La revue de presse de ce jeudi 26 novembre

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Appel à la suppression du mariage des mineurs, signes de reprise dans l’immobilier, les Conseillers et la liquidation des retraites, la pauvreté des enfants aggravée par la crise… Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce jeudi:

 

Maroc le Jour
Accord de pêche Maroc-UE: une première année positive

• Le bilan de la première année du nouvel accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne (UE) a été, mercredi, au centre d’un entretien par visioconférence entre le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch et le Commissaire européen à l’Environnement, aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevičius. A cette occasion, M. Akhannouch s’est félicité du bilan positif de la première année du nouvel accord de pêche UE-Maroc, en dépit des contraintes de taille imposées par le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Il a rappelé, dans ce sens, que cet accord a permis aux deux parties de consolider leur coopération dans le secteur halieutique et ce, dans la continuité d’une coopération solide qui dure depuis 32 ans.

 

Appel à la suppression des articles de loi permettant le mariage des mineurs

• Le Collectif Dounia pour l’interdiction du mariage des fillettes a recommandé, mercredi à Rabat, la suppression des articles 20, 21 et 22 du Code de la famille, permettant au juge compétent d’autoriser le mariage avant l’âge légal fixé à 18 ans. Dans un mémorandum revendicatif, ce collectif de dix associations a souligné « la nécessité d’adopter une politique ou stratégie nationale globale pour éliminer le mariage des mineures au Maroc, qui englobe tous les secteurs concernés et faire de l’âge de 18 ans un acquis irréversible, avec la suppression des articles 20, 21 et 22 du Code de la famille qui permettent au juge de la famille en charge du mariage d’autoriser le mariage du garçon et de la fille qui n’ont pas l’âge légal fixé à 18 années grégoriennes révolues conformément à l’article 19 de la même loi ».

 

L’Economiste
Immobilier: des signes de reprise encourageants

• De nombreux indicateurs macro-économiques viennent prouver que le secteur de l’habitat s’est déjà inscrit dans un processus de relance. La production du ciment a retrouvé sa dynamique d’antan, les chantiers de construction ont repris sur fond de regain de confiance auprès du marché, les transactions sont en hausse de 30%… De plus, le nombre de prêts garantis Fogarim et Fogaloge sont au-dessus des indicateurs enregistrés en 2019. Ces crédits ont enregistré une augmentation de 30% entre les mois d’août et septembre derniers. Les crédits immobiliers ont totalisé 279,2 milliards de DH à fin septembre, soit une augmentation de 1,64%. Mieux encore, les sociétés immobilières cotées sont toutes réservées à la hausse. »Ce sont là autant d’indicateurs favorables qui viennent confirmer la résilience d’un secteur qui réagit plus rapidement que d’autres », confirme Nouzha Bouchareb, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, qui était l’invitée du club l’Economiste.

 

Premier bilan d’Intelaka

• Le programme Intelaka a été lancé en février dernier . Malgré les limites imposées aux activités économiques par la pandémie, son exécution s’est poursuivie à un rythme plus lent que celui initialement prévu. Au 15 novembre, le total des crédits accordés a atteint 1,9 milliard de DH pour 9.443 bénéficiaires. 60% ont obtenu des financements avec des montants inférieurs à 100.000 DH, 26% entre 100.000 et 300.000 DH, 6% entre 300.000 et 500.000 DH et 8% au-delà des 500.000 DH. Les crédits octroyés ont bénéficié aux entrepreneurs individuels à hauteur de 47% et aux TPE pour 53%. Ils ont investi les secteurs de commerce pour 25%, l’agriculture (14%), l’industrie (13%), les services (13%) et le tourisme (10%). Cela a abouti à la création de 1.689 entreprises et de 28.004 postes d’emplois projetés.

 

Aujourd’hui le Maroc
Liquidation des retraites: les Conseillers maintiennent le suspens

• Très attendue, la liquidation des retraites n’est pas pour demain à la deuxième Chambre. Après le report et des semaines d’attente, le bureau de la Chambre des conseillers vient de prendre une décision. Au cours de sa dernière réunion, le bureau a décidé de renvoyer le traitement du sujet après l’adoption du projet de loi de Finances (PLF 2021), soit au moins la deuxième moitié du mois de décembre. Si les conseillers parlementaires sont aujourd’hui très pris par l’examen de la première puis la deuxième partie du PLF 2021 en perspective de son adoption intégrale dans les délais légaux, il n’existe pas encore une position claire et tranchée de la part de l’ensemble des composantes de la deuxième chambre parlementaire.

 

La pauvreté des enfants aggravée par la crise sanitaire

•  Une étude sur la modélisation de l’impact de la Covid sur la pauvreté des enfants, menée par l’ONDH avec l’Unicef, Partnership for Economic Policy, et Oxford Policy Management a évalué l’impact de la Covid-19 sur la pauvreté et la vulnérabilité au Maroc en mettant le focus sur les enfants vivant dans les ménages pauvres. Les résultats montrent clairement que la crise a induit une augmentation assez importante de la pauvreté avec des effets plus marqués en milieu urbain qu’en milieu rural. La Covid-19 a plus fortement impacté les ménages urbains. Cette situation s’explique par l’arrêt des activités économiques et la perte partielle voire totale de revenu pour certains ménages. Ce sont surtout les enfants de moins de 5 ans, ainsi que les jeunes adultes (plus de 18 ans) qui sont les plus touchés. Les taux d’incidence de vulnérabilité augmentant de plus de 250% pour ces groupes.

 

L’Opinion
Aides-soignants: pénurie de « petites mains » aux petits soins

• . La Journée internationale des aides-soignants est célébrée le 26 novembre de chaque année depuis 2010. Si le travail de ces membres du personnel médical est parfois méconnu et souvent peu valorisé, les tâches qu’ils effectuent au quotidien sont intimement liées au confort des patients et à leur bien-être. Présents dans les établissements privés, les aides-soignants sont en revanche devenus très rares dans les hôpitaux publics du Royaume. Cette situation a entraîné une diminution de la qualité des soins d’accompagnement des malades et une charge supplémentaire sur les familles et les infirmiers qui se retrouvent obligés d’assurer un travail qui est pourtant la spécialité exclusive des aides soignants. • République d’Haïti décide d’ouvrir un Consulat Général à Dakhla . La République d’Haïti a décidé d’ouvrir un Consulat Général à Dakhla, indique mardi le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Dans une lettre adressée à son homologue marocain, le Ministre des Affaires étrangères de la République d’Haïti a exprimé la volonté de son pays de « procéder à l’ouverture d’un Consulat Général qui se tiendra à Dakhla, au Sud du Royaume du Maroc », indique le ministère dans un communiqué. Ce pays des Caraïbes sera, ainsi, le premier pays non-arabe et non-africain à ouvrir un Consulat au Sahara marocain.

 

Al Massae
Aït Taleb explique le recul du nombre de tests

• Après un recul au niveau du nombre quotidien des tests de dépistage Covid-19, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a expliqué que les tests par anticipation et par prévention ont été abandonnés au profit des tests en faveur des cas contacts issus de catégories vulnérables. Lundi dernier, seuls 18.000 tests ont été effectués contre 19.000 le lendemain, alors que plus de 25.000 tests quotidiens étaient effectués auparavant. Intervenant devant les parlementaires lors d’une session plénière, Ait Taleb a ajouté que cette démarche vise à alléger la pression sur les laboratoires.

 

Plus de 6.200 détenus libérés durant la cirse sanitaire

• Un total de 6.252 détenus ont été remis en liberté dans le cadre du dispositif des procès à distance, a indiqué mardi à Rabat le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader. Le ministère a ainsi veillé, en coordination avec les responsables judiciaires et les directions régionales de l’administration pénitentiaire, à équiper les tribunaux et des salles des établissements pénitentiaires d’ordinateurs pour le bon déroulement de cette opération, a souligné le ministre lors de la séance des questions orales de la Chambre des conseillers. Il a relevé qu’après l’apparition de plusieurs cas d’infection au Covid-19 parmi les détenus et fonctionnaires de ces établissements, il s’est avéré nécessaire de tenir les audiences à distance surtout après la décision de fermeture des prisons dans le contexte de la pandémie.

 

Assahraa Al Maghribia
Laftit: faire de la pandémie une opportunité pour une relance économique

• Le Maroc est en mesure de faire de la pandémie de la Covid-19 une opportunité historique pour favoriser sa relance économique et renforcer la cohésion sociale, en dépit des défis et contraintes en lien avec le caractère résistant du virus et la durée de sa propagation, a indiqué mercredi à Rabat le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Le contexte exceptionnel lié à la pandémie ainsi que la mobilisation globale des services centraux et territoriaux pour enrayer la propagation de la maladie n’ont pas entravé la poursuite de la mise en place des conditions essentielles à même de garantir le succès des différents chantiers prévus pour la prochaine étape, a souligné M. Laftit qui présentait le projet du budget du ministère au titre de l’année budgétaire 2021 devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales et des infrastructures à la Chambre des Conseillers.

 

Al Ittihad Al Ichtiraki
Suspensions provisoires du mode tiers payant à l’encontre de 3 cliniques

• Trois cliniques seront provisoirement suspendues du mode tiers payant dans le cadre de la convention nationale conclue entre les organismes gestionnaires de l’AMO et les médecins et les établissements de soins du secteur privé, a annoncé mardi le directeur général de l’Agence nationale de l’Assurance Maladie (ANAM), Khalid Lahlou. Lors d’une réunion de la commission permanente de suivi, issue de la convention nationale liant les organismes gestionnaires de l’AMO aux médecins et établissements de soins du secteur privé, M. Lahlou a relevé que sur la base des rapports du contrôle technique effectué, à l’initiative du ministre de la Santé, faisant état de pratiques contraventionnelles et de dépassements avérés de la Tarification Nationale de Référence (TNR), il a été décidé de suspendre provisoirement du mode tiers payant trois cliniques. Cité dans un communiqué de l’ANAM, le directeur général de l’agence a relevé que des injonctions de restitution des sommes indues perçues au profit des assurés victimes desdites violations ont été décidées.