La justice espagnole envisage d’émettre un mandat de perquisition contre Brahim Ghali

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L’état de santé du chef séparatiste, Brahim Ghali, «s’améliore» et devrait être en mesure de se présenter devant le juge. S’il ne se présente pas à sa convocation, un mandat d’arrêt international sera émis contre lui, avertit la justice espagnole.

L’audience nationale, plus haute juridiction pénale espagnole, n’envisage pas de reporter la convocation de Brahim Ghali, prévue pour le 1er juin, rapporte le quotidien La Razon.

Brahim Ghali, sous le coup d’une enquête pour génocide, torture, assassinats et disparitions aurait refusé de signer la convocation émise par l’audience nationale, avant de consulter préalablement «l’ambassade d’Algérie et les personnes en qui il avait confiance», révélait le quotidien El Pais, ayant eu accès au rapport de la police nationale.

Mais s’il ne se présente pas à sa convocation, «le magistrat envisage de délivrer un mandat de perquisition et d’arrêt international contre lui», affirment ce jeudi 20 mai des sources judiciaires au quotidien La Razon.

D’autres sources affirmaient que le chef séparatiste, atteint du Covid, ne serait pas en mesure de se présenter, au vu de son état de santé. Pourtant, hier mercredi 19 mai, Oubbi Buchraya, délégué sahraoui en charge de l’Europe et de l’Union européenne, a confirmé dans un tweet que «la santé du président Brahim Ghali s’améliore constamment».

Pour rappel, après s’être assuré de son identité, la justice espagnole a cité à comparaître le 1er juin Brahim Ghali.

Il doit être entendu par la justice après une plainte pour « tortures » déposée par Fadel Breika, un ancien militant du Front Polisario. De plus, la justice espagnole a rouvert un autre dossier concernant une plainte déposée par l’Association sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme, contre Brahim Ghali, pour des faits présumés de crimes contre l’humanité (génocide, torture, assassinats et disparitions).