La revue de presse de ce lundi 31 août

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Les promesses de l’industrie automobile marocaine, « mode de formation hybride » à l’OFPPT, soupçons de corruption à l’hôpital Mohammed V de Casablanca; présentation de sa CNIE pour accéder aux plages à Rabat… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi : 

 

L’Economiste 
Secteur automobile: le Maroc, élève sérieux!

• Au-delà de la crise actuelle, tout porte à croire que l’industrie automobile marocaine restera a l’avenir en position de force pour capitaliser sur des plans de restructuration en raison de la proximité et des relations commerciales assez développées avec l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient. «Les entreprises manufacturières étrangères continuent d’être attirées vers le Maroc par des arguments forts tels que la situation géographique favorable, la proximité ou encore les liens logistiques assez développés avec l’Europe, l’Afrique de l’Ouest… », confirme une étude récente de Fitch Solutions. Sur un tout autre registre, les analystes prévoient que la production de véhicules « made in Morocco » rebondira rapidement avec une éventuelle croissance de l’ordre de 14,8% en 2021. • Import-export : Tanger Med se dote d’un 3è scanner. Tanger Med booste ses capacités de traitement. La plateforme portuaire vient de mettre en service un troisième scanner de contrôle pour les camions de transport TIR, l’épine dorsale du commerce extérieur marocain. Le nouveau système permet de contrôler 30 camions par heure, ce qui porte la capacité totale du port à 90 camions par heure, un camion toutes les 40 secondes, selon Tanger Med. Le scanner est installé à l’ «Export Access», la plateforme par laquelle transitent les camions d’import-export. Elle s’étend sur 19 hectares et permet de traiter jusqu’à 2. 100 unités de fret par jour, conteneurs et remorques TIR.

 

Maroc le Jour 
OFPPT: Rentrée 2020-2021 à partir du 12 octobre en « formation hybride »

• L’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a annoncé l’adoption d’un « mode de formation hybride » pour l’exercice 2020-2021, qui devra débuter le 12 octobre prochain, au moment où les examens reportés auront lieu en septembre et en novembre. « Tenant compte de la situation pandémique actuelle dans notre pays suite à l’augmentation des cas touchés par le coronavirus et conformément aux directives du ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l’OFPPT a décidé de lancer l’année de formation à partir du 12 Octobre 2020 pour les stagiaires en 2ème année, et du 14 Octobre 2020 pour ceux en 1ère année, et ce en adoptant un mode de formation hybride », indique l’Office dans un communiqué. À cet effet, la formation sera dispensée à distance essentiellement pour le volet théorique avec l’organisation de quelques cours en présentiel pour les compétences professionnelles qui requièrent des travaux pratiques en groupes réduits et en respectant toutes les mesures de protection contre la propagation du virus, ajoute-t-on.

 

Soupçons de corruption: l’hôpital Mohammed V saisit la justice

•. La direction du centre hospitalier Mohammed V de Casablanca a décidé de saisir les autorités judiciaires compétentes concernant une vidéo relatant un prétendu acte de corruption, dont les auteurs seraient des membres de son personnel. La vidéo en question selon laquelle un médecin et un agent de sécurité privé seraient accusés de percevoir un pot-de-vin pour une césarienne au sein dudit centre hospitalier, a poussé la direction de cet établissement à ouvrir une enquête sur l’affaire, a souligné le ministère de la Santé dans un communiqué. Cette enquête n’a permis ni de vérifier l’authenticité de cette vidéo, qui n’est d’ailleurs pas datée, ni d’identifier les prétendus auteurs de l’acte de corruption, affirme le communiqué, ajoutant que la direction n’a reçu aucune plainte à ce sujet. Ces investigations administratives n’ayant pas permis d’élucider cette affaire, la direction a décidé de saisir les autorités judiciaires compétentes afin de mener une enquête, établir les responsabilités et prendre les mesures nécessaires, fait-on savoir.

 

Aujourd’hui le Maroc
Seulement 4,96 millions de passagers dans nos aéroports à fin juin

•. Fortement impacté par la crise sanitaire, le transport aérien est fortement anéantit par la Covid-19. Ils sont au total 4,96 millions de passagers à être accueillis dans les différents aéroports du Maroc au premier semestre de l’année, dont 52.509 voyageurs au deuxième trimestre. Ce trafic marque, ainsi, une baisse de 57,5% par rapport au premier semestre 2019 (11,66 millions de passagers) et de 99,1% comparé au deuxième semestre de l’année précédente (6,04 millions de passagers). En effet, le trafic aérien s’est retrouvé quasiment à l’arrêt durant le deuxième quart de l’année et ce juste après la suspension des vols internationaux en date du 15 mars dernier. L’Office national des aéroports fait ressortir une dépréciation de 48,2% de son chiffre d’affaires réalisé durant les six premiers mois de l’année. Il s’est, ainsi, établi à 1,01 milliard DH à fin juin 2020 contre 1,94 milliard DH à la même période de l’année précédente.

 

OCP : Un chiffre d’affaires de plus de 15 MMDH au 2è trimestre 2020

• Malgré la crise actuelle causée par la Covid-19, OCP affiche une solide performance au second trimestre 2020. En effet, le chiffre d’affaires du Groupe atteint 15,133 milliards de dirhams selon les résultats du 2è trimestre de cette année. Se référant aux indicateurs d’activité de l’entreprise, il en ressort donc une légère progression de son chiffre d’affaires comparé à la même période de l’année dernière (15,061 milliards de dirhams). «Cette performance est principalement soutenue par la hausse des volumes vendus, et ce, en dépit du contexte de pandémie actuel ainsi que des conditions de marché moins favorables en comparaison avec le second trimestre de l’année précédente», indique l’entreprise dans une communication.

 

L’Opinion 
Rentrée scolaire : les non-dits de Saaid Amzazi

• Comme prévu, l’enseignement à distance demeure la règle et le présentiel l’exception. Ce qui impose aux écoles de s’adapter pour combiner de manière flexible entre les deux modes selon l’évolution de la situation épidémiologique, sachant que le pouvoir de décision est délégué aux académies régionales. Pour le protocole sanitaire, il se limite aux gestes barrières ordinaires tels que la distanciation physique, la stérilisation des élèves, l’obligation du port du masque pour les enfants à l’école dès la cinquième année du primaire et la mise en place des salles d’isolation en cas de cas suspects. En laissant le choix aux parents d’envoyer leurs enfants ou non, le ministère risque de se confronter au scénario d’un recours massif au présentiel qui demeure une hypothèse des plus envisageable. Notamment au vu des contraintes d’un système distanciel qui avait montré toutes ses limites lors de la période du confinement.

 

Rabat: accès interdit à la plage sans CIN

• La capitale impose une nouvelle mesure pour endiguer la propagation du nouveau Coronavirus. En effet, toute personne qui désire se rendre à la plage devra être munie de sa carte CIN, portant l’adresse d’un des quartiers de la ville. Les estivants qui habitent ailleurs non pas le droit d’y accéder, de sources sûres. Il est à noter que la seule plage accessible est celle de Rabat. Cette dernière est la seule qui reste ouverte sur la côte Atlantique entre Kénitra et Casablanca, les autres demeurent fermées.

 

Al Bayane
Tourisme: Les recettes en chute de plus de 33% au 1er semestre 2020

•. Les recettes du tourisme ont accusé un repli de 33,2%, soit 11,1 milliards de dirhams (MMDH), au terme des six premiers mois de cette année, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration. « Le secteur touristique, qui a connu une baisse de sa valeur ajoutée de 7% au premier trimestre 2020, après une hausse de 2,9% il y a une année, continue d’afficher des retraits importants au niveau de ses recettes », souligne la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’août. Ces recettes ont cumulé une baisse de 71,7% au titre du deuxième trimestre 2020, soit une perte de 11,8 MMDH, poursuit la même source, relevant que le nombre des arrivées touristiques s’est replié de 63% à fin juin 2020 et celui des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés de 59%.

 

Libération
Vers le renforcement de la contribution du privé dans la réduction de la pauvreté

• Le rôle des entreprises dans la lutte contre la pauvreté a été au cœur d’un atelier virtuel organisé, récemment, par le Global Compact des Nations Unies au Maroc et la Commission entreprise responsable et citoyenne de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Cet atelier, qui a connu la participation des entreprises de différentes tailles opérant dans divers secteurs, notamment celles disposant du label « responsabilité sociétale des entreprises » (RSE) de la Confédération, a été l’occasion de discuter des approches pour renforcer la contribution du secteur privé dans la réduction de la pauvreté, indiquent les deux parties dans un communiqué conjoint. S’inscrivant dans le cadre d’une démarche de responsabilité partagée qui met en évidence l’engagement des entreprises dans un plan de relance économique inclusive et équitable, cette rencontre a été marquée par la présentation de l’outil « Empreinte Pauvreté » qui est un dispositif d’évaluation développé conjointement avec l’organisation non-gouvernementale Oxfam.

 

Al Massae 
Impôt sur la fortune : manque à gagner de 6,17 milliards $

• Si le Maroc avait mis en place un impôt sur la fortune de 2% à partir de 2010, il aurait collecté suffisamment de recettes fiscales pour améliorer les soins de santé publique. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par l’ONG OXFAM, précisant qu’une taxe de 2% sur le patrimoine aurait permis de lever 6,17 milliards $ de 2010 à 2019. Ces recettes auraient permis au Maroc d’étendre l’assurance maladie obligatoire à des millions de personnes supplémentaires, d’investir dans l’amélioration des soins de santé publique et dans le renforcement des systèmes de sécurité sociale.