en œuvre de la 5G. Au-delà d’être uniquement technique, le choix du Royaume sera également géopolitique.

 

Al Bayane
Diffusion cours sur les chaînes TV nationales

• Les cours programmés au titre de l’année scolaire 2020-2021 seront diffusés sur les chaînes de télévision nationales à partir de lundi pour les trois filières d’enseignement, a annoncé le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dans un communiqué publié dimanche, le ministère porte à la connaissance des élèves, leurs parents et tuteurs que les leçons relatives aux programmes scolaires 2020-2021 seront diffusées sur les chaînes TV Athaqafia, Tamazight et Laâyoune, à partir de lundi jusqu’à samedi pour les trois filières d’enseignement. Le planning des cours et la grille détaillée des programmes de chaque chaîne sont disponibles sur le site officiel du ministère www.men.gov.ma et sur sa page officielle sur les réseaux sociaux, relève la même source, notant que ces cours en vidéo sont aussi accessibles sur la plateforme électronique « TelmidTICE ».

 

Al Massae
Coronavirus: les chiffres ne cessent de grimper

•  Bien que les laboratoires privés sont autorisés à effectuer les tests de dépistage relatifs au Covid-19, le nombre des tests effectués semblent stagner. En effet, le nombre de tests effectués devrait augmenter, ce qui implique une augmentation des cas positifs enregistrés. A Casablanca, le nombre de tests quotidiens devrait passer de 4.000 tests à 10.000 tests. En attendant, les chiffres ne cessent de grimper. Ainsi, entre le 3 et le 4 octobre, 2.044 nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été enregistrés, ramenant à 133.272 le nombre total des cas de contamination jusqu’au 4 octobre (18H). Le nombre total de patients guéris a, pour sa part, atteint 111.036 à la même période, avec un taux de guérison de 83.3%. Les nouveaux cas de contamination ont été détectés dans les régions de Casablanca-Settat (966), Rabat-Salé-Kénitra (230), Souss-Massa (175), Marrakech-Safi (151), Béni Mellal-Khénifra (115), Darâa-Tafilalet (108), Fès-Meknès (80), l’Oriental (72), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (64), Laâyoune-Sakia El Hamra (55), Guelmim-Oued Noun (16) et Dakhla-Oued Eddahab (12).

 

En pleine crise, les collectivités territoriales réalisent un excédent de 4,4 MMDH

• La situation des charges et ressources des collectivités territoriales dégage un excédent global de 4,4 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2020 contre un excédent global de 5,5 MMDH enregistré un an auparavant, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Cet excédent tient compte de dépenses d’investissement de 6,7 MMDH et d’un solde positif des comptes spéciaux et des budgets annexes de 619 millions de dirhams (MDH), précise la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances locales de août 2020. Ledit bulletin fait également état d’une diminution des recettes ordinaires des collectivités territoriales de 9,3% à 25,4 MMDH. Ce recul s’explique par la baisse des recettes transférées de 6,8%, des recettes gérées par l’Etat (14%) et des recettes gérées par les collectivités territoriales (13,1%).

 

Assahraa Al Maghribiya
Moussali: « Les enfants sont les plus affectés en temps des crises »

•  La ministre de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, Jamila Moussali, a appelé à redoubler d’effort pour faire face aux défis relatifs à la protection des enfants, insistant sur l’impératif du d’une action commune à même de garantir des services de proximité efficaces et adéquats pour la protection des enfants et des familles. Intervenant à l’occasion de la sixième réunion du comité technique chargé du suivi de la mise en œuvre des politiques et des plans nationaux dans le domaine de la promotion de la situation de l’enfance, la ministre a relevé que cette rencontre constitue l’occasion de définir les moyens permettant d’accélérer la cadence de l’exécution, l’élargissement du champ du lancement des instances territoriales. Ces démarches permettront, selon elle, de fournir des réponses en phase avec la centralité grandissante de la question de la protection de l’enfance, notamment dans le sillage des répercussions de la pandémie du Covid-19. Les enfants sont les plus affectés dans les crises de ce genre, a-t-elle indiqué, notant que la protection de l’enfance est une question commune.

 

Al Ahdath Al Maghribya
Vaccin anti-covid : les dernières étapes des essais cliniques

• Les essais cliniques du vaccin chinois anti-covid-19, entrepris par les experts de la société Sinopharm avec leurs homologues marocains, entamera sa dernière phase. Il sera procédé à cette dernière phase du protocole dès la semaine prochaine. Une étape où les experts chinois de la société Sinopharm devraient prélever 12,5 millilitres de sang chez le volontaire pour effectuer des analyses sur les anticorps. En effet, le sang prélevé sera mis en contact avec le virus du corona dans les laboratoires de Sinopharm, en Chine. Cette coopération va permettre au Royaume de disposer d’une quantité suffisante de ce vaccin et d’entamer sa fabrication localement pour assurer, par la suite, son exportation vers l’Afrique.

 

Al Ittihad Al Ichtiraki
Le Maroc premier fournisseur de poivrons en Espagne

• Le Maroc a exporté plus de 60.300 tonnes de poivrons en Espagne, selon les données du service statistique d’Estacom ( Icex-Tax Agency), correspondant à la période comprise entre le 1er août 2019 et le 31 juillet 2020. En effet, le Royaume a vendu plus de 60,3 millions de kilos de poivrons en Espagne pour une valeur 58,59 millions d’euros, avec un prix moyen de 0,972 euros le kilo. Ceci représente 84,9% du volume total (71.020 tonnes) importé par l’Espagne. Ainsi, le Maroc est de loin le premier fournisseur de ce produit agricole en Espagne, rapporte Hortoinfo. Le Maroc est suivi de loin par l’Allemagne avec 4.810 tonnes de poivrons vendus à l’Espagne lors de la campagne agricole 2019/2020, pour une valeur de 6,12 millions d’euros et un prix moyen de vente de 1,272 euros le kilo. Vient ensuite la France à la troisième place, qui a fourni à l’Espagne 2.110 tonnes de poivrons pendant la campagne pour 2,21 millions d’euros et un prix moyen de 1,046 euro le kilo.

Facture alimentaire: 4 milliards de dollars en 8 mois

•  Les achats des produits alimentaires ont augmenté de 7,54 MMDH durant les premiers 8 mois de 2020, selon l’Office des changes qui précise que la facture alimentaire du Maroc, durant ces 8 mois, a été de 39 milliards de dirhams (4 milliards de dollars), contre 31.6 milliards de dirhams une année auparavant, soit une augmentation de 23.8%. La sécheresse qui sévit au Maroc pour la deuxième année consécutive, conjuguée à une faible production locale, a entraîné une hausse des besoins du pays en produits alimentaires importés. Selon les données de l’Office, les importations en matière de blé pour le mois d’août dernier, qui ont augmenté de 51.8%, se sont facturées à 9.7 milliards de dirhams, enregistrant une hausse de 3.3 milliards par rapport au moins d’août 2019. Pour ce même mois d’août, les achats en orge ont coûté 1.5 milliards de dirhams de plus que l’année précédente. Le besoin en produits alimentaires est parti pour durer encore quelques mois, notamment en matière de céréales, dont la production a été négativement impactée par la faible pluviométrie.