La revue de presse de ce jeudi 29 octobre

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Agriculture: les signes d’un bon cru, le retour des barrages routiers à Rabat, le taux de reproduction national du Covid-19 stabilisé, le rejet par les centrales syndicales de l’impôt de solidarité… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce jeudi :

 

L’Opinion
Le retour des barrages routiers à Rabat

• . Afin d’éviter le même scénario que celui d’Aid Al Adha, où les cas d’infections ont connu une augmentation exponentielle et des statistiques vertigineuses, des barrages ont été instaurés dans la capitale. Cette mesure vise à diminuer l’afflux des gens qui voudraient se déplacer en ces périodes de festivités. A la veille d’Aid Al Mawlid, les citoyens constatent que les barrages qui avaient disparu le 02 Octobre, ont été de nouveau renforcés. En effet, les autorités ont renforcé les sorties et entrées de plusieurs quartiers de la ville. Ainsi, plusieurs barrages ont été installés dans différents quartiers de Rabat comme à Hay Riad, ou encore sur la route côtière.

 

Aujourd’hui le Maroc
Dégradation de Fitch : Quel impact sur le Maroc ?

• Il y a quelques jours, l’agence internationale de notation Fitch avait dégradé la note du Maroc qui est passée de BBB- à BB+. Le pays perd du coup son « Investment grade ». Cela faisait des mois que les responsables marocains craignaient un tel scénario. Les observateurs s’accordent pourtant à dire que le Royaume est parvenu à limiter jusqu’ici l’impact dévastateur de la pandémie de Covid-19 sur ses équilibres financiers. Une bonne gestion qui a permis au Maroc de conserver son « Investment grade » et négocier ainsi sa dernière sortie sur le marché international avec moins de pression. Si les analystes de Fitch ont expliqué cette révision à la baisse par « le grave impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie marocaine, ainsi que sur les finances publiques et extérieures », tout n’est cependant pas perdu pour le Maroc. Car il va falloir attendre les chiffres définitifs sur l’impact de la pandémie sur les ressources publiques et la reprise économique attendue pour l’année prochaine.

 

Agriculture: les signes d’un bon cru

• La récolte de cette année devrait s’inscrire en consolidation. L’ensemble des filières verront leur production en amélioration par rapport à la campagne passée. Une confirmation faite par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, lors de son oral à la Chambre des conseillers. Les indicateurs dressés, lors de cette séance, confirment la bonne orientation du secteur et sa capacité d’adaptation aux aléas conjoncturels. Et pour preuve : les agriculteurs ont réussi à maintenir la cadence de production en dépit du contexte difficile. « La valeur ajoutée de 4 filières agricoles, en l’occurrence les agrumes, les olives, le lait et l’aviculture correspond à celle de 33 millions de quintaux de céréales. Chaque année l’agriculture marocaine gagne, grâce à ces 4 filiales, un additionnel de 8 milliards de dirhams comparé à la situation avant l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert », indique le ministre. Ces acquis seront renforcés davantage dans le cadre du plan « Génération Green ». La nouvelle feuille de route du secteur consolidera les attributs économiques et sociaux de l’agriculture marocaine.

 

Al Bayane
Les centrales syndicales rejettent l’impôt de solidarité

• L’UMT rejette le projet de loi des finances, un document qui ne répond guère aux attentes de la classe ouvrière et l’ensemble des catégories de la population marocaine, apprend-on dans un communiqué rendu public par le bureau national de cette instance. Pour le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik, ce projet qui est régi par des paramètres purement comptables contient des mesures qui sapent le pouvoir d’achat des Marocains et met en péril la cohésion sociale en voulant imposer la soi-disant taxe de solidarité. De son côté, la CDT souligne que l’objectivité nécessite de donner sens à la justice sociale, consacrant davantage la redistribution de la richesse, tout en œuvrant à donner la priorité aux secteurs vitaux, à savoir: la santé, l’enseignement et la protection sociale universelle. Idem pour l’UNMT qui a exprimé son rejet catégorique du PLF 2021, visant, selon ses propos, à éroder davantage les salaires.

 

Al Ittihad Al Ichtiraki
Laftit : une série de compétences transférées aux régions avant fin 2020

• Le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit a indiqué qu’une série de compétences propres des régions leur seront effectivement transférées avant la fin de l’année en cours. « Le plus important pour nous avant la fin de l’année c’est la mise en œuvre d’une série de compétences propres, un processus sur lequel nous travaillons », a déclaré le ministre lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers. Il a, dans ce sens, assuré que la question du transfert des compétences vers les régions n’est pas une chose aisée, soulignant que le ministère déploie des efforts pour faciliter un tel transfert. Le ministère de l’Intérieur, a-t-il poursuivi, œuvre de concert avec les associations des régions du Maroc en vue d’accompagner et de mener à bien ce processus dans les meilleurs délais. S’agissant des programmes de développement régional, le responsable gouvernemental a rappelé que sur un total de 12 programmes, onze ont été approuvés jusqu’à présent.

 

Bayane Al Yaoum
Covid-19: le taux de reproduction national se stabilise autour de 1,08

 

• Le taux de reproduction de la Covid-19 au Maroc se stabilise autour de 1,08 et dépasse 1 dans dix régions, a indiqué mardi un responsable du ministère de la Santé. Dans sa présentation du bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique, le chef de division des maladies transmissibles à la direction de l’épidémiologie et lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Abdelkrim Meziane Belfkih, a souligné que toutes les régions du Royaume déploient des efforts et entreprennent des mesures pour faire baisser cet indice à moins de 1. Le Maroc a enregistré « un chiffre record » de cas de contamination dépassant les 4.000 en une seule journée et ce, trois fois successivement, ainsi que 73 cas de décès pour la première fois en 24 heures, a-t-il rappelé. Le nombre de cas de coronavirus enregistrés jusqu’au 26 octobre a atteint 199.745 cas, soit 550 cas en moyenne pour 100.000 habitants, tandis que celui des décès a grimpé pour atteindre 3.373 cas, soit un taux de létalité de 1,7%, a-t-il précisé, ajoutant que le taux de rémission avoisine 83,1% avec 165.922 personnes rétablies.