La revue de presse de ce mardi 2 février

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Le lancement du Bachelor tributaire des syndicats, Des réformes toujours en stand-by au parlement, Les opérateurs immobiliers dans le flou par rapport aux logements sociaux, Bilan mitigé de la protection de l’enfance au Maroc… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi :

L’Economiste
Bachelor : tout dépendra des syndicats!

Pour le lancement du bachelor remplaçant la licence, seulement cinq universités publiques sur douze se sont portées volontaires, pour l’instant. Celles de Casablanca, Settat, Marrakech, Kénitra et Béni Mellal. Elles se sont engagées à proposer le nouveau modèle dès la rentrée prochaine. Avant la concrétisation du projet, deux niveaux de validation sont nécessaires, auprès des conseils des établissements et des conseils des universités. Des conseils avec une forte représentativité syndicale. Pour les syndicats, le bachelor est une occasion en or pour faire passer leurs revendications. N’étant pas sûrs de pouvoir trouver des accords rapidement, les présidents d’université ont en majorité préféré temporiser, selon une source bien informée. Les cinq qui ont relevé le défi n’ont pas encore entamé le processus de validation. S’ils se heurtent à des résistances inattendues, leur projet pourrait être tout bonnement bloqué.

Parlement : des réformes en stand-by.

Si certains textes pourront être programmés en séance plénière avant la clôture de cette session, d’autres risquent de traîner encore au Parlement. Parmi les textes prêts à être soumis au vote, les deux projets de loi relatifs aux musées et à la Fondation des musées. Idem pour celui de la police portuaire, introduisant une série de principes pour garantir la sécurité au sein des sites portuaires. C’est également le cas pour le texte portant dissolution de l’Office de commercialisation et d’exportation (OCE). Le projet de loi sur le blanchiment d’argent, examiné à la Commission de la justice à la Chambre des représentants, pourrait être adopté par les membres de cette commission et transféré à la séance plénière avant la clôture de la session.

L’Opinion
Incertitude pour le logement social.

Avec l’arrivée à terme, fin 2020, du programme de soutien au logement, l’incertitude gagne les acteurs du segment vu l’absence d’un prolongement du programme dans la loi de finance 2021. Une situation qui fait craindre le pire aux opérateurs disposant de stocks d’invendus conséquents, alors que certaines voix au sein de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers appellent à un maintien du programme, mais cette fois en faveur de l’acquéreur. Là où d’autres appellent à un renouvellement total du programme, pour accompagner une demande, notamment dans de grands centres urbains.

Aujourd’hui le Maroc
Casablanca Iskane et Équipements cible 500 logements.

Le relogement des familles habitant dans des constructions menaçant ruine est une des problématiques centrales des villes comme Casablanca. Pour résoudre cette question, plusieurs programmes et projets ont été mis en place durant ces dernières décennies. Plus récemment et dans le cadre d’un partenariat entre la société Casablanca Iskane et Équipements et les promoteurs privés, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour la mise à disposition d’appartements sociaux. L’objectif serait de recaser des ménages issus de l’habitat menaçant ruine. Dans ce sens, il s’agit de l’achat d’appartements de relogement se situant dans le Grand Casablanca. Au total, ce projet concerne 500 logements sociaux. Ces appartements doivent répondre aux critères architecturaux du programme de logement à 250.000 dirhams, aux caractéristiques exigées par le ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville et aux normes en vigueur.

Maroc le Jour
ONEE: plus de 8 MMDH d’investissements mobilisés en 2019.

L’Office national de l’Electricité et de l’eau potable (ONEE) a mobilisé en 2019 une enveloppe budgétaire globale de 8,4 milliards de dirhams (MMDH) en matière d’investissements, dont 4,1 MMDH pour l’activité électricité et 4,3 MMDH pour l’activité eau potable et assainissement liquide, a indiqué son Directeur général, Abderrahim El Hafidi. Les investissements en matière d’Électricité visent à répondre aux besoins du pays en énergie électrique, renforcer le réseau de transport et de distribution de l’électricité et généraliser l’électrification en milieu rural, a précisé El Hafidi, qui présentait le bilan des principales réalisations de l’ONEE au titre de la période 2019-2020, à l’occasion de la tenue, récemment, de la 4e session du Conseil d’Administration de l’Office, sous la présidence du Chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani. Quant à l’activité eau potable et assainissement liquide, cette enveloppe de 4,3 MMDH a été investie pour renforcer et sécuriser l’alimentation de la population en eau potable en milieux urbain et rural ainsi que le développement du réseau d’assainissement liquide, a souligné le responsable.

Al Ittihad Al Ichtiraki
Rabat-Salé-Kénitra: Les dernières pluies laissent présager de bonnes performances agricoles.

Les dernières pluies qui se sont abattues sur la région Rabat-Salé-Kénitra laissent présager de bonnes performances pour la campagne agricole 2020-2021, a affirmé la direction régionale de l’Agriculture. Les précipitations tellement attendues par les agriculteurs ont atteint une moyenne régionale de 360 mm, avec un pic de 440 mm dans la zone côtière et un minimum de 264 mm au niveau de la province de Sidi Slimane, a souligné la direction régionale dans un communiqué. Ce cumul pluviométrique contribuera à l’amélioration du taux de remplissage des barrages et aura un impact positif sur la croissance et le développement végétatif des cultures en place, explique le communiqué.

Assaharaa Al Maghribiya
Protection de l’enfance, bilan mitigé

« La dynamique de l’équipe de terrain pour protéger les enfants de l’exploitation dans la mendicité a atteint son apogée au cours des premiers mois de l’année passée. A fin février 2020, nous avons pu traiter 97 cas, la période qui a suivi a été marquée par le confinement, ce qui a permis de mettre un terme à ce phénomène », a affirmé Jamila El Moussali, ministre de la solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille. «Après la levée progressive du confinement et le retour progressif à la vie normale, nous avons travaillé pour intensifier nos efforts, et lutter contre l’amplification de ce phénomène en raison des graves répercussions sociales de la pandémie. Grâce au travail d’équipe et à l’implication de tous les acteurs, nous avons pu pendant la période s’étendant de fin juillet au 15 décembre 2020, assurer la protection de 45 enfants, ce qui porte le nombre total au cours de 2020 à 142 enfants (79 filles et 63 garçons)», a-t-elle dit lors de la réunion du Comité central pour le pilotage et le suivi du plan d’action relatif à la protection de l’enfance contre l’exploitation dans la mendicité.

L’Opinion
Drâa-Tafilalet: la région oasienne tente le pistachier.

La population du sud-est du Maroc n’aurait jamais imaginé l’existence du pistachier dans cette région du Royaume dominée par d’autres arbres fruitiers emblématiques, dont le palmier dattier, l’olivier ou le pommier. Pourtant, El Arbi Cherradi, propriétaire d’une ferme aux environs d’Errachidia, a osé se lancer dans cette aventure en introduisant la culture du pistachier dans cette région, en perspective de voir cette variété se faire une place dans un écosystème agricole à prédominance oasienne. Près de huit ans se sont écoulés déjà depuis que Cherradi a mis à exécution son idée, sans se soucier trop des conséquences d’une initiative qu’il a jugée bénéfique et susceptible de jeter les bases d’un modèle agricole prometteur dans une région où la grande majorité des agriculteurs ne sont pas prêts à changer leur mode de vie légué par les ancêtres