Internet: le Maroc est un pays « partiellement libre »

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Le rapport global annuel  2017 de Freedom House  sur la liberté sur le net met le Maroc dans la catégorie des pays « partiellement libres ».

Avec un score de 45 sur 100 le Maroc a été classé « partiellement libre » selon le rapport annuel de l’organisation Freedom House sur la liberté sur internet en 2017. Il ressort du même rapport que la presse nationale « n’est pas libre », tandis que l’accès à internet reste limité avec un taux de pénétration de 58%,3 au royaume.

Les rédacteurs du rapport estiment également que la liberté de l’Internet a « diminué » au Maroc au cours de l’année écoulée. Malgré le déblocage de la VoIP, le Maroc a connu une « répression contre les journalistes et les activistes en ligne qui couvrent les manifestations » affirme le rapport faisant référence aux arrestations survenus au cour du Hirak d’Al Hoceima.

Dans ce sens, Freedom House rappelle que cinq activistes et  journalistes citoyens risquent jusqu’à cinq ans de prison pour « atteinte à la sécurité de l’État », outre le journaliste directeur du site d’information Badil, condamné « à une peine avec sursis pour reportage d’investigation et a ensuite été arrêté et emprisonné pour avoir couvert les manifestations », selon le rapport.

La technologie de surveillance par l’État sur internet « renforce l’atmosphère de peur parmi les journalistes et les militants en ligne », écrit aussi l’ONG américaine.

Toujours selon le rapport, les autorités marocaines utilisent des « moyens nuancés » pour mettre des limites sur le contenu en ligne. Freedom House détaille: « par exemple, alors que les sites web sont rarement bloqués, la loi sur la presse et la loi antiterroriste posent un lourd fardeau aux créateurs du contenu et permettent la fermeture des sites d’information. »

Le rapport rappelle par ailleurs des mesures « positives » du gouvernement, qui a notamment adopté un nouveau code de la presse en juin 2016 et a levé les restrictions sur la VoIP en novembre de la même année.